NIVELLEMENT.
NIVELLEMENT.
tago, mais ce chiffre peut être regardé comme unemoyenne. Ou ne doit pas oublier d’ailleurs que toutnivellement doit être vérifié, c’est-à-dire fait au moinsdeux fois. Cette donnée peut servir de base a des évaImitions de dépenses de nivellement. Pour fixer da-vantage les idées, aujourd’hui que tant de personnes js’occupent de faire étudier des lignes de chemins defer, il ne sera pas sans intérêt de rappeler les chiffressuivants :
Les anciennes études du chemin de fer de Lyon àAvignon , avec embranchement sur Grenoble , ontcoûté à l’Etat pour 316 kilomètres étudiés, la sommede 29,045 fr., soit par kilomètres. 92 f.
On a étudié beaucoup de variantes et leterrain était difficile.
Le chemin de Bordeaux & Bayonne , pour410 kil., a coûté 6,783 fr.. soit par kil. ... 61
Le chemin de fer du Centre, pour 481 kil.étudiés, a absorbé 36,000 fr., soit par kil. . . 75
L’embranchement d’Auxonne à Gray, parkil. étudié (à peu près).* . 100
Les études du chemin de 1er de Marseille àla frontière d’Italie se sont étendues à 245 kil.;elles ont coûté 13,949, soit par kil. 57
La ligne de Lyon à Genève a coûté par kil. 134
Enfin, les études du chemin de fer de cein-ture.177
La moyenne des chiffres précédents, empruntés àdes documents officiels, est de 99 f. 42 c. par kil. Ondoit remarquer que ce prix est un peu faible, parceque le traitement de certains agents, employés en réa-lité aux études, a pu être payé sur d’autres fonds.
On peut estimer que des études complètes et bienfaites d’un chemin de fer dans un terrain ordinaire nereviennent pas à plus de 200 fr. par kil., tous fraiscompris. L’avant-projet d’une ligne, en ne comptantpas le traitement de l’ingénieur, peut se faire moyen-nant 50 à 70 fr. par kil.
Mais à ces frais d’études viennent s’ajouter, quandil s’agit de former une société, des dépenses de toutessortes et do beaucoup supérieures aux premières.Ainsi, en Allemagne , les Irais de premier établisse-ment des compagnies se sont élevés de 750 à 4,000francs par kil. Ce dernier chiffre nous semble se rap-procher beaucoup de la somme qu’il faut pouvoir ex-poser quand on se propose de chercher à organiser unecompagnie de chemin de fer.
On peut faire lever et rapporter à la tâche les pro-fils en travers. On paye de 4 à 5 francs par kil. cegenre de travail, les coups de niveau étant espacés de20 à 30 mètres. Le levé et le nivellement par courbeshorizontales distantes de 0 m ,o0 à 4 mètre, revient de2 à 4 francs par hectare, selou l’habileté de l’opérateuret la difficulté du terrain.
III. REPRESENTATION GRAPHIQUE DES OPERA-TIONS DU LEVÉ DU PLAN ET DE NIVELLEMENT.Lorsqu’on a déterminé par les moyens dont il vientd’être question, en plan et en élévation les positionsrespectives des points remarquables d’une certaine éten-due de terrain, il faut obtenir par le dessin une re-présentation graphique des opérations, qui permettede percevoir nettement les résultats et de les embras-ser d’un coup d’œil.
Lorsque les opérations sont circonscrites à une por-tion de la surface de la terre assez restreinte pour quel’on puisse négliger de tenir compte de la courburedu globe, et c’est le seul cas que nous voulions examinerici, il suffit de rapporter sur le plan, dans leur vérita-ble grandeur, les angles observés réduits à l’horizonet de réduire, suivant la proportion fixée par l’échelle,toutes les distances qui séparent les points.
Le plan dressé, il suffirai d’écrire auprès de cha- !
quo point sa hauteur relative, pour compléter l'ensem-ble des résultats obtenus. Mais cette méthode, que l’onemploie du reste quelquefois, ne parle pas assez auxyeux et ne permet pas de saisir rapidement le relief duterrain. On a dû chercher parconséquent à perfection-ner ce mode de représentation. Tous les moyens em-ployés autrefois à cet effet étaient extrêmement im-parfaits. C’est seulement depuis une centaine d’an-nées, grâce à l’ingénieuse idée du géographe Buachoet aux efforts de Ducarla, que l’on est parvenu à uneméthode satisfaisante, consistant à tracer sur les car-tes les lignes d’intersection du terrain par des planshorizontaux équidistants. Les courbes ainsi tracéesdéfinissent parfaitement le terrain et permettent deconnaître immédiatement les hauteurs relatives et le*formes des différente* parties du sol. Mais dans la plu-part des cartes gravées, l’on complète la représentationgraphique du terrain au moyen de hachures dirigéessuivant les lignes de plus grande pente et par consé-quent perpendiculaires aux horizontales. Ces lignes deplus grande pente ne se tracent pas d’une manièrecontinue, on les interrompt à la rencontre des lignesde plus grande pente, et en général les hachures, quidans une tranche représentent les lignes de pente, nese tracent pas exactement dans le prolongement decelles qui leur correspondent le plus exactement dan»la tranche immédiatement inférieure.
Afin de rendre plus facilement appréciables les dif-férences de pentes par les nuances que produisentces hachures, on est convenu de les espacer du quartde leur longueur, et de plus de leur donner uno épais-seur inversement proportionnelle à leur longueur.
La distance des courbes du niveau est d'autant pinsgrande que l’échelle du plan est plus petite. Ainsi l'es-pacement des plans de section qui déterminent lescourbes e-t de 40 mètres dans les minutes de la carted’état-major à l’échelle de 1 /40,()0U ; elle est de 20mètres dans les mêmes cartes réduites pour la gra*vurc à l’échelle de 4 /80,000, et souvent elle se réduith 4 mètre ou même 0 m ,50 dans les plans à 4/1,000qui accompagnent les projets de travaux.
C’est d’après leur échelle que l’on classe les diversdessins qui représentent la surface terrestre. Les car-tes géographiques embrassent de grandes étendues deterrain, elles ne donuent que les points principaux, onn’y retrouve pas les courbes horizoutales, les chaînesde montagnes sont indiquées seulement par quelqueshachures. Leur échelle est ordinairement comprise en-tre 4/1,000,000 et 1/2,000,000.
Les cartes topographiques, au contraire, reprodui-sent tous les détails essentiels du terrain, et indi-quent les lignes horizontales. Leur échelle est com-prise entre 4/4,000 et 1/100,000.
Enfin les cartes dont l'échelle est comprise entre1/200,000 et 1/500,000, portent le nom de cartescorojraphiques.
Mode de représentation pour l'exécution des travaux.Quel que soit le degré de perfection que comportel’exécution des cartes topographiques , le mode dereprésentation du terrain exposé ci-dessus ne pré-sente pas encore une précision suffisante, quand ils’agit d’évaluer des volumes de terres à déplacer. Ilfaut en effet que l’on puisse, dans ce cas, substituer àla surface réelle une surface géométrique d’uue défini-tion simple et qui représente le terrain de la façon laplus exacte possible. C’est ce que l’on n’obtiendraitpas avec les courbes horizontales. On complète doncles indications du plan par un système de profils quis’applique plus particulièrement aux études de voiesde communication, mais qui peut également servir auplus grand nombre des opérations industrielles et quol’on va faire connaître.
Un premier profil levé suivant l’axe du projet in-