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MINES.

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tiges des pompes par des tirants établis dans des gale-ries souterraines creusées exprès pour les recevoir.Lorsque les chutes d’eau sont considérables, on lesutilise quelquefois au moyen d’une série de roueshydran-iiques placées à différents niveaux, mais il vaut mieuxdans ce cas employer des machines à* colonne d’eau. .

Les machines à colonne d'eau dont l’invention est due >h Bélidor ( Architecture hydraulique, tome 2, paruen 1739), mais dont la première, encore très irtipar- *faite, ne fut exécutée que dix ans plus tard, par Hœll, !a Schemnitz en Hongrie , ont beaucoup de ressemblanceavec les machines à vapeur ; les effets dus à la pressionde la vapeur, dans ces dernières machines, sont pro-duits, dans les machines à colonne d’eau, par la pres-sion de l’eau venant d'nn réservoir supérieur et qui est jamenée dans le cylindre, entre le fond de ce cylindreet le piston, par un tuyau de chute. Lorsque le pistonpressé par l’eau motrice a terminé son excursion, l’eaus’écoule par une issue qui lui est ouverte dans un tuyaude décharge. L’incompressibilité do l’eau exige que lesmouvements du pistou soient beaucoup plus lents quedans une machine à v apeur, et que l’on prenne certainesprécautions pour l’ouverture et la fermeture des tuyauxd’admission et d’évacuation de l’eau ; aussi fait-on ra-rement des machines à colonne d’eau à double effet;elles sont presque toujours à simple effet. On accouplequelquefois deux machines à colonne d’eau à simpleeffet, dont les pistons s’équilibrent mutuellement; àcet effet, les tiges de ces pistons sont liées par une tigearticulée à maillons en fer, qui se plie sur une pouliedont le diamètre est égal à l’intervalle des axes desdeux cylindres.

Nous nous bornerons à décrire ici l’une des bellesmachines à colonne d’eau établies à Huelgoat et Pcul-laouen en Bretagne , par M. l’ingénieur en chef des minesJuncker. Cette machine est établie à '110” environ au-dessous de la surface du sol ; son cylindre A (lig. \ 856)est en fonte et ouvort parle haut : il a4“,U3 de dia-

mètre et 2®,75 de hauteur. Le piston B est en bronzeet n’a qu’une seule garniture en cuir; sa course est de2",30, et il en fait jusqu’à 5 1/2 par minute; à soncentre est ndnptée une tige en fer C, qui traverse labase du cylindre, dans une boîte à étoupes, et qui des-cend verticalement jusqu’au fond du puits, où elle s’a-dapte immédiatement au piston d’une pompe qui y estétablie, et qui élève d’un seul jet les eaux à une hauteurverticale de 230“. Au bas du cylindre se trouve letube D. par lequel entre l’eau motrice destinée à soule-ver le piston, 2 t par lequel elle sort ensuite lorsqu’il

descend. Un autre piston E, qui oscille dans la bottecylindrique F, met alternativement ce tube encommunication avec le tuyau de chute aboutissant en G, et avecle tuyau de décharge H, lequel, se recourbant vertica-lement, remonte l’eau à 14“ d’élévation jusqu’à la ga-lerie d’écoulement. Cette colonne d’eun de 14® de hau-teur, constitue un véritable balancier hydraulique donton se sert pour équilibrer en presque totalité l’énormepoidsdel&tigedu piston, lequel est de 16,000 k environ,t La pièce principale de la régulation est le piston ré-gulateur E; c’est un cylindre creux en V>ronze, parfai-tement tourné et poli ; sa hauteur qui est triple de cellede la tubulure D, est divisée en trois parties ; celle dumilieu, ayant un peu plus du tiers de la hauteur, estunie à sa surface extérieure; les deux autres sont can-nelées, et portent chacune huit cannelures dont la pro-fondeur, d’abord nulle, augmente à mesure que l’onapproche de lenr base respective, de sorte que leur coupeverticale est un triangle. Supposons maintenant que lepiston B soit au bout de sa course, et que le régulateur,setrouvunt au milieu de sa marche descendante, boucheentièrement la tubulure et qu’il continue à descendre,comme l’indique la figure 1856. L’eau, qui est sur latête du régulateur, sous la pression de ta chute entière,passant d’abord par le bas des cannelures, ne commen-cera à arriver, sous le piston, qu’en très petite quantité,et elle ne le poussera en haut qu’avec une vitesse extrê-mement faible: l’affluence de l’eau, ét par suite la vi-tesse, augmenteront peu à peu, et elles seront à leurmaximum lorsque la base du régulateur, toujours endescendant, se trouvera au niveau du bord inférieurde la tubulure ; le piston B sera alors au milieu de sacourse ascensionnelle. Dans ce moment, le réguîatenrjpar l’effet d’un mécanisme dont nous parlerons plusloin, prendra une marche ascendante, et il rétrécira lesorifices d’entrée de l’eau dans le même rapport qu’il lesavait ouverts en descendant; de sorte qu’au milieu desa marche il bouchera entièrement l’ouverture, il n’ar-rivera plus d’eau dans le cylindre, et le piston B, qui aatteint le haut de sa course s’arrêtera. Le régulateurcontinuant à monter, ses cannelures inférieures se pré-senteront peu à peu devant la tubulure; l’eau qui e>tdans le cylindre, pressée par le poids du pistou et deson attirail, sortira par ces cannelures et gagnera letuyau d’émission H, et le piston B commencera à des-cendre très lentement ; puis il ira de plus en plus vitejusqu'à ce que le régulateur soit au bout de sa course ;il redescendra alors, et il diminuera l’émission de plusen plus jusqu’à la rendre nulle. Il suit de*la, que la vi-tesse du piston, soit en montant, soit en descendant, estd’abord extrêmement petite; qu’elle augmente ensuitegraduellement jusqu'au milieu de la course; qu’au-dela,elle diminue peu à peu jusqu’à la réduire à zéro. Decette mauière on a évité toute action brusque et toutessecousses, à tel point que se tenant tout près de la ma-chine, on n’entend pas le moindre bruit et on ne perçoitpas la moindre vibration.

Pour contrebalancer l’effort que la colonne d’eaumotrice exerce sur la tête du piston régulateur E, on aétabli, immédiatement au-dessus, un autre piston I,qui se meut dans la boîte K, d'un diamètre v un peu plusgrand que celui de la boîte F, et .qui est lié avec le pre-mier par une tige en fer. De cette manière, l’eau con-tenue et pressée dans les boîtes exercera sur le piston I,et de bas eu haut, uti effort un peu plus grand que celuiqu’elle exerce, de haut en bas, sur le piston E ; parsuite le système des deux pistons teudra a monter et setiendra naturellement au haut de la course commune.Pour le faire descendre on a surmonté le piston I d’uneautre boîte cylindrique renversée L, et de façon qu’il yait un vide annulaire entre sa paroi extérieure et laparoi intérieure du cylindre K ; une garniture eu cuirétablie au haut de ce cylindre ferme la partie supérieure