MÉTALLURGIE.
METALLURGIE.
cames eu développantes de cercle placées sur l’arbremoteur de manière à ce que, dans chaque auge, lescoups soient équidistants. 11 est préférable, pour éviterles frottements, d’évider les flèches et d’y fixer unetige transversale en fer sur laquelle les cames viennentagir.
Lorsqu’on bocarde à sec du minerai bon à fondrepour le concasser ou du minerai en gros grains dissé-minés, les parois latérales de l’auge des^ pilons sontenlevées et remplacées de chaque côté par des grilleshorizontales. Lorsqu’on bocarde à l’eau, des minerais àgros grains disséminés, on remplace la paroi antérieurede l’auge par une grille qui règne sur toute sa hauteur.Afin d’éviter autant que possible la formation desschlaroms, il convient de nettoyer sou-vent les grilles et de faire arriver beau-coup d’eau dans les auges. M. Junckera reconnu qu’il était encore préférabledo supporter complètement la grille ci-dessus ainsi que la paroi qu’elle rem-place, et de bocarder à grande eau ; ontamise ce qui se dépose à la tête du canaldu bocard, et on repasse sous les pilonsle minerai non bocardé. En introduisantcette méthode à Poullaonen, M. Junckera réduit la.proportion des schlamms for-més, et, par conséquent, la perte enminerai dans le rapport de 6 à 1.
Dans les divers cas que nous venonsd'examiner, et lorsque le minerai à con-casser ou a pulvériser n’est pas trop dur,on doit toujours préférer aux bocardsles cylindres,^broyeurs unis ou cannelés,qui donnent moins de schlamms et exi-gent moins de force motrice pour pro-duire le même travail.
Lorsque le minerai est en grainstrès fins disséminés et que, par consé-quent, il faut bocarder très fin, onincline légèrement l’auge des pilous et on fait arriverl’eau et le minerai à la partie supérieure, de manièreîàce que le minerai passe successivement au dessous detous les pilons de la batterie ; à l’autre extrémité de laparoi antérieure de l’auge se trouve une ouveiture, gril-lagée ou non, par-dessus le bord de laquelle l’eau s’é-coule en entraînant les particules du minerai assez finespour être tenues en suspension, et qui se déposent en-suite, dans les canaux du bocard, en schlamms de di-verses grosseurs. La finesse des schlamms produitsdépend de la qnantité d’eau que l’on fait arriver dansl’auge et de la hauteur du seuil de l’ouverture précitéeau-dessus du fond de l’auge.
Les bocards sont ordinairement alimentés par descaisses mobiles à fond incliné dans lesquelles on chargele minerai et qui reçoivent de légères secousses chaquefois que l’une de9 flèches de la batterie du bocard re-tombe, au moyen A’un mentonnet placé sur cetteflèche.
Enfin, lorsqu’il s’agît de réduire le minerai en farinepour ainsi dire impalpable, comme lorsqu’ils doivent ul-térieurement être soumis à l’amalgamation, on emploiedes meules verticales tournant sur un plan horizontal,ou, le plus souvent, des meules horizontales en pierredure, comme du granit, de 4",20 environ de diamètre,tournant avec une grande vitesse et entièrement dis-posées comme les meules anglaises des moulins àfarine.
Parlons maintenant du lavage proprement dit, c’est-à-dire de la concentration des matières métalliques parle lavage.
Autrefois et maintenant encore, dans beaucoup delocalités, on se servait exclusivement, pour le lavage,de caisses allemandes et de tables jumelles.
Les fig. 17*70 et 4776 donnent le plan et l’élévationd’une caisse allemande ou cat*«e à tombeau (schlemm-gra-ben). L’eau arrivant par le canal o, tombe par le troud,dans la caisse b, où un arrêt c tend à régulariser lemouvement du liquide qui déborde ensuite en nappetrès mince par-dessus le rebord e, Un enfant- prenantle minerai avec une pelle l’applique contre la paroi e,contre laquelle il se promène de telle sorte qu’il estentraîné par Teau et se répand uniformément sur toutela largeur de la tablé, tandis qu’un autre ouvrier l’ylave, en le ramenant contre le courant avec uri râteauon bois sans dents; on obtient ainsi un schlich qui resteà la tête de la table et est envoyé à la fonderie, unschlich plus fin sur la table g y à relaver sur les tables
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jumelles, et des boues qui s’échappent par-dessus leressaut à, et sont rejetées ou lavées sur une table à se-cousses.
Les fig. 4777 et 4778 donnent le plan et la coupede trois tables jumelles ou tables dormantes ( liegende
4777.
4778.
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erde, kebrerde) accouplées : ordinairement ces caissesne sont accouplées que par deux, a a, bb,.cc, sont lescanaux où se déposent les divers schlamms au sortir
4775.
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