METALLURGIE.
METALLURGIE.
mouvoir dan» le sens de son axe. Ces divers cylindresaoût en fonte blanche et durent en moyenne un mois ; ilsfont de 4 0 à 4 5 tours par mi-nute selon la dureté de la sub-stance à écraser. Cet appareil,mû par une machine à vapeurde 20 chevaux, broie, par 24heures, 500*• •• déminerairiche : elle écrase moins deminerai pauvre dans le mêmetemps.
La fig. 4772 représente les cylindres à broyer géné-ralement employés en Angleterre pour concasser le ini-tierai de plomb. Cette machine se compose d’une paire
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le cylindres cannelés x, x t et de deux paires de cy-lindres unis z z, z qui servent les unes et les autresau broyage du minerai. Les deux cylindres de chacunede ces trois paires tournent simultanément en sens in-verse au moyen des roues dentées m (fig. 4773) quechaque cylindre porte sur son axe et qui engrènentdeux à deux l’une dans l’autre. Le mouvement estdonné par une seule roue hydraulique dont le cercle a areprésente la circonférence extérieure. L’un des cylindrescannelés x est placé sur le prolongement de l’axe dela roue motrice qui porte en outre une roue dentée enfonte D, laquelle engrène avec les roues dentées e, e,fixées sur les axes de deux des cylindres z z, zz. Endessus des cylindres cannelés se trouve une trémie S,qui leur verse, au moyen d’un mécanisme particulier,le minerai qui est apporté par des chariots A. Ces cha-riots roulent sur un chemin de fer et viennent se placerau-dessus de la trémie et s’y décharger au moyen d’unetrappe qui s’ouvre par dehors au milieu de leur fond.Au-dessous de la trémie, il y a une petite auge danslaquelle descend de lui-même le minerai qu’elle con-tient, et qui le verse sans cesse surles cylindres par l’effet des secoussescontinuelles que lui imprime unetringle de bois i (tig. 4773) qui yest attachée et qui s’appuie sur lesdents de la roue m . On règle la po-sition du sabot de manière à ce qu'ilne tombe jamais sur les cylindresassez de minerai pour les engorger,et on y fait arriver un petit filet d’eau qui se répandantensuite sur les cylindres les empêche de s’échauffer.Après avoir passé entre les cylindres cannelés, le minerai
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tombe sur des plans inclinés te,te, qui Inversent surl’une ou l’autre paire de cylindres unis.
Les cylindres tant cannelés qu’unis sont en fontecoulée en coquille ; leurs tourillons se meuvent dansdes crapaudincs de laiton fixées dans les supports enfer K, attachés par des boulons à la charpente qui sertde base à tout le système. Ces supports présententchacun une longue mortaise à l’une des extrémités delaquelle est solidement fixée une des boites f de l’undes cylindres, et dans le reste de laquelle glisse l’unedes boîtes g , de l’autre cylindre ; disposition qui per-met aux deux cylindres d’être en contact ou de s’éloi-gner d’une petite quantité suivant que les circonstancesl’exigent. Le cylindre mobile se rapproche du cylindrefixe au moyen de leviers en fer X,qui portent à leurs extrémités despoids P, et qui s’appuient sur descoins M, lesquels peuvent glisser surun plan incliné N. Ces coins pressentalors la barre de fer O, et font rap-procher le cylindre mobile en pous-sant la crapaudine qui supporte sonaxe. Les choses étant ainsi disposées,s’il arrive qu’un fragment très gros ettrès dur vienne à se présenter à unedes paires de cylindres, l’un d’euxs’écarte et le laisse passer sans quola machine éprouve aucun dommage.
Nous avons déjà donué (fig. 4765et 4766) le plan d’un bocard à grillepour le concassage des minerais defer hydroxydes argileux, consistanten une batterie de cinq pilons. Lafig. 4774 donne l’élévation d’un bo-card composé de deux batteries detrois pilons chacune, et annexé à unetable à secousses D, servant au la-vage du minerai bocardé. a a, estl’arbre moteur sur lequel sont fixéesles cames f, /, qui soulèvent les flè-ches des pilons, lesquels retombent ensuite dans lesauges m,m, en vertu de leur propre poids.
Les flèches des pilons ont une assez grande hauteuret sont en bois ; elles portent à leur partie inférieureun sabot en fonte du poids de 30 à 4 00 k , et leur levée estégalement très variable. Les flèches sont écartées de
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telle sorte que la distance entre leurs sabots soit auplus de 0“,02 à 0",03; elles sont guidées dans leur mou-vement vertical de va-et-vient par deux systèmes demoises rectangulaires, dont l’inférieur doit être auplus à 4 “ au-dessus du fond de l’auge sur lequel frappent les sabots, et le supérieur aussi élevé que possible,t haque bocard est ordinairement divisé en deux à cinqbatteries mues par un même arbre, et renfermant cha-cune 3 à 5 pilons qui travaillent dans la même auge.Les flèches portent des appendices saillants et horizon-taux à l’aide desquels elles sont soulevées par des