MINES.
MINES.
le mur mm, et de galeries d’allongement partant de cespuits et successivement établies au niveau de ces étages.On voit que l’exploitation va de bas en haut, et que
1848.
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l’ensemble des travaux présente l'aspect général d’ou-vrages à gradins renversés sur la fig. 1849.
Il est certain qu’il y aurait avantage dans beaucoupde cas à remplacer les petites tailles, ordinairementemployées, par de largestailles horizontales, en rem-blayant en arrière au fur età mesure , et ménageantdans les remblais les voiesde roulage et d’aérage né-cessaires. On réduirait aiuside beaucoup les frais deboisage provisoire et detransport des remblais. Siles tailles ne fournissaientpas une quantité de déblaissuffisante pour un remblai complet, on pourrait encoreappliquer cette méthode; seulement au lieu d’exploiterles massifs par étages allant de bas en haut, il faudraitles exploiter par étages allant de haut en bas. Les tail-les terminées, on les remblaiera en retirant successive-ment les boisages provisoires en revenant du toit versle mur du gîte et provoquant ainsi l’éboulement du pla-fond de la taille; on empêchera les déblais de coulerdans la gnlerie d’allongement principale en les main-tenant par un mur ou un boisage convenable. C’estainsi que sont exploitées les couches puissantes et trèsinclinées de houille, telles que celles du Creusot , etc.
On emploie aussi cette méthode en procédant parétages successifs en descendant nombre de mines mé-talliques, telles que celles de mercure à Almaden , etc.
Il nous reste à dire quelques mots sur l’exploitationdes gîtes dans lesquels les matières stériles ne sont pasen quantité suffisante pour opérer un remblai capablede soutenir les excavations; c’est le cas de la plupartdes couches de houille. Comme nous avons déjà donnéquelques détails à ce sujet au mot houille, et que, de-puis quelques années, on commence à exploiter la plu-part de ces gîtes par des méthodes analogues à cellesque nou3 venons de décrire et au moyeu de remblaisrapportés, ce qui offre l’avantage de prévenir les mou-vements de terrain, et par suite les chances d’incendieet d’inondation, la quantité d’eau à épuiser et la pro-
portion de bouille menue, nous nous bornerons à quel-ques principes généraux d’exploitation.
Lorsque les couches ont de 2 à 3 mètres, et mêmejusqu’à 5 mètres d’épaisseur, onles exploite le plus ordinairement,en divisant d’abord le champ d'ex-ploitation, en massifs ou pilierslongs, rectangulaires ou à base deparallélogramme suivaut la direc-tion des fissures de la roche ou dela houille à abattre, au moyen degaleries qui sont tantôt de simplestravaux préparatoires, tantôt devéritables chantiers ou tailles d’ex-ploitation ; puis, en procédant en-suite à l’enlèvement des massifslongs, ou au dépilage, en revenantsur ses pas, à partir des limites duchamp d’exploitation, et laissantébouler derrière soi. Il convient,comme nous l’avons fait remar-quer en parlant de l’exploitationpar grandes tailles des couches dehouille d’uue faible épaisseur, dediviser le champ d’exploitation enplusieurs compartiments, ou chan-tiers d’exploitation, que l’on puisseaisément au besoin isoler les unsdes autres.
Dans le cas de couches parallèlessuperposées, l’exploitation doit commencer par les cou-ches supérieures et procéder de haut en bas. On agit demême lorsqu’on veut exploiter par cette méthode et enplusieurs étages une couche puissante.
On exploite par piliers carrés, abandonnés en grandepartie dans l’excavation, les substances en couchespuissantes, quand elles ont peu de valeur et une grandesolidité; telles sont les pierres à bâtir eu couchesépaisses, les ardoisières et les couches épaisses de selgemme et de gypse. Trop souvent on exploite de la mêmemanière des couches de houille d’une grande puissance,mais ce n’est jamais qu’avec beaucoup de danger pourles ouvriers et une grande perte de houille, aussi ne con-vient-il jamais d'employer cette méthode dans ce cas.
Lorsqu’il s’agit de couches de houille puissautes,on doit toujours les exploiter par étages successifs endescendant, et toutes les fois que cela est possible avecremblais rapportés.
Enfin, pour extraire les minerais enfouis dans d’an-ciens travaux éboulés, on fait en sorte d’arriver par unegalerie creusée dans une roche solide, ou parfaitementconsolidée par de forts boisages jusqu’au point où lesroches éboulées contiennent assez de minerai pour pou-voir être exploitées avec bénéfice. Arrivé là, on pro-voque un éboulement, et l’on soumet les roches ébouléesà un triage. Ce mode d’exploitation est, en général,plutôt un accident dans une mine qu’une méthode par-ticulière d’exploitation. Dans quelques cas, cependant,on provoque les éboulements au milieu d’un gîte neuf.Telles sont les exploitations des schistes alumineux dela vallée de la Meuse où l’on procède de haut en bas,par étages successifs, que l’on recoupe par des galeriessoutenues par des boisages, et que l’on fait ensuiteébouler peu à peu en retirant ces boisages. On extraitensuite les schistes éboulés au moyen de galeries boiséesallant du mur au toit et que l’on déboise après eureculant pour amener de nouveaux éboulements.
Aérage des mines.
Nous avons déjà parlé avec détails de l’aérage desmines et des lampes de sûreté au mot houille(page 1940), de sorte qu’il ne nous restera que peu dechose à dire ici pour compléter cet article.
1850.