NIVELLEMENT.
NIVELLEMENT.
La planchette proprement dite n’est autre chosequ’une planche légère à dessiner, en bois blanc, mon-tée »ur un fort genou à la Cugnot , pouvant tourner au-tour d’un axe vertical, et supportée par un pied à sixbranches ; on tend sur cette planche le papier où l’onveut tracer le plan ; aux extrémités et au-dessous de laplanchette sont quelquefois disposés des rouleaux enbois, sur lesquels on enroule une bande de papier sansfin, lorsque le plan à lever a une longueur considéra-ble par rapport à sa largeur.
L’instrument essentiel dans le levé à la planchetteest l’alidade, règle en métal, garnie de piunulesformant un plau de visée passant par le bord de la rè-gle. Les pinnules (fig. 6) sont fixées à charnières sur
V(ic diî face de la Vue de côté des pinnules. Vue de face de lapiumtle à fenêtre. pinnule à fil.
(Ücucllc de 0,S3.)
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la règle cc qui les supporte. On les rabat sur cetterègle pour transporter l'instrument ; de petits taquetsles maintiennent verticales pendant les observations.L’une des pinnules est garnie d’une fente étroite àbords noircis aa près de laquelle on place l’œil; l’autreporte un fil fin bb qui détermine avec la fenêtre le plande visée. Dans quelques instruments ou remplace parune lunette le plan de visée donné par les pinnulesque l’on vient de décrire.
L’alidade posée sur la planchette permet donc detracer sur le papier l’intersection du plan de visée avecle plan de la planchette proprement dite. On se sertencore comme accessoires, dans le levé qui nous oc-cupe, d’un petit niveau à bulle d’air, servant à mettrela planchette à peu près horizontale, et pour l’orienter,d’une boussole d’une forme particulière, appelée décli-natoire. Une planchette très soignée, avec genou à laCugnot , coûte 80 à 90 francs ; l’alidade à pinnules,45 à 20 francs; l’alidade à lunette, 35 à 40 francs, etenfin le déclinatoire -10 à 12 francs.
Pour lever à la planchette le plan d’un triangle A, B, C(fig. 7), on établit d’abord la plauchette horizontale-ment au dessus du point B, puis par la projection b dupoint B, que l’on marque sur la planchette en y en-fonçant verticalement une aiguille fine, on trace, aumoyen de l’alidade, deux lignes droites dirigées versles points A et C. On mesure la distance B A, et l’onreporte sur la ligne de visée allant de b à A une lon-gueur ab représentant a l'échelle du plan la distanceAB. On transporte alors l’instrument au point A, et onle dispose de manière que le point a se trouve exacte-ment au-dessus de A (quand la planchette est horizon-tale), et la ligne a b dans la direction de AB. La plan-chette se trouve aiusi placée et orientée. On vise lepointC, et le point c, projection sur la planchette dupoint C, résulte de l’intersectiou des rayons visuelsmenés de B et de A vers C.
Dans cette opération, les angles A et B auront étédéterminés par la méthode du cheminement^ et l’angleC par la méthode des intersections. Pour compléter lelevé du triangle par la méthode du cheminement, ondevrait se transposer en C, et y opérer, comme on
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vient de l’indiquer, en A. Les mesures des longueursAC, BC, et de l’angle C donneraient une triple véri-fication de la position du point de projection c.
Il existe un autre procédé pour lever rapidement, àla planchette, un contour polygonal qui peut être par-couru dans toutes les directions menées d’un point in-térieur aux divers sommets à déterminer. 11 consiste àétablir la planchette en ce point intérieur o (fig. 8), àtrneer sur le papier les directions allant de ce pointaux divers sommets A, B, C, D, L; à mesurer les lon-gueurs comprises sur ces directions entre la station etles points observés, et à rapporter ces longueurs surles ligues correspondantes préalablement tracées.
Eu pinçant dans la lunette de l’alidade deux fils pourla mesure des distances, ou peut rendre extrêmementrapide le levé à la planchette, et supprimer l’uu desdeux porte-chaînes que l’on emploie ordinairement.L’opérateur, avec une alidade à stadia, n’a besoin qued’un manœuvre pour porter la mire aux points à ob-server.
Les détails dans lesquels on e*t entré en parlant desdivers instruments dont il vient d’être question fontsuffisamment comprendre comment on pourra lever unplan, soit avec la chaîne seulement, soit avec la chaîneet la planchette, soit avec la chaîne et le graphomètre,soit, enfin, avec l’un quelconque des instruments ser-vant à mesurer une distance, et l’un quelconque desinstruments servant à mesurer les angles. Les principessont toujours les mêmes, quel que soit le degré de pré-cision que l’on veut atteindre ; les précaution» que i’onprend sont seules différentes.
Quand on lève à la planchette, le plan est immédia-tement rapporté sur le papier. AveG les autres instru-ments, on se borne à faire un croquis à vue du ter-rain, sur lequel on inscrit les angles et les longueursmesurés.
Quelle que soit la méthode de levé que l’on em-ploie, nous ne saurions as»ez recommander de tenirun carnet résumant systématiquement les données ducroquis ou de la minute de la planchette. Les feuillesde droite du calepin de levé peu\ ent être réservées pourles croquis, et les feuilles de gauche divisées en co-lonnes portant les indications suivantes, dont l’emploisc comprend sans nouvelle explication.