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NIVELLEMENT.

NIVELLEMENT.

DÉSIGNATION

d***

STATIONS.

DÉSIGNATION

di'i

CÔTÉS.

r

s-5

- O2 C

J- CZ• 35

V.

ANGLES

rotas*

par les lignes d'opération

j OBSERVATIONS.

entre

elle».

avec

le mêriili) nmagnétique

IL nivellement. Pour déterminer complètementla position des divers points dans l’espace, il faut con-naître, non-seulement la position de ces poiuts en plan,mais encore leurs hauteurs relatives. On obtient ce nou-vel élément de détermination en mesurant la hauteurde ces divers points au-dessus ou au-dessous d’unemême surface de niveau.

L’opération élémentaire consiste à déterminer ceshauteurs pour deux points : c’cst ce que l’on appelle unnivellement simple.

L’observateur étant en A (tig. 9), et l’instrumentdonnant une ligne de niveau cd t on place successive-

ment aux points C et D un voyant mobile le long d’unetige verticale, truand le centre du voyant se trouve à!a hauteur de la ligne de niveau cd, on mesure direc-tement les longueurs des tiges H et h comprises entrele centre du voyant et les points C et 1). La différenceH -h donne la hauteur du point A au dessous dupoint B.

Lorsque la distance du point C au point D est unpeu considérable, il est nécessaire, à moins que l’in-strument ne soit au milieu de la distance qui sépare lesdoux points donnés, de tenir compte de la déviationque les lignes de visée éprouvent dans l’atmosphère, etde la sphéricité du globe ; car les hauteurs relatives desdivers points que l’on compare doivent être rapportéesà la surface d’un sphéroïde parallèle à celui des mers,et non pas au plan que fournit la ligne do visée de nosinstruments.

Les cotes observées directement, en procédant commeon vient de l’expliquer, sont dites cotes de niveau appa-rent. Les cotes de niveau vrai sont celles que l’on dé-duit des cotes observées, en y appliquant la double cor-rection relative à la sphéricité terrestre et à la réfrac-tion.

Il est inutile d’indiquer ici les calculs relatifs à ccsdivers genres de correction. Le tableau suivant endonne les résultats moyens pour quelques-unes .desdistances ordinaires.d’observation.

On voit, par ce tableau, que les corrections dont ils’agit sont tout à fait négligeables, lorsqu’on ne s’é-carte pas assez du milieu de la ligne qui joint les pointspour 'que la différence des lignes de visée n’excèdepas 30 ou 40 mètres, ce que l’on peut toujours obte-nir dans les opérations pratiques, à moins de circon-stances tout à fait exceptionnelles.

I

DISTANCES

en

MÈTRES.

CORRECTION

relative

& la spfaérieité

terrestre.

CORRECTION

relative

à la réfraction

atmosphérique.

DIFFÉRENCEdes deux effets,ou élévationdu niveau appa-rent au-dessus jdu niveau vrai, j

40

0,0001

0,0000

0,0001 i

60

0,0003

0,0001

0,0002 j

00

0,0005

0,0001

0,0004 j

100

0,0008

0,0001

0,0007

I 20

0.0011

0,0002

0,0009

140

0,0015

0,0002

0,0013

160

0,0020

0,0003

0,0017

180

0,0023

0,0004

0,0021 |

200

0,0031

0,0005

0,0026

300

0,0071

0,0011

0,0059

400

0,0126

0,0020

0,0106

| 500

0,0196

0,0031

0,0465 j

Niveaux. On se sert, pour déterminer le plan de vi-sée, d’instruments plus ou moins perfectionnés. Ceuxque l’on désigne sous le nom de niveaux à lunette età bulle d’air donnent généralement les résultats les plus .précis. Leur usage se multiplie chaque jour davantage.Nous ferons d’abord connaître les deux instruments decette espèce les plus fréquemment employés.

Le niveau à bulle d’air, partie esseutielle des instru-ments que nous allons décrire, et que l’on retrouve danstous les instruments de physique, se compose d’untube de verre de forme à peu près cylindrique, presqueentièrement rempli d’un liquide, fermé hermétique-ment à ses deux bouts, et dans lequel on laisse un pe-tit espace occupé par une bulle d’air. Supposons d’ail-leurs que ce tube a une légère courbure dans le sens desa longueur. Si, plaçant ce tube dans une positioii àpeu près horizontale, la convexité de la courbure inté-rieure tournée vers le haut, on incline plus ou moinsJe tube, de telle manière cependant que la bulle n’at-teigne pas les extrémités, la tangente à la courbe in-térieure sera, dans toutes les positions du tube, hori-zontale au point où la bulle s’arrêtera. C’est sur cetteobservation qu’est foudé l’emploi de ce petit instru-ment. La courbure intérieure du tube a, dans les ni-veaux ordinaires, un rayon d’envirou 45 mètres. L’in-strument est d’autant plus sensible que cette courbureest plus fhible, mais en même temps ses indicationssont moins rapides, ce qui oblige à s’arrêter à peu pièsà la limite que nous venons d’indiquer. Les construc-teurs soigneux donnent à leurs tubes de niveau la cour-bure intérieure régulière et déterminée qu’ils doiventavoir, au moyen d’un travail de rodage particulier.Mais la plupart des niveaux que l’on trouve dans lecommerce sont fabriqués avec des bouts de tubes doverre ordinaire, présentent naturellement ou autrementune certaine courbure.

Le liquide des tubes de niveau doit présenter unegrande mobilité, et pouvoiren même temps ré.-ister auxj plus grands froids. On emploie ordinairement de l’al-cool ou de l’éther, ou mieux, un mélange de cesj deux liquides. Depuis quelque temps, on remplit lestubes de niveau .avec du sulfure de carbone, liquidequi présente sur les précédents, pour cette applicationspéciale, une supériorité très marquée.

Le niveau à luuettc d’Egault et celui de Lcnoir sontles deux systèmes les plus fréquemment employés au-jourd’hui. On va les décrire l’un après l’autre.

4. Le niveau d’Egault (fig. 4 0 et 4 4 ) se compose de deuxtablettes circulaires : la première, AA, est établie à angledroit, au moyen d’une douille, sur le goujon d’un piedà trois doubles brauches. La seconde, BB, dont le cen-tre est placé à un ou deux centimètres au-dessus de la