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NIVELLEMENT.

NIVELLEMENT-

La mise en état dn niveau de Lenoir consiste à ré-gler la bulle sur sa platine, au moyen d’un retourne-ment, à centrer la lunette, et enfin à égaliser les corpscarrés si le frottement ou tout autre cause avait altéréleur égalité.

On fait deux lectures avec ce niveau, comme avecle précédent, l’une avant et l’autre après avoir retournéla lunette autour de son axe longitudinal, et Ton prendla moyenne des deux indications, qui doivent différerà peine de 1 ou 2 centimètres pour une distance devisée de \ 00 mètres.

3. Quand il s’agit d’opérations exigeant un moindredegré de précision que celles qui nécessitent l’emploides niveaux à bulle, ou que l’on est forcé de confier àdes agents moins soigneux et moins instruits, on sesert du niveau d'eau } le plus répandu des instrumentsde nivellement.

La 6g. M représente un niveau d’eau de la meil-

courroies à boucle. Les niveaux ainsi disposés sont debeaucoup préférables à ceux qui se démontent en troispièces. Un niveau d’eau comme celui que nous décri.vons coûte avec son pied de 25 à 30 francs. On peut seprocurer an prix de 5 à 6 fr., sans le pied, des niveauxen fer-blauc avec fioles mastiquées en verre, maisces instruments sont très-fragiles et d’un mauvaisusage.

Pour se servir du niveau d’eau, on l'installe surson pied et on le remplit d’eau, de manière que celiquide arrive à peu près au milieu de la hauteur dechacune des fioles. Pour viser a\cc quelque exacti-tude, on se place à un mètre environ en arrière del’instrument, et on fait placer la mire de manièrequ’on aperçoive son centre en bornoyant tangen-tiellement aux fioles les bords des ménisques for-més par l’eau qui sont dans un même plan hori-zontal. Pour rendre ces ménisques plus apparents,quelques opérateurs colorent l’eau avec du carminou de l’indigo. Il vaut mieux employer de l’eaupure et lui donner un reflet noirâtre au moyend’obscurateurs en fer-blanc placés le long des fioles,comme l’indique la figure.

Pour changer de station, on bouche avec le poucel’une des fioles et on enlève l’instrument en relevantl’autre fiole pour que l’eau ne s’écoule pas. On adapteà quelques niveaux des robinets eu des bouchons deliège pour changer de station. Cette méthode est très-mauvaise, parce que l’on peut oublier d’ouvrir le robi-net ou d’enlever le bouchon avant d’opérer, et alorsla ligne de visée n’est plus horizontale. Dans les grandsvents, l’eau prend dans le niveau d’eau uu mouvementd’oscillation qui rend l’opération incertaine et quelque-fois impossible. On peut diminuer l’action du vent en

H.

leure construction. C’est un tube en cuivre terminé, àses extrémités recourbées, par des pas de vis sur les-quels s’adaptent des fioles en cristal garnies de virolestaraudées. Le tube en cuivre est porté au milieu de salongueur par un genou à coquille que l’on place sur unpied à trois branches. Pour transporter l'instrument,on dévisse les fioles et en les renferme dans une petiteboîte destinée à cet usage ; on attache d’ailleurs le tubeen enivre le long du pied en bois au moyen de deux

plaçant sur le goulot des fioles des pièces de 'mon-naie ou bien de petits cornets en papier qui ne lesbouchent pas complètement, mais qui amortissent laforce du vent. Un moyen plus simple et plus parfaitconsiste à relier par un tube en caoutchouc les deuxorifices des fioles. Il est évident que l’on ne change pasainsi les conditions hydrostatiques de l’instrument, etque l’on s’oppose complètement à l’action du vent.En même temps, cette disposition rend inutiles toutes

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