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MINES.

MINES.

3.000 à 3.000“, et peut être divisé en huit groupes mé-tallifères :

4° Le groupe d’Oaxuaca, au sud, qui contient outredes mines d’argent, des veines aurifères qui traversentle gneiss et le schiste micacé ;

2“ Le grouge de Tasco, à 90 kilom. au S.-E. deMexico ;

3° Le groupe de Biscania, à 80 kilom. N.-E. deMexico ; il est peu étendu, mais il renferme quelquesmines très riches, Pachuca , Réal-del-Monte, etMoram ;

4” Le groupe de Zimapan, à 160 kilom. N.-E. deMexico ; outre de nombreuses mines d’argent, il ren-ferme d’abondants dépôts de minerai de plomb, etquelques mines de sulfure jaune d’arsenic ;

5° Le groupe de la nouvelle Gallicie , à 400 kilcm.N.-O. de Mexico ; renferme les riches mines du districtde Balanos ;

6° Le groupe de Durango et Sonora, à 600 kilom.N.-N.-O. de Mexico ;

7° Le groupe de Chinuahua, à 400 kilom. N. de Du-rango; très étendue comme le précédent et de faibleimportance ;

8° Le groupe central qui renferme les célèbres dis-tricts de Guanaxuato, Zacatecas , Catorce et Som-brerete.

Le district de Guanaxuato ne renferme qu’un filonde 43 à 48“ d’épaisseur, dans le schiste argileux, re-connu et exploité sur une longueur de plus de 13.000“ ;il produit annuellement 150.000 k d’argent, et une seuledes dix-neuf mines qui l’exploitent, celle de Ka/en-ctana, en produit 40.000 k ; depuis 1764, époque de sadécouverte, elle n’en a jamais produit moins de 10 à15.000 k par an. Ces mines atteignent des profondeursde 5 à 600”.

Le district de. Zacatecas ne présente également qu’unseul filon, dans la grauwacke, exploité par plusieursmines.

Les mines du district de Catorca sont dans le cal-caire ; l’une d’elles, qui a 650" de profondeur, rendaitannuellement 27.000 k d’argent à la fin du siècle der-nier. Il y a aussi, dans ce district, des mines d’anti-moine.

Enfin, ce groupe renferme aussi des minerais d’étaind’alluvion près du mont Gigante, et des mines de cuivre,produisant annuellement 2.000 , *•"• de cuivre, dans lesprovinces de Valladovid et Guadalaxara.

La teneur en argent des minerais du Mexique esttrès variable ; elle est en moyenne de 0,0018 à 0,0025 ;on traite les plus riches par fusion, et le reste qui formela majeure partie, par amalgamation. L’argent quel’on obtient contient toujours de l’or, 0,003 environ.

mines des montagnes rocheüses. La Califor-nie renferme des mines et alluvions aurifères, décou-verts on 1847, qui produisent actuellement environ50,000 kil. d’or, et des mines de mercure.

mines des monts alleganys. La chaîne des montsAlleganys qui traverse les Etats-Unis d’Amérique ,renferme un grand nombre déminés de cuivre, plombet fer, mais dont l’exploitation n’a encore pris que trèspeu de développement. Elle présente également de nom-breux gîtes d’anthracite activement exploités.

mines d’espagne . Parmi ces mines nous citeronsles mines de cuivre de Rio-Tinto , les nombreuses minesde plomb des environs à'A Imeira èt d’A dra, dans la Sierrade Gador , qui produisent annuellement 300.000 q. m.de plomb et les riches mines d’argent récemment dé-couvertes dans les environs de Carlhagène.

mines des Pyrénées. Les Pyrénées ne renfermentguère, que des mines de fer oligiste ou de fer carbo-naté spathique, parmi lesquelles nous citerons cellesde .Sommorosfro, en Biscaye , et celles de Rancié, danslo département de l’Ariége. Ces mines alimentent denombreuses forges catalanes.

