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MONNAIE.

MORTIER .

sa longueur, vient soulever le coin inferieur, pour éle-ver la pièce frappée au-dessus des bords de la virole.brisce ; en même temps cette tringle fait marcher éga-lement vers la droite la main-poseur Y qui chasse lapièce frappée dans le conduit C, d’où elle tombe dansune corbeille et qui dépose ensuite un flan au milieu

. de la virole.

î La main-poseur Y se compose de trois parties, commele montre la fig. 1872 ter; les deux pièces latéralesse rapprochent de la pièce du milieu pour saisir le flanet le poser sur le coin Y; mais dès qu’il y est posé, cesdeux parties latérales s’écartent et la main-poseur sereporte vers la gauche, en abandonnant le flan. H estun gobelet dans lequel on dépose une pile de flans, quela main-poseur prend un à un par dessous, pour lesporter sur le coin. La fig. 1872 ter montre la disposi-tion de la virole brisée telle qu’elle avait été com-binée pour le balancier; q est le porte-virole, $ lecercle de la virole, qui présente intérieurement une ca-vité conique ; t la virole brisée en trois parties, x lesressorts qui servent à tenir la virole brisée ouverte età fleur du porte-virole.

Les figures précédentes se rapportent à la pressemonétaire telle qu’elle a été construite par M. Thon-nelier ; plusieurs modifications ont été apportées auxparties accessoires de cette machine depuis qu’ellefonctionne à l’hôtel des Monnaies de Paris . Mais lesparties essentielles n’ont été nullement modifiées.

La presse monétaire présente plusieurs avantagessur le balancier qu'elle a remplacé. D’abord elle per-met d'exercer toujours la môme pression pour frapperles flans, ce qui donne lien à des résultats plus régu-liers; tandis que la force des hommes employés à ma-nœuvrer le balancier présentait des irrégularités nota-bles. D’un autre côté, si l’on oubliait de mettre un flanentre les coins du balancier, ces deux coins choquaientl’un contre l’autre et se brisaient, tandis que dans lapresse les deux coins ne vienuent jamais en contact,lors même qu’il n’y aurait pas de flan entre eux. Untroisième avantage consiste dans la rapidité de l’opé-ration : une presse monétaire frappe environ 60 piècesà la minute, et peut ainsi fonctionner pendant long-temps sans avoir besoin de s’arrêter, tandis que le ba-lancier frappait beaucoup moins de pièces par minute,et les ouvriers avaient besoin de se reposer de temps entemps. Enfin le gobelet X, dans lequel on met unepile de flans, évite l’emploi d’un ouvrier exclusivementchargé de mettre les flans dans le trou de la main-poseur.

Pèse-monnaie. Nous citerons en terminant cet articlele pèse-monnaie de M, Seguier, ingénieux instrumentqui permet de contrôler mécaniquement si les pièces fa-briquées sont dansTes limites de la tolérance, accordéepar la loi, en plus ou en moins.

Cet instrument se compose : 1° d’une trémie dans la-quelle on jette les pièces, qui, par l’effet des plans in-clinés, viennnent se disposer convenablement à la sor-tie et se présenter à une espèce de main-poseur,analogue à celle dont nous avons parlé ci-dessus;2° d’une balance organisée comme peson, ne fait agirle système ci-après qu’après une course correspondantà une différence de poids, soit en plus, soit enmoins, égale à la limite de la tolérance; 3° d’un ai-guillage analogue à celui que nous avons expliquéen parlant de la machine à distribuer les caractèresd’imprimerie, de M. Gaubert; c’est-à-dire que le po-seur venant à intervalles réguliers repousser la pièceposée sur la balance, celle-ci rejoint le compartimentqui correspond aux pièces faibles, justes on fortes, sui-vant que le plateau qui la porte aura été enlevé, seraresté fixe ou se sera abaissé, et que par un effet cor-respondant, l’aiguille mue par le plateau, sera restéefixe, aura été poussée à droite et à gauche.

MORDANTS. Voyez gravure, impression sur

ÉTOFFES et TEINTURE.

MORTIER . La solidité des constructions en maçon-nerie dépend, en grande partie, de la qualité des mor-tiers employés à lenr construction. Les monnmentsromains et du moyen âge, qui existent encore aujour-d’hui, nous montrent l’efficacité des procédés usitésdans ces époques reculées pour la fabrication des mor-tiers qui réunissent d’une manière si durable les maté-riaux qui entrent dans la construction de ces édifices.Des études théoriques, habilement dirigées, ont éclairé,depuis quelques années, la pratique de la fabricationdes mortiers, et tout nous porte à croire que cette in-dustrie est aujourd’hui plus avancée qu’elle no l’a ja-mais été.

Nous avons renvoyé au mot que nous traitons en cemoment tout ce qui se rapporte à la chaux, aux ci-ments, aux pouzzolanes, aux bétons, etc. Obligés detraiter dans un cadre restreint des questions aussi nom-breuses qu’importantes, puisqu’elles touchent, pourainsi dire, à tous les points de l’art des constructions,on nous pardonnera de passer rapidement sur les dis-cussions théoriques et de nous borner à exposer les faitsd’une application fréquente. Nous chercherons à mettrechacun à même de répéter les expériences qui peuventdiriger dans l'étude de cette matière, et nous nous effor-cerons de donner à la fois les règles pratiques et lesidées générales qui doivent guider dans l’organisationdes travaux de ce genre ; heureux si nous pouvons aiderà propager les connaissances que doit posséder aujour-d’hui tout constructeur éclairé.

Nous partagerons cet article en deux chapitres. Lepremier sera divisé en paragraphes dans lesquels onétudiera successivement les différentes matières pre-mières qui entrent dans la composition des mortiers. Lesecond chapitre traitera de la fabrication et de l’emploides mortiers et du béton dont les applications se multi-plient tous les jours.

CHAPITRE PREMIER.

DES MATIÈRES PREMIÈRES QUI ENTRENT DAN8 LACOMPOSITION DES MORTIER8.

§ 1 . chaux. On donne le nom de pierre à chaux àun carbonate de chaux plus ou moins mélangé de sub-stances étrangères, qui lui donnent quelquefois despropriétés particulières fort utiles. Pour rendre cettematière propre à la fabrication des mortiers il faut tou-jours la débarrasser de l’acide carbonique qu’elle con-tient par l’action d’une température convenable.

On partage les chaux en différentes classes d’aprèsles propriétés qu’elles présentent.

1° Chaux aériennes. Quand on calcine complètementdu marbre blanc, ou des calcaires à peu près purs, lachaux obtenue jouit de la propriété de se combiner avecl’eau en développant une haute température, et de pré-senter un foisonnement considérable, c’est-à-dire queson volume augmente dans ime grande proportion. L’hydrate de chaux ainsi obtenu, et réduit en pâte molle,durcit bientôt au contact de l’air en absorbant de l’a-cide carbonique. Cette pâte de chaux placée sous l’eauou dans un vase privé d’air et d’acide carbonique con-serve indéfiniment son état mou. Cette variété dechaux se dissout entièrement dans une quantité d’eausuffisante, environ sept cent quatre-vingt fois son poids.On lui donne le nom ae chaux grasse .

Les chaux obtenues par la calcination de calcairesmélangés en forte proportion de magnésie, d’oxyde defer ou de sable quarzeux, mais qui ne renferment quepeu ou point d’argile, se délitent encore par lenr con-tact avec l’eau, mais il se développe peu de chaleur parcette combinaison, et le foisonnement est presque nul*Ce sont les chaux maigres non hydrauliques . Elles dur.