NIVELLEMENT
NIVELLEMENT.
dont l’emploi permet d’obtenir autant d’exactitudequ’on le désire.
Les grapliomètres à alidades les plus commodes ontO* ,23 de diamètre. Ils valent de 40 à 70 fr. la pièce,suivant le degré de fini du travail.
Lorsqu’on vérifie un grapliomètre, il faut s’assurer :
4« Que le 0 de chacun des verniers de l’alidade mo-bile coïncide avec les zéros du limbe, quand les lignesde visée de l’alidade fixe et de l’alidade mobile sontdans un même plan.
2° Que le centre de rotation de l’alidade mobilecoïncide avec le centre du limbe gradué. Pour efîectuer cette seconde vérification, on mesure successi-vement les angles d’une série d’objets, pris deux àdeux dans divers azimuts, en plaçant alternativementle limbe de l’instrument, pour chaque angle, à droiteet à gauche de l’observateur. Les valeurs des anglesfaites dans chacune de ces deux positions doivent coïn-cider, lorsque l’instrument est bien construit. Pour don-ner une idée de la valeur des erreurs qui pourraientrésulter du vice de construction que nous signalons,nous dirons qu’une excentricité de 0“,002 ferait com-mettre pour des objets situés à 5 mètres de l’instrumentune erreur de 1’ 24”. On pourrait encore obtenir unemesure sensiblement exacte avec un instrument pré-sentant ce défaut, en prenant la moyenne des lecturesfaites dans deux positions du limbe. Avec cette pré-caution, l’erreur ne pourrait, dans le cas le plus défa-vorable, avec les circonstances extrêmes que nous ve-nons de prendre pour exemple, dépasser 0”033, c’est-à-dire qu’elle serait de beaucoup inférieure aux erreursde lecture. Mais le graphomètre étant surtout un in-strument destiné aux opérations rapides, on devraitrejeter ceux qui ne pourraient supporter la secondevérification que nous venons d’indiquer.
Ou se sert très souvent, dans les opérations ordi-naires, du pantomètre de Fou-quier. C’est un des instrumentsles plus commodes à mauier etdes plus convenables pour lestravaux usuels. Il se compose(fig. 4 et 5) de deux tambourscylindriques. Le tambour infé-rieur porte une douille qui sefixe sur un piquet vertical. Letambour supérieur peut tourneramour d’un axe qui lui est com-mun avec le tambour inférieur.
Ce mouvement lui est communi-qué à l’aido d’une roue dentéeet d’un pignon a (fig. 5), dontl’arbre porte un bouton A quel’on aperçoit sur la fig. 4.
Chacun des deux tambours estpercé, dans deux plans diamé-traux perpendiculaires, de fenê-tres et de fentes formant deux àdeux un système d’alidades. Onvise l’un des objets dont on veutdéterminer l'angle à l’aide de lafente et du fil placés dans leplan des 0 de la division du tain- f^beltc de û,ï$.)bour inférieur, et on amène surl’autre objet la fente et le fil ré-
pondant au 0 du vernier tracé sur le tambour supé-rieur. L’angle cherché est alors égal à celui des plansdiamétraux correspondants des deux tambours, et se litdirectement à l’aide des divisions dont ils sont garnis.
On place quelquefois au-dessus des pantomètres uneboîte do boussole. Cette addition peut être utile danscertaines circonstances. On ajoute aussi à quelques pan-lomètres une petite lunette pour remplacer le plan devisée formé par une fente et un fil et un système de ca-
lage plus ou moins compliqué. Ces additions augmen-tent le prix des instruments et lui ôtent le caractèrede simplicité qui fait son mérite principal; nous lescroyons plus nuisibles qu’utiles dans le plus grandnombre des cas, et surtout pour les opérateurs expé-rimentés et attentifs. Un pantomètre ordiuaiie coûte35 à 40 francs avec son bâton ferré.
L’équerre d'arpenteur sert à tracer des angles droitsBur lo terrain. C’est un pantomètre formé d’un seultambour. Cet instrument est trop connu pour quenous le décrivions; nous conseillerons seulement dechoisir des équerres cylindriques de G à 7 centimètresde diamètre, à fentes et à fenêtres, leur usage estbeaucoup plus commode que celui des équerres à fentesseules. Une bonne équerre et son bâton ferré coûtentde 7 à 10 francs.
Cet instrument si simple permet de résoudre facile-ment sur le terrain un grand nombre de problèmes,parmi lesquels nous ciferons les suivants, qu’il suffitd énoncer pour quo chacun puisse les résoudre ens'aidant des principes fondamentaux de la théorie desparallèles :
4° Mener une parallèle à une droite accessible;
2° Mesurer la distance d’un point inaccessible A aupoint H où l’on se trouve;
3 Ü La distance do deux points inaccessibles, A et C ;
4° Mener une parallèle à une droite inaccessible A B,par le point H;
5° Prolonger une droite au delà d’un obstacle in-franchissable.
Enfin, il sert à décomposer une surface irrégulièreen parties faciles à mesurer, comme on le verra en pur •lant de l’arpentage.
La boussole fournit encore un moyen précieux demesurer les angles; elle est exclusivement employéedans les levés de bois, de carrières et de mines.
L’aiguille aimantée donnant une direction que l’onpeut regarder comme constante dans des lieux trèsvoisins et pendant la durée d’un levé, on comprendqu’il suffit d’avoir une lunette ou une alidade restant‘constamment parallèle à la ligne des zéros du limbede l’aiguille et de viser successivement divers objets,pour obtenir, par la position de la pointe de l’aiguilleau moment de chaque visée, l’angle de cette ligne devisée avec la ligne méridienne, et par suite, au moyeudes soustractions, l’angle des divers lignes du viséeentre elles.
Dans la plupart des boussoles de levé, dont nouscroyons inutile de reproduire la figure, l’aiguille ai-mantée est renfermée dans une boîte rectangulaire surl’un des côtés de laquelle se trouve une alidade ou uneiunette. La boussole se pose comme le graphomètre surun pied à trois branches. Il faut que la pointe du pi-vot de l’aiguille coïncide parfaitement avec le centre dulimbe gradué, et que, dans toutes les positions, les poin-tes de l’aiguille tombent sur des divisions du limbedistantes de 480°. La vérification de ces deux condi-tions est trop simple pour qu’il soit nécessaire de s’ar-rêter à l’expliquer.
Les instruments que l’on vient de décrire donneutla valeur numérique des angles que l’ou veut lever,mais il faut ensuite, quand ou veut rapporter le plan,tracer en vraie grandeur, sur le papier, avec un rappor-teur, les angles observés, ou bien s’eu servir pour cal-culer les côtés des triangles que l’on construit alors àl’échelle. Pour éviter ce double travail, on emploiesouvent, pour l’exécution des plans de détail peu éten-dus et construits à grande échelle, un ensemble d’in-struments qui permettent de tracer immédiatement lesangles observés en vraie grandeur, sans même se préoc-cuper de leurs valeurs numériques. C’est la méthodeconnue sous le nom de levé à la planchette, et queI nous allons décrire.
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