MIXES.
.MINES.
ticalcs, tantôt horizontales ; dans tous les cas, elles sontmunies d’un mécanisme analogue à celui des locomo-tives ou à celui des machines de bateaux à vapeur, etqui permet de renverser instantanément le sens dumouvement.
Les câbles qui servent à l’extraction sont ronds ouplats, en chanvre ou en til de fer, et goudronnés (voyezcables). Si les tambours étaient cylindriques, pour despuits d’une grande profondeur, le poids des câbles feraitvarier dans des limites très étendues la somme des mo-ments des forces agissant tangemicllement aux tambourset, par conséquent, la force motrice. On remédie à cetinconvénient en enroulant les câbles ronds sur des tam-bours coniques, et en disposant les tambours pour câblesplats do manière que ceux-ci s'enroulent sur eux-mêmesen spires successives.
Dans les mines qui sont en partie asséchées par unegalerie d’écoulement, on utilise souvent et avec beau-coup d’avantage les cours d’eau qui coulent à la sur-face, en profitant de la chute de la surface au niveaude la galerie d’écoulement, au moyen de balancesd’eau, qui servent à l'extraction. Lorsque les puitssont très inclinés, l’ensemble de l’appareil offre lesmêmes dispositions qu’un plan automoteur, les chariots. se composent de deux parties, dont l une est destinée àrenfermer l’eau pendant la descente, et l’autre le mine-rai pendant l’ascension. On utilise également dans quel-ques cas particuliers, pour l’extraction du minerai, ladescente des remblais rapportés.
Dans les puits verticaux, l’extraction a le plus sou-vent lieu dans des tonnes en bois cerclées en fer (fi-gure 4854), que l’on accrochetantôt seules, tantôt par groupesde deux, trois ou quatre, à deschaînes qui terminent le cabled’extraction. Dans quelques mi-nes de houille on se sert encorede paniers en osier. Dans d’autresmines, on emploie des plates-for-mes carrées portant une ligne derails, sur lesquels arrivent leschariots qui ont servi au transportdans les galeries souterraines, etqu’on y fixe par des traverses Lesplates-formes sont suspendues parquatre chaînes au câble, et gui- 4854
dées, dans leur mouvement as-censionnel , par deux ou quatre lignes de longuerinesen bois ou en fer.
En terminant ce qui se rapporte à l’extraction, nousdirons quelques mots sur la descente des ouvriers dansles mines.
Les ouvriers descendent ordinairement dans les mineset en sortent par des échelles verticales et inclinées, cequi dans les puits très profonds dépense une trèsgrande partie du travail qu’ils sont capables de fournir.Dans les mines de houille du centre de la France , etdans la plupart des houillères profondes de l’Angleterreet de la Belgique , les ouvriers montent et descendenthabituellement par les tonnes, ce qui donne quelquefoisLieu à de graves accidents en cas de rupture des câbles,ou de rencontre des tonnes montantes et descendantes,y lorsque celles-ci ne circulent pas dans des comparti-ments séparés.
En 4833, H. Doerell , ingénieur des mines à Zeller-feld dans le Hartz, inventa, pour faire monter et des-cendre les ouvriers dans les mines, une machine trèssimple et très ingénieuse, qui est actuellement assezrépandue. Cette machine sa compose d’un système dedeux tirants eu bois établis dans le puits, parallèlement,et à une petite distance l'un de l’autre, depuis la sur'face jusqu’au fond, et qui reçoivent un mouvement rec-tiligne alternatif de la roue hydraulique ou de la ma-
chine servant à l’extraction. Chaque tirant porte desmarches dont l’équidistance est égale au double del’amplitude du mouvement alternatif, et des poignées enfer sont établies à la hauteur convenable, au dessus desmarches, pour que l’ouvrier puisse les saisir avec lamain. Les tirants sont guidés par des rouleaux et sontmunis de plusieurs patins de sûreté, disposés de ma-nière à ce que, en cas de rupture, la partie détachée nepût jamais tomber que d’une hauteur tout au plus égaleà l'amplitude d’une excursion, c'est-à-dire de 4“,50 à2“. L’ouvrier passe successivement d’un tirant sur l’au-tre, en se tenant toujours sur les marches de celui quimonte s’il veut monter, et de celui qui descend s’il veutdescendre. Des échelles fixes sont placées entre lesdeux tirants en cas d’accident. Enfin, de distance endistance, il y a des planchers horizontaux, comme dansle cas d’échelles fixes. On a remplacé dans quelquesmines les tirants en bois par des échelles en fil de ferqui sont reliées de distance en distance par des sorte»de balanciers qui les rendent solidai-es l'un de l’autre,et qui, en les équilibrant ainsi à différentes hauteurs,ont l’avantage de décharger les points d’attache supé-rieurs, et les parties supérieures des câbles, du poidsdes parties inférieures. Voir machine a extraction.
Epuisement des eaux des mines .
L’assèchement des mines s’opère, soit au moyen degaleries souterraines qui débouchent daus les valléesvoisines, soit à l’aide de machines.
Toutes les fois que l’on peut pratiquer des galeriesd'écoulement, on a recours à ce moyen pour assécherles mines en tout ou en partie. En général, on les exé-cute, autant que possible, à travers bancs, et normale-ment à la direction des gîtes exploités, avec des em-branchements exécutés dans chaque gîte suivant sadirection. La pente doit en être très faible, et leur ori-fice doit être situé à un niveau supérieur à celui desplus hautes eaux dans la vallée où elles débouchent.Lorsqu’une pariiedes exploitations est située à un niveauinférieur à celui des galeries d’écoulement, le sol decelles-ci doit être imperméable ; à cet effet, les partiesexécutées en galeries d’allongement doivent être entail-lées daus le mur et non dans le gîte lui-même, et ondoit murailler en forme de canal toutes les parties où lesol n’est pas entièrement imperméable.
Lorsqu’on a recours à des machines pour l’épuise-ment des eaux, on emploie des seaux ou tonnes et leplus souvent des pompes.
Dans les puits en creusement, lorsque les eaux sonttrès abondantes, on les extrait dans les mêmes tonnesque les déblais, au moyen de treuils ou de barytels. Onse sert aussi souvent de seaux ou de tonnes, dans despuits servant à une exploitation régulière, lorsque leseaux sont peu abondantes, et que celles qui arriventpendant la journée de travail peuvent être facilementcontenues dans un puisard ou réservoir de petites di-mensions, d’où on les extrait une fois l’extraction jour-nalière terminée et avec les mêmes câbles et les mêmesmachines.
Dans tous les cas où l'abondance des eaux exige unépuisement continu on emploie des pompes. Commenous traitons de ces machines dans un article spécial,nous n'en dirons ici que très peu de cho>e.
On emploie assez fréquemment, pour des épuise-ments temporaires, à de petites profondeurs, des pom-pes aspirantes en bois d’une construction extrêmementsimple, qui sont confectionnées sur la mine même etentretenues par les ouvriers boiseurs. Ces pompes secomposent d’un tronc d’arbre foré dont le diamètre in-térieur est plus grand à la partie supérieure qui sert decorps de pompe, qu’à la partie inférieure qui sert detuyau aspirateur et est surmontée d’une soupape à cla-pet en cuir s'ouvraut de bas en haut; le piston est en