MINES.
MINES.
siècles dans le Hartz . Il fat découvert en 4345, et ex-ploité depuis jusqu’à la fin du dix-septième siècle avecde grands bénéfices; vers 4581, l’exploitation produi-sait un bénéfice annuel d’environ 750.000 fr. Inter-rompue par suite des guerres qui signalèrent la fin dudix-septième siècle, ces mines furent reprises plusieursfois, et bientôt après abandonnées, tantôt par suited’une exploitation mal dirigée, tantôt par manque decapitaux suffisants : elles sont actuellement abandon-nées, cependant le gîte est loin d’être épuisé et renfermeencore de grandes richesses.
Les mines de Sainte Mane-aux-Minee, dans le dépar-tement du Bas-lihin, renferment des filons très nom-breux, encaissés dans le terrain de gneiss où il affectentdes positions très variées : les filons les plus importantset les plus riches courent, pour la plupart, du N. au S. ;les minerais les plus abondants sont un cuivre gris, te-nant 0,0400 d’argent, et de la galène argentifère. L’exploitation de ces mines remonte au moins au dixièmesiècle ; à l’époque de leur grande prospérité, vers le mi-lieu du seizième siecle, elles produisaient annuellement4 625 k d’argent, et occupaient plus de 3.000 ouvriers.Abandonnée lors de la guerre de 30 ans, l’exploitationfut reprise avec succès en 4742. En 4735 elle produisit4.440 k d’argent, 46.b70 k de cuivre et 444 .400 k deplomb. Plus tard, ces mines commencèrent à déchoir,et de 4 805 à 4 833, diverses compagnies tentèrent inuti-lement de les relever. Néanmoins, des recherches plusrécentes sembleraient indiquer qu’elles présentent deschances favorable de reprise.
Les mines de Giromagny , dans le département duBas-Rhin, renferment de nombreux filons encaissésdans le terrain de porphyre brun et dirigés du N. au S.Leur puissance est peu considérable; la gangue estprincipalement composée de quarz, de chaux carbonatéelamellaire, de chaux fluatée et de baryte sulfatée; lesminerais, énumérés suivant l’ordre d’abondance, sontla galène argentifère, le cuivre pyriteux et le cuivregris argentifère; on y rencontre aussi de la pyrite au-rifère. Ces mines ont donné lieu jusqu'à la révolutionfrançaise à une exploitation très productive. Elles ontété abandonnées depuis ; cependant, elles sont loind’être épuisées, et leur exploitation paraît pouvoir êtrereprise avec avantage ; elles viennent d’être de nouveauconcédées en 4843.
Les Vosges renferment encore d'abondantes minesde fer, parmi lesquelles nous citerons celles de Framontet de Rothau .
A l’étranger, les Vosges renferment les mines deplomb, en grande partie phosphaté, d 'Erlenbach et deKatzenthal, les mines de manganèse de Cruttnich et deTholey , au nord de Sarrebriick, renommées pour la qua-lité de leurs produits, et de nombreuses mines de fer.
Enfin, les montagnes do la Forêt-Noire , renfermentde nombreuses mines de plomb argentifère, parmilesquelles nous citerons celles de Badenweiler et deUochberg , et aux environs de Wolfach , particulièrementa Wittichen, des mines de cuivre, cobalt et argent.
MINES DES ARDENNES ET DES BORDS Dü RHIN .Les principales d’entre ces mines sont : les mines decuivre de Rheinbreilenbach et de Diilenbourg • les minesde plomb et argent de A Izau, Berncastle , Ems, Holzap-pel ; et les nombreuses mines de fer oligiste et de fercarbonaté spathique des pays de Nassau, de Siegen , etc.
mines du hartz. Le Hartz est un pays très peuétendu qui s’étend autour du Brocken , montagne grani-tique qui a traversé un terrain de grauwacke, lequels’enfonce lui-même sous le calcaire de transition. Lesnombreux filons que l’on y trouve courent générale-ment du N.-O. au S.-E., et plongent au S.-O. sous unangle de 8°. Les environs dM ndréasberg, de Clausthal ,de Zellerfeld et de Lautenthal , renferment de nom-breuses mines de galène argentifère, de minerais d’ar-
gent proprement dits et de minerai de cobalt. Les minesde Rammelsberg et de Lauterberg, renferment du cuivrepyriteux qui donne lieu à une exploitation très active.On titmve en ontre au Hartz , beaucoup de mines defer qui alimentent un certain nombre de hauts-four-neaux.
