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MONNAIE

MONNAIE.

la tranche une inscription en relief, qui rend impra-ticables divers procédés d’altération des monnaies.

Le balancier tel que nous venons de le décrire neproduit qu’un monnayage imparfait, en travail cou-rant, parce qu’étant mû par les bras d’hommes quise fatiguent ou n'agissent que rarement en mêmetemps, il ne fournit presque jamais une pression suffi-sante. Aussi a-t-on eu soin, en Angleterre, de rempla-cer les hommes par l’action de la vapeur. On n’a pas pu-blié les dispositions employées à cet effet; nous savonsseulement que la force motrice est transportée de la ma-chine à vapeur à l’appareil qui fait mouvoir chaque ba-lancier, à l’aide du vide que fait une machine aspiranteà piston. Uu piston, renfermé dans un corps de pompecommuniquant avec cette machine aspiraute, formeradonc une véritable machine atmosphérique. Il a suffido transformer le mouvement rectiligne de ce piston encirculaire, par l’intermédiaire de cordes, de corps élas-tiques, pour que l’assemblage u’empêche pas le choc,pour mettre en mouvement le balancier.

En France , depuis qu’on adonné de grands dévelop-pements à la fabrication des monnaies, et qu’on a en-trepris la retonte du billon, on a remplacé le balancierpar la presse de Munich .

Nous emprunterons au Cours de mécanique de M. Do-launay la description do la presse monétaire (lig. 4872),

munie des divers accessoires inventés d’abord pour lebalancier, et qui se sont adaptés très simplement àcette nouvelle machine. La figure 4872 en représenteune coupe verticale.

Une manivelle G est fixée à l’extrémité d’un arbrequ’une machine à vapeur fait tourner et qui porte unvolant Z. Cette manivelle agit, par l’intermédiairede la bielle F, sur le levier H, auquel elle donne unmouvement d’oscillation autour d’un point fixe. Lapartie inférieure de ce levier s’appuie sur la tête d’unecolonne I dont l’extrémité inférieure se meut à ro-tule dans la boîte coulante J. La boîte coulante, quiporte le coin supérieur, se trouve à l’extrémité d’unlevier mobile autour du tourillon c, et est constammentappuyée de bas en haut contre la colonne J par l’ac-

tion des deux contre-poids N, que transmettent le le-vier M et le montant à fourchette L. Lorsque la mani-velle G soulève le le\ier H, ce levier tend à abaisserla colonne 1, ainsi que la boîte coulante; si d’ailleursles coins sont à une distance convenablement régléel’un de l’autre, et qu’un plan ait été introduit entreeux, ce plan éprouvera une compression extrêmementgrande qui sera suffisante pour produire le même effetque le choc dans le balancier monétaire. On se feraune idée de la grandeur de la pression exercée par lacolonne I, en observant combien peu descend la boîtecoulante, lorsque l’extrémité du bras de levier H s’é-lève d'une quantité notable.

La distance entre les deux coins est réglée par unevis de rappel P, qui sert à enfoncer plus ou moins uncoin entre le massif Q de la presse et le tampon d’aciersur lequel se trouve le point fixe du levier H.

Quant aux autres parties du mécanisme, elles agis-sent à peu près de la même manière que les partiescorrespondantes du balancier. Voici quel en est le jeu :Un plateau R monté sur l’arbre du volant présente unecoulisse excentrique fi ; un bouton j qui pénètre danscette coulisse est fixé à l’extrémité supérieure du brasde levier S ; et ce bras de levier attaché inférieurementà un axe horizontal prend un mouvement oscillatoirepar suite de la forme de la coulisse ii. Ce mouvementse transmet au levier S’, qui est attaché au même axe ;et la tringle U (fig. 4872 6»s) dont l’extrémité recourbée

4872 fer.

s’appuie sur le levier S’, en reçoit un mouvement deva-et-vient dirigé horizontalement. Dans ce mouve-ment de va-et-vient, lorsque la tringle U se transporteà droite, la partie inclinée, qui se trouve au milieu de

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