MINIUM.
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d’intercepter le passage de l’air. L’aire b b est pavéeavec des briques placées de champs et que maintienten contact un fort cadre de fer de 0“,U3 d’épaisseursur 0“,40 de largeur. Cette disposition est nécessairepour s’opposer aux infiltrations du plomb à travers lesjoints.
Cette aire doit être légèrement concave, afin que lemétal en fusion puisse se rassembler au centre. Sadistance au sommet de la voûte est de 0“,40.
La communication avec l’extérieur est établie aumoyen de trois ouvertures : Tune moyenne, rectangu-
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laire, large de 0“,62, haute de 0”,32, par laquelle onintroduit le métal qu’on doit soumettre à l’oxydation;les deux autres latérales, correspondant aux deuxchauffes, sont munies de portes en fera demeure; toutesles trois se trouvent placées sous une grande cheminéecommune.
Le dessus de la voûte du fourneau forme le plancherd’une étuve où doit s’opérer, comme nous le verronsplus tard, la dessiccation du massicot.
Si on place du combustible dans les chauffes, laflamme s’élève de chacun de ces foyers, va frappercontre la voûte du laboratoire B et sort par l’ouver-ture du milieu; l’on ouvre ou l’on ferme les portes,suivant qu’on veut rendre le tirage plus ou moinsfort.
Il est évident que le fourneau que nous venons dedécrire, de même que tous les fourneaux do fusion,
doit être construit en briques réfractaires liées par unmortier argileux.
Les plombs neufs en saumons d’Angleterre, d’Amé-rique, d’Espagne, de France , ttc., sont souvent d’unepureté suffisante pour fournir une qualité de miniumqui, en général, satisfait aux exigences du commerce.Les vieux plombs, lorsqu’on les a purgés de la sondurequ’ils contiennent, peuvent aussi être employés, si lesproduits qu’on en veut obtenir sont destinés aux fabri-ques de faïence à émail opaque ou aux fabriques depoteries communes. Mais, comme on ne peut comptersur la constance de laqualité de ces plombs,on pourrait se rendreindépendant des fâ-cheux effets de leurimpureté en leur fai-sant subir une sortede purification préa-lable.
Nous commence-rons par donner unprocédé indiqué parM. Thénard à la pa^e496 du 3 e vol. de sonTraité de chimie , dansune note ainsi con-çue: a On prétend quequand le plomb con-tient un peu de cuivra,il suffit de l’allier à unpeu d’étain pour qu’ilsoit possible de fairedu minium pur aveccette sorte de plomb.On met de côté le pre-mier produit de la cal-cination qui renfermetout le cuivre et l’étainunis sans doute à l’é-tat d’oxydes et mêlésd’ailleurs avec plusou moins d’oxyde deplomb, en sorte que lebain métallique res-tant, ne contenant plusrien d’étranger, donnenécessairement un ex-cellent minium. »Selon nous, ce pro-cédé est vicieux , car,pour se débarrassersûrement des oxydesde cuivre et d’étain, ilfaudrait sacrifier, souspeine d’être exposéaux inconvénients auxquels on cherche, un remède, desquantités d’oxyde de plomb assez considérables pour queleur valeur représentât bientôt nn capital infructueux.
Nous croyons beaucoup pins convenable, le procédésuivant. On fait fondre dans une grande chaudière dede 3 à 400 kil. de plomb et plus ; quand il est fondu,on brasse avec un bâton, on entretient la fusion pen-dant quelque temps, puis on laisse écouler le tierssupérieur de la masse qui renferme les métaux étran-g ers *
La partie supérieure qu'on recueille dans des lingo-tières peut être vendue ensuite comme du plomb d’unequalité inférieure, pouvant cependant avoir de nom-breux usages dans les arts. Ce qui reste au fond de lachaudière est enlevé avec des cuillères et porté sur lasole échauffée du four à réverbère.
Avant d’acheter des quantités considérables d'un
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