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MONNAIE.

MONNAIE.

laminoir à l’épaisseur exigée pour les flancs (on nommeainsi la pièce préparée pour le monnayage), mais aussil’écrouissage étant peu considérable les pièces ont peude dureté.

En Angleterre, on fond ues lingots de 30 millimètresd’épaisseur qu’on réduit à la dimension convenable en jles faisant passer entre les cylindres d’un puissant la-minoir. Sans doute, dans la fonte d’un aussi fort lingotles effets de liquation sont plus considérables que dansun petit; mais, d’un autre côté, les différences devien-nent bien moins sensiblespuisqu’elles se trouvent ré-parties sur une plus grandelongueur.

Nous croyons qu’il estutile, au moment où l’on peDseà modifier la fabrication desmonnaies en France , d’entrerdans quelques détails sur lesprocédés usités à la Monuaieroyale de Londres , tels qu’ilsont été établis dès 4 84 4 sousla direction de M. Boulton.

Les creusets dans lesquels s’opère la fusion (fig. 1862) jsont en fonte de fer, et contiennent aisément 100 kilog. de

y, il attire le chariot, de manière à placer le premiermoule sous le goulot dn vase à fonte. Il remplit ensuitesuccessivement les autres moules. La première portiondu métal fondu est reçue dans une petite cuiller de fer etréservée pour l’essayeur; on prend un second échantillondu milieu du vase et un troisième du fond. La qualité dechacun de ces échantillons est examinée.

Les lingots qui onteuviron 0 W ,25 de longueur, 0®,48de largeur et 0“,05 d’épaisseur sont alors soumis au la-minage.

4$62.

1803.

métal. Ils sont garnis d’un bec par lequel on verse le mé-tal, et de deux oreilles que saisissent les pinces d’une gruelorsqu’on les enlève dedessus le fourneau.

Pendant la fonte quidure quelques heures,ou remue de temps àautre l’alliage ; on pré-pare les moules, qu’onchauffe dans une étu-ve, et dont on frotte lasurface intérieure avecun linge mouillé d’hui-le, afin que les lingotsviennent mieux. Lafi-gure 1863 représentele chariot vu de côté etchargé de ses moules.

Quaudon y a introduitle nombre convenablede moules, les vis desextrémités les tiennenttous serrés.

Le creuset conte-nant le métal fondu estenlevé par la grue G(fig. 4864) de dessusle fourneau, puis des-cendu, jusqu’à ce quePanneau dont sont gar •nia ses bords supé-rieurs pose sur le cercle e. C'est alors qu’on détache lespmees de la grue. L’un des ouvriers prend d’une mainle manche de la manivelle s ot de l’autre y. En tournant

4865.

Laminage. Le lingot obtenu par la foute est porté aulaminoir pour être régularisé. Il faut que cette machinesoit construite avec une grande régularité pourdonner des produits satisfaisants. Il faut nonseulement que les cylindres tournent parfaite-ment ronds, mais encore il faut que les diamè-tres soient assez grands (les rouleaux anglais ont 90 cent, au moins de circonférence), etenfin que les roues motrices aient un dévelop-pement considérable, car avec un laminoir mûpar de petits pignons, on obtient des bossessensibles correspondant à chaque dent de l’en-grenage, effet dû sans doute aux variations del’effort ; variations peu sensibles avec des vi-tesses un peu considérables comme ceux de lamonnaie de Londres qui produisent 30 à 35mètres de lames par minute.

La fig. 4 865 représente la disposition de cette ma-

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chine . A, est une grande roue d’engrenage mue par unpignon assemblé sur l’arbre d’une machine à vapeurde 36 chevaux de force. Sur l’arbre B B, mis en mouve-