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METALLURGIE.

METALLURGIE.

emploie un patouillet à deux cuves auxquelles est an-nexé un bocard à grille , tandis que l’une des cuves re-çoit les produits de bocardage, on lave dans l’autre lesproduits qui y ont été reçus, et on les fait écouler dansle bassin où iis sont soumis à la dernière préparation.Au lieu de charger directement, comme précédemment,le minerai dans les cuves, on le fait arriver sous les pi-lons du bocard, d’où il est entraîné au fur et à mesure,à travers la grille, dans les cuves du patouillet. Lesfig. 1765 et 1766, donnent le plan et la coupo des pa-touillets à deux cuves avec bocard à mines du départe-ment de la Meuse : a, canal d’amenée de l’eau ; b, cour-sier de la vanne de décharge; c, coursier des deuxroues motrices; d, bocard à grille; e, cuves du pa-touillet, dites huches ; f } bassin ou fosse destiné à rece-voir les produits du bocardage et du lavage ; g, goulettedes pilons; h, rafraichissoirs; t, rigole de décharge deshuches.

Lorsqu’il faudrait aller trop loin pour trouver unequantité d’eau suffisante pour alimenter un patouillet,on emploie souvent des lavoirs à bras, qui ont la formede prismes droits à base trapézoïdale, placés horizonta-lement, et ayant de 3 à 7 m de longueur sur 1 à 3*" delargeur et 0“,3 à 0",7 de profondeur. Il y a toujoursdeux ouvriers travaillant en même temps à un lavoir;le minerai de fer brut est d’abord placé en tête du la-voir, sur l’un des côtés, en un tas qui repose eu partiesur le bord du lavoir. Par un travail analogue à celuique l’on fait pour gâcher du mortier, l’un des ouvrierspousse le minerai sous le courant d’eau, en même tempsqu’il écrase les pelottesd’argile, dans lesquellesle minerai se trouve en-gagé; tandis que l’ou-vrier placé de l’autrecôté attire le minerai àlui, contre le courant, etle relève dans le coin etsur le bord du lavoir.

Lorsque tout le mineraia passé d’un côté du la*voir à l’autre, les ou-vriers changent de rôleet repassent le mineraiune seconde fois jamaisle minerai préparé nes’obtient par une seuleopération ; suivant lapureté du minerai brutet la consistance de lf^gangue qui l’accompa-gne, on le repasse dedeux à six fois. Pendantl’opération même du la-vage, les laveurs fontun triage à la main etrejettent les pierres etles pelotes d’argile sté-rile.

Lorsque les circon-stances locales le per-mettent , on débourbosouvent les minerais defer, sur le lieu même del’exploitation ou à unetrès faible distance, surdes lavoirs mobiles composés simplement de trois planches, sur lesquelles onamène 1 eau par de petites rigoles grossièrement éta-blies.

Dans le Berry, où l’on exploite du minerai de fer engrains d alluvion, formant des espèces de poches à unefaible profondeur au-dessous du sol, on extrait géné-

ralement le minerai à ciel onvert, pendant l’été, et onl’accumule sur le bord des trous, où l’action des agentsatmosphériques tend à déliter l’argile; puis, au prin-temps suivant, lorsque les trous sont remplis d’eau, ony lave le minerai, eu le mettant dans un panier à claire-voie, dit egrappoir, suspendu à l’extrémité d’un levier acontre-poids, et que Ton fait osciller de haut en basdans l’eau. Les boues qui se séparent se déposent dansl’excavation qu’a produite l exploitation du minerai etservent à la remblayer.

Enfin ou emploie aussi pour le lavage des mineraisde fer un tambour ou trommel à axe horizoutal ou in-cliné, à claire-voie, portant, dans le premier cas, unecloison héliçoïdale, et tournant dans une cuve pleined’eau. On charge le minerai brut à une extrémité, et ilsort dêbourbé à l’autre bout. Ce lavage est continu etne dépense que très peu d’eau.

Dans la Haute-Silésie , on débourbe souvent le mine -rai de plomb dans un trommel hexagonal , représentéen coupe (fig. 1767) et formé de deux trommels con-centriques à claire-voie dont celui intérieur a les plusgrosses mailles. Le minerai ayant été introduit dans letrommel intérieur a, a, lorsqu’on fait tourner celui-cidans la cuve en bois c c* c”, dans laquelle il arriveconstamment un filet d’eau par le tuyau t T, de tellesorte qu’il y en ait toujours au niveau de Taxe du trom-mel, ce qui s’échappe du trommel intérieur aa, se renddans le trommel extérieur b b ; enfin ce qui traverse cedernier tombe au fond de la cuve c c’ c”, et les partiesmétalliques se déposent dans la conduite d, à l’état de

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1 3m.

1767.

schlamms. Quand on vent enlever dn trommel les ma-tières qui y sont restées, on le fait basculer autourde A, en pesant un peu sur le contre-poids p ; on ouvrela porte e e\ et on fait tomber ce qui était resté entreles deox trommels; puis on retire le boulon* f, laporte g g\ s’ouvre et vient en g g'\ et ce qui était