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MINES.

MINES.

Dans les mines métalliques convenablement exploi-tées, l’aérage naturel est presque toujours suflisant; nmisil en est rarement de même dans les mines de bouille.On emploie alors dans celles-ci, pour détermiuer unecirculation d’air suffisamment active dans l’intérieur dela mine, tantôt des foyers d'aérage, tantôt des machinessoufflantes ou aspirantes. La fig. 4851 représente unede ces machines aspirantes, qui se compose d’un cy-lindre en foute E, équilibré par un contre-poids I, et

4851.

qui reçoit, par l'intermédiaire du tirant H, un mouve-ment vertical alternatif. Ce cylindre se meut dans unebâche C remplie d’eau et traversée par le tuyau B, quisert pour l’aspiration de l’air vicié et est surmonté parune soupape D s’ouvrant de bas en haut; cet airs’échappe ensuite au dehors en soulevant la soupape F,qui s’ouvre de bas eu haut, lors de la descente du cy-lindre E.

Dans les mines de houille exploitées par des taillesdont le front est très étendu, comme c’est le cas dansla Belgique et le département du Nord , et en arrièredesquelles on remblaie, aufur et à mesure, le courantd’air qui arrive par la voiede roulage est divisé en au-tant de branches qu’il y ade grandes tailles. Chaquebranche arrive sur le frontde la taille, en suivant lavoie de transport qui y abou-tit, et s’échappe ensuite, enentraînant les gaz nuisiblesou mofettes , par une voieparticulière qui la conduitau puits de sortie. Quandles tailles ont une faible éten-due , ou que le dégagementdes gaz nuisibles est peuabondant, on peut sans in-convénient faire passer suc-cessivement le même cou-rant d’air sur plusieurs tail-les. Enfin, lorsque les gaz

nuisibles sont pluslégers quel’aircomme cela a lieu dansfoutes les mines de houille infectées de grisou, c’est-à-dire où il y a un dégagement abondant d’hydrogènecarboné, il convient, pour avoir le meilleur aéragepossible, que le courant d’air circule toujours en mon-tant ou au moins horizontalement et jamais en descen-dant ; la vitesse du courant doit être de 0“,40 à 0",80,suivant l’abondance plus ou moins grande des mofettes.

Dans les exploitations de houille par piliers longs ou

carrés que l’on dépile ensuite à partir des limites duchamp d’exploitation, on divise la mine en plusieurslabyrinthes séparés au moyen de barrages en plancheset quelquefois en maçonnerie, qui forcent l’air à suivreainsi les voies qu’on lui trace. Dans les points où l’ondoit diviser le courant d’air, on emploie des portesmunies de guichets qui servent à régler la distribu-tion de l’air. Dans les galeries de roulage où il doit yavoir un barrage . ce barrage est double, quelquefoistriple, et présente la forme d’un sas d’écluse, atin quele passage d’un convoi de chariots ne puisse changerle sens du courant d’air. Les travaux abandonnés, danslesquels on ne pénètre plus, sont isolés des travaux euactivité, soit par des piliers massifs, soit par de fortesdigues en maçonnerie.

Autrefois, dans les mines dont nous venons deparler, l’exploitation se faisait en commençant le\lépi-lage en allant du centre aux limites du champ d’exploi-tation, et en faisant circuler le courant d’air sur lefront des tailles; la non division du couraut d’air ren-dait les frottements plus considérables et, par suite,l’aérage moins actif, et, d’un autre côté, le groupe detravaux abandonnés au centre de la mine devenait unvaste réservoir rempli de gaz nuisibles, qui se répan-daient souvent à l’improviste et en très grande abon-dance dans les galeries fréquentées, et y donnaient| quelquefois lieu à des accidents. Actuellement, commej nous rayons dit, le dépilage a lieu en sens inverse; lecourant d’air divisé par des barrages convenables lèchenon seulement le front des tailles, mais il parcourtencore toutes les galeries du champ d’exploitation, etle foyer d’aérage est alimenté, s’il est nécessaire, parun courant d’air non vicié, tandis que le courant chargéde gaz inflammables débouche dans le puits de sortieà une assez grande distance de la cheminée du foyerpour qu’une étincelle ne puisse pas y mettre le feu. Ilest rare que, dans une mine ainsi aérée, il soit néces-saire de donner au courant d’air une vitesse supérieureà 0 m ,60. La Hg. 4 852 donne le plan d’une mine exploitéeet aérée comme il vient d’être dit : A, est le puits d’arrivée de l’air; B, le puits de sortie ; C, le foyer d’aé-rage ; D, la voie particulière qui conduit l’air vicié dans

DUOOC

i ni i i/f

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4852.

le puits de sortie; ab...g, la partie du champ d’exploi-tation déjà dépilée. Le sens du courant d’air est indiquépar des flèches.

On opère la circulation de l’air d’une manière ana-logue lorsque l’on a adopté, pour l’exploitation, la di-vision en compartiments, dont nous avons parlé plushaut.

Dans les mines à grisou, et particulièrement danscelles où il existe de vieux travaux abandonnés dau*