mines des Alpes . Les diverses mines qne l’on ren-contre dans les Alpes , sont : quelques mines peu impor-tantes de pyrites aurifères au pied du mont Rose, dansle Piémont, dans le pays de Salzbourg , et aux environsde Zell, dans le Tyrol ; les mines de cuivre d 'Agordonon loin do Venise , d'Allagne et d ’Ollemont en Pié-mont, et de Saint-Georges d’Huretières en Savoie ; lesmines d’argent d’A llemont et de Chalanches dans l’Oi-sans, département de l’Isère , qui sont abandonnées de-puis la fin du siècle dernier; les mines de plomb etargent de Macot et de Pesey : sous l’empire, on avaitétabli une école pratique des mineurs dans cette der-nière localité; et enfin, de nombreuses mines de ferc&rbonaté spathique, qui alimentent un grand nombred’usines, en Carimhie, en Styrie, en Savoie , et aux envi-rons à'Allevard et de Rives, dans le département dol’Isère . Nous citerons encore les mines de fer oxyduléde Cogne et Traverselle , dans le Piémont, celles de feroligiste de l’île d'Elbe, et, en Toscane , les fameusesmines de cuivre de Monle-Catini.

mines du centre de la France . Les principalesde ces mines sont : les mines de plomb et argent, deVillefort et Vialas, dans le département de la Lozère ,qui produisent annuellement environ 6U0 kil. d’argentet 1.500 q. m. de plomb et litharges marchandes ; lesmines de plomb et argent de Pontgibaud , dans le Puy-de-Dôme , qui produisent annuellement environ 650 kil.d’argent et 1.000 q. m. de plomb et litharges mar-chandes; les mines de cuivre de Chessy et de Sainbel,dans le département du Rhône , qui produisaient, il y aune vingtaine d’années, 2.000 q. m. de cuivre par an,et qui n’en produisent plus guère actuellement que300 ou 400 q. m. ; de nombreuses mines d’antimoinedans les départements du Gard, de la Lozère et du Puy-de-Dôme , et enfin de nombreux filons de manganèse,parmi lesquels nousciterons ceux de la Romanêche , dansle département de Saône-et-Loire .

mines de la Bretagne . Les seules mines métalli-ques importantes de la Bretagne sont celles de plombet argent de Poullao'ien et Huelgoat , qui renferment dela galène argentifère et terres rouges argentifères,et qui produisent annuellement 1.200 à 1.300 kilo-grammes d’argent, et 5.000 à 6.000 q. m. de plomb etlitharges marchandes. Ces mines, dont l’exploitationporte sur 3 filons encaissés dans la grauwacke schis-teuse, ou dans des schistes de transition, sont remar-quables par trois machines à colonne d’eau de la forcede 200 chevaux chacune, que nous avons décrites plushaut, page 2689, et qui ont été établies par M. Juncker.

On trouve, en outre, dans les terrains de transitionde la Bretagne et dans leur prolongement dans les dé-partements environnants, des gîtes puissants d’anthra-cite, lequel sert surtout à la cuisson de la chaux.

mines des vosges dela forêt-noire. Les prin-cipales mines des Vosges et de la Forêt-Noire sont lessuivantes :

La mine de La Croix-aux-Mines , dans le départementdes Vosges , est établie, sur un énorme filon, presquevertical, dirigé du nord au sud, et encaissé dans legneiss sur le versant occidental des Vosges . Sa puis-sance est souvent de 50“ et s’élève parfois à 80“, et il aété leconnu sur une longueur de 13.000“. Le minerai secompose d’argent natif, d’argent antimonial et d’argentrouge associés à la galène argentifère qui forme lamasse métallique dominante, etc. ; on y trouve aussi ducuivre gris qui contient jusqu’à 0,02 d’argent. Ces mi-nerais se trouvent tantôt disséminés, tantôt disposés enveines, en amas ou en rognons, dans une gangue Com-posée de la roche même de la montagne chargée dequarz et de minerai de fer. Ce gîte est, sans contredit,le plus considérable qui ait été exploité en France ; parson étendue et par sa richesse, il est en tout compa-rable aux puissantes mines exploitées depuis quatorze