MONNAIE.
MONNAIE.
ment par cette roue, sont assemblées les roues C, D, E,qui mettent en mouvement les cylindres respectifsmontés en F et en G dans de forts bâtis en fer, assem-blés sur la plaque a a, qui s’étend sur toute la longueur dulaminoir, et qui repose sur la maçonnerie dans laquelleles roues se trouvent cachées. Les deux grandes rouesC et E mettent en mouvement les roues H, I, soutenuessur des coussinets entre deux supports b, b, boulonnésaux seuils. Les extrémités des axes de ces roues sontgarnies de trèfles destinés à recevoir des manchons d, d,qui communiquent le mouvement aux cylindres supé-rieurs e,e, de chaque paire, aux points F et G. La roue du?nilieu D, montée sur la tige principale B, communiquele mouvement d’une manière semblable aux cylindres in-férieurs. _Ainsi les deux cylindres e,f, de chaque cadrereçoivent leur mouvement do la tige principale avecune égale rapidité, au moyen de roues d’un grand rayon.
Le laminoir est garni de quatre paires de cylindresdont chacune est mise en mouvement par son rouagespécial; il est donc composé de deux systèmes de roueset de cylindres, comme celui que nous avons représentédans notre figure. Les deux tiges sont placées parallè-lement et reçoiventleurmouvementdelamêmemachineà vapeur. Après avoir été ainsi passé au cylindre quatreou cinq fois, le métal se trouve réduit à environ O 1 ”, 005d’épaisseur, et augmenté en longueur de près de quatrefois la largeur du lingot. Pour faire disparaître la cou-leur produite par la chaleur, on frotte ces plaques avecun acide affaibli, puis on les coupe en bandes étroites,dans le sens de la largeur de la plaque, au moyen descisailles circulaires (fig. 1866), pour pouvoir les sou-mettre à l’opération de l’étirage, à l’aide de la machineci-après.
Cette machine est mise en mouvement par une roued’engrenage qui se trouve au bout de la tige principaleB du laminoir.
Elle se composed’un cadre defer AA, suppor-tant deux axesparallèles B, K,qui se meuventensemble aumoyen de deuxroues d’engre-nage C,C, dontl’inférieure en-grène dans lagrande roue. Au bout des deux tiges sont fixés deux dis-ques dont les angle3 sont en contact. F, est la tablette surlaquelle on pose la pla-que pour la présenter ala cisaille, et G, un re-bord ou guide vissé quisert à diriger le métal età régler la largeur dumorceau que l’on veutcouper. Les vis qui re-tiennent ce guide sontfixées dans des trousovales de manière à enpermettre l’ajustement.
L’ouvrier tient la plaqueà plat sur la surface F,et la pousse vers les ci-sailles qui s’en emparentet l’attirent jusqu’à cequ’elles l’aient coupéedans toute sa longueur.
La partie coupée ne serecourbe pas comme il
arrive quand on emploie les cisailles ordinaires, parce :que l’on a placé derrière les tranchants, sur E et sur D,
4b66.
de petits épaulements qui la tiennent droite. Derrièrele montant qui supporte les coussinets des axes B, B,des coupeurs, est un écrou /, dans lequel s’introduit unevis dont ou se sert pour mouvoir le disque D et en tenirle tranchant en contact avec celui de l’autre disque E.
Après avoir découpé les bandes, on les passe denouveau dans un lamiuoir plus parfait que le laminoirdégrossisseur, et à froid pour obtenir la même épais-seur. C’est à ce moment que l'ouvrier essaie chaquemorceau avec un calibre ordinaire en acier. Ce calibreest à bords très tranchants et forme un angle, de sortequ’en introduisant le bord de la plaquo dans l’entailleon en déterminera exactement l’épaisseur par la pro-fondeur à laquelle il pénétrera en observant les divi-sions tracées à cet effet sur le calibre.
L’opération du passage des bandes au laminoir estrépétée trois ou même quatre fois, après quoi l’on essaietoutes les plaques que l’on distribue en autant de tasqu’il y a d’épaisseurs différentes. C’est une chose cu-rieuse que, bien que les cylindres n’aient pas moinsde 0“,36 de diamètre et que leur cadre soit d’uneforce énorme, ils cèdent un peu, de manière à réduireune plaque épaisse plus qu’une mince; ainsi les plaquesqui ont passé entre les mêmes cylindres peuvent avoirtrois ou quatre degrés différents d’épaisseur que l’onréduit à la juste dimension en ajustant les cylindres àchaque tas. On essaie alors la première plaque du taspassé au cylindre en découpant un flanc que l’on pèseensuite. S’il est trop léger ou trop lourd, oh ajuste enconséquence les cylindres jusqu’à ce que, par quelquesessais semblables, on se soit assuré de leur exactitude,après quoi on passe tout le tas. Les plaques trop mincessont renvoyées comme rebut à la fonderie. Avec cesnombreuses précautions, les disques ont presque lemême poids quand ils ont été taillés par la machinedont on se sert après, ce qui n’arriverait pas lorsque lamesure aurait donné une même épaisseur pour toutes lesplaques, puisque quelques-unes, plus condensées que lesautres,auraient des poidsdifierentssousun même volume.
Cette égalité de dimensions s’obtient, eu France ,d’une manière très insuffisante par le rabotage desflancs trop épais, méthode vicieuse et imparfaite. Nuldoute qu’en cherchant à améliorer le monnayage onn’y introduise l’emploi du banc-à-tirer.
Du banc-à-tirer ou dragon. L’introduction, depuisplusieurs années, dans les ateliers de la Monnaie deLondres , de la machine de feu M. Barton, machine àégaliser l’épaisseur des bandes destinées à la fabrica-tion des monnaies, a été un grand perfectionnement.La fig. 1867 représente un profil, et la fig. 4868 un plan
4867 .
48G8.
de cette machine. Elle agit comme les bancs-à-tireremployés pour la tréfilcrie ; ainsi elle tire fortement