MINES DE l’est DE L’ALLEMAGNE. SOUS Ce ÛOmnous classerons les mines de l’Erzgebirge , du Fichtelge-birge, du Bœhmerwaldgebirge et du Riesengebirge .
L'Erzgcbirge renferme un grand nombre de mines mé-talliques; les principales sont:
Les fameuses mines de plomb, cuivre et argent deFreiberg , qui sont divisées en quatre districts et plusde quatre cents mines, et qni produisent annuellement,outre une certaine quantité de plomb et de cuivre,4 4.000 k environ d’argent, dont 4/3 à 4/2 vient de l’u-sine d’amalgamation ;
Les mines d’argent de Ehrensfriedersdorf , Johann-Georgenstadt, Marienberg, Annaberg , Oberwiesenthal etSchneeberg ; ces trois dernières localités fournissent aussiune certaine quantité de minerai de cobalt; enfin c’estde Schneeberg que provient la petite quantité de bismuthque consomme annuellement le commerce ;
Les mines d’étain à'Àltenberg , Geyer, Seiffen , etc., etde nombreuses mines de fer;
En Bohême :
Les mines d’argent et de cobalt de Joachimsthal , pres-que entièrement épuisées aujourd’hui; les mines decuivre de Katherinenberg ; les mines d’étain de Zmnwaldet de Schlaggentcald , et de nombreuses mines de fer ;
Le Fichtelgeb>rge ne renferme guère que des minesde fer.
Entre cette chaîne de montagne et Prague , on trouvede nombreuses mines de fer oligiste enfilons, les minesde plomb de Mies et la mine de plomb argentifère dePrzibram, l’uue des plus importantes de l’Europe , etqui produit annuellement environ 7.000 kil. d’argent et40.000 q. m. de plomb ou de litharges marchandes.
Dans le Bahmerwaldgebirge, on trouve quelques minesd’argent aux environs d’/y/au; et, près de Krumau ,d’importantes mines de graphite, qui en produisent an-nuellement de 45 à 20,000 q. m.
Dans le Riesengebirge , on trouve les mines de cuivreargentifère autrefois très florissantes de Rudoletadt etde Kupferberg , et la mine de pyrite arsenicale, traitéecomme minerai d’arsenic, de Retchenstein.
MINES DE HONGRIE ET TRANSYLVANIE . Ces minesforment quatre groupes principaux :
4° Le groupe du N.-O. qui renferme les districts deSchemnitz, Kremnitz, Kœnigsberg , Neusohl, et les en-virons de Schmœîlnitz, Bethler, Rosenau.
Le gisement de Schemnitz est tout à fait analogue àceux de l’Amérique du sud . Il consiste en filons paral-lèles, en général d’une grande puissance et d’une teneurtrès variable, dans un porphyre dioritique. Us renfer-ment du quarz, de la chaux carbonatée ferrifère, de labaryte sulfatée, du sulfure d’argent, de l’argent natif,et de la galène argentifère. Tous le minerai est traitépar fusion. Les galènes pauvres sont traitées pour plomb,et donnent du plomb qui est employé dans les usinesde Kremnitz , Neusohl et Schernowitz, au traitementpar imbibition des minerais d’argent. L’argent que l’onretire des mines de Schemnitz , renferme en moyenne4/30 d’or.
La ville de Kremnitz est à 20 kilom. N.-N.-O. deNeusohl. Le minerai aualogue à celui de Schemnitz estplus quarzeux et renferme une plus forte proportiond’or : on y trouve aussi des minerais d’antimoine.
A 25 kilom. au N.-N.-E. de Schemnitz , on trouveles mines de cuivre argentifère de Neusohl et Herren-grund. Le cuivre qu’on en retire contient 0,004d’argent.
A 40 kilom. à l’est de Neusohl, on trouve de très