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NIVELLEMENT.

NIVELLEMENT.

ci-dessus, et Ton vérifiera alors (2* opération) si lescollets sont fixés de manière que les génératrices ducontact de la lunette sur les collets soient parallèlesau plateau et à la bulle.

2' opération. Pour cela, il suffira de viser avec la lu-nette le centre d’un voyant placé à une hauteur con-venable; puis faisant décrire au bâti, comme tout àl’heure , un angle de 480°, on tournera la lunettebout pour bout, sans lui imprimer aucun mouve-ment autour de son axe longitudinal. Si les généra-trices de contact ne sont pas parallèles au plateau,il est clair que le point de mire observé dans la pre-mière opération se trouvera dans la seconde au-dessusou au-dessous de la ligne de visée. Suivant le cas onabaissera ou on élèvera celui des deux collets montésur une vis, jusqu’à ce que le parallélisme cherché soitobtenu.

3* opération. Pour bien comprendre l’opération ducentrage de la lunette, il est nécessaire de rappeler ra-pidement la construction de cet instrument.

Les lunettes employées dans les niveaux et dans lesinstruments de levé se compo-ent en général d’unobjectif O (fig.42) et d’un oculaire oo ordinairement àdeux verres. En avant de l’oculaire, ou place un dia-phragme percé d’une large ouverture circulaire, au cen-tre de laquelle se coupent, n angle droit, deux fils ex-trêmement déliés. Ce diaphragme, et par conséquentles fils en croix qu’il supporte, peut être amené par unmouvement très lent, perpendiculaire au plan de lalunette, dans la position exacte qu’ildoit occuper. Ce mouvement lent s’ob-tient pur différentes dispositions. Beau-coup d’opticiens se bornent à saisir le ■iBJBHÈdiaphragme entre les pointes de quatrepetites vis traversant le corps de la lu- U||g|Ë^===nette et placées dans des plans diamé-traux. Dans les instruments plus soi- 0gnes, le porte-fil est placé, comme l’in-dique la figure, à l’extrémité d’un tubed'un diamètre moindre que le tube de la lunette. Deux vistraversant le corps de la lunette, et deux ressorts situésdans le3 plans diamétraux de ces vis, permettent dedonner à ce tube la position exacte qu’il doit occuper.

Quel que soit le procédé adopté pour la fixation duporte-fil, il faut qu’il soit monté dans un tube à ti-rage, mobile à la main, ou avec une crémaillère, demanière à ce que l’on puisse toujours amener les filsdans le plan même où se forme l’image de la mire, oude l’objet que l’on observe. L’oculaire, à son tour, estporté par un second tirage, qui permet de l’amener àla distance convenable pour que l’on voie très nette-ment les fils, et qu’ils ne semblentpas sedéplacer quandon fait varier un peu la position de l’œil. Pour se servird’une lunette de niveau, il faut donc :

4° Amener l’oculaire à la distance convenable pourl’œil de l’observateur, au moyen du tirage spécial à cetoculaire ;

2° Imprimer au tirage du réticule, qui entraîne l’o-culaire, un mouvement tel que les fils coïncident par-faitement avec l’image de l’objet.

La première opération n’a besoin d’être faite qu’unefois par chaque observateur. La seconde doit être répé-tée à chaque station, la position de l’image, par rapportà l’objectif, variant avec la distance de l’objet. Quelque-fois l’objectif est mobile, c’est une mauvaise disposi-tion.

Cela posé, pour que la lunette soit centrée, il fautque l’axe de *figure de la lunette coïncide avec l’axeoptique de l’instrument, c’est- à-dire que le même pointde l’image de l’objet doit se trouver à la croisée des fils,quelle que soit la position de la lunette sur son axe defigure, pourvu que cet axe lui-même n’ait pas été dé-placé.

Pour obtenir cotte condition dans la lunette du ni-veau d’Egault, on fait placer une mire à une grandedistance, de manière que le centre du voyant soit exac-tement au point de croisée des fils, puis on fait faire à lalunette sur ses collets autour de son axe nno demi ré-volution et l’on observe de nouveau la mire. Si le pointde visée est encore à la croisée des fils, la lunette estcentrée; dans le cas contraire, on agit sur les vis quirèglent la portion du réticule, jusqu’à ce que l’expé-rience du retournement dont on vient de parler puisseêtre faite avec succès.

Il est convenable de régler le niveau toutes les foisque les conditions précédentes ne sont pas satisfaites,à deux ou trois centimètres près, a une distance de 100roclres. On doit remarquer cependant que l’on peut en-core opérér exactement avec un niveau qui n’est pasexactement réglé. Il suffit en effet, comme il est facilede le reconnaître, pour avoir un résultat exact, de pren-dre la moyenne de 4 lectures et meme de 2 lecturesfaites après de convenables retournements, indiquésdans toutes les instructions qui accompagnent les ni-veaux d’Egault.

4 e opération. Les fabricants d'instruments vérifientl'égalité des collets des lunettes dos niveaux d’Eganît,au moyen d’un niveau à bulle extrêmement sensibleque l’on pose sur les fourchettes du bâti et ensuitesur la lunette elle-même placée sur ces fourchettes.Sur le terrain, cette importante vérification, que l’onnéglige malheureusement souvent, s’exécute do la

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manière suivante. On place deux mires à doux centsmètres environ l’uue de l’autre; on installe le niveau,bien réglé, au milieu de l’espace qui les sépare. Cettepremière observation, quelle que soit l’inégalité des col-lets, donne la différence exacte de hauteur des pointsoù se trouvent les mires. On fait ensuite 3 ou 4 ob-servations de stations de plus en plus rapprochées del’une des mires : si la différence de niveau des deuxpoints résultant de ces observations successives eutconstante, l’égalité des collets sc trouve démontrée.Dans le cas contraire ils sont inégaux, et l’on doitréduire le plus gros par un rodage soigneusement exé-cuté avec un linge doux, imbibé d’huile et d’un peud’émeri très fin. Un croquis que chacun peut fairepermettra de se rendre compte facilement de la mé-thode qui précède.

2. Le niveau cercle de Lenoir est encore plus simpleque le précédent, il est souvent employé et a été for-tement recommandé dans ces derniers temps parM. Bourdaloue, qui s’est tant occupé des nivellements.On doit reconnaître cependant qu’il est d’un manie-ment un peu moins simple. La plupart des ingéuieurspréfèrent encore le niveau d’Egault.

Le niveau cercle de Lenoir (fig. 43), se compose d’unsimple disque en cuivre tourné AA, porté sur trois visCillantes et que l’ou pose sur un pied ordinaire à sixbranches. On place sur le disque un niveau à bulle,et à l’aide des vis du trépied, on amène ce disque àêtre parfaitement horizontal. On enlève alors le ni-veau, on pose la lunette sur le disque, et au-dessus dela lunette, en coutact avec les corps carrés dont elleest garnie, le niveau à bulle. Si le plateau est horizon-tal et que les corps carres soicut égaux, il est clairque la bulle reste entre ses repères.