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OLÉOMÈTRE.

OLÉOMÈTRE.

très divisé, d’on beau noir, que l’on détache aisémenten frappant sur la plaque.

NOIR DE SCHISTE. Certains schistes, et en parti-culier celui de Menât, en Auvergne , donnent «près ladistillation un résidu qui jouit de propriétés décolo-rantes très marquées, et que l’on peut comparer aveccelles du noir animal.

NOIX. Outre son emploi comme aliment, la noixdonne une huile qui remplace celle d’olive dans l’ouestde la France . Convenablement préparée, cette huileest exclusivement employée en peinture dans la compo-sition des couleurs fines, à raison de son épaisseur etde sa propriété siccative. Le brou de noix est employépour la fabrication de liqueurs hygiéniques ; il renfermebeaucoup de tannin et d'acide gallique, aussi est-ilemployé en teinture pour faire certains bruns, et lesmenuisiers et les ébénistes s’en servent souvent pourdonner de la couleur aux bois blancs.

NORIA. La noria (fig. 1963) est une machine àélever l’eau, qui se compose d’uue série de seaux ouvases attachés il une double eliaine sans fin qui s’enroulesur deux tambours. Un mécanisme quelconque, ordi-nairement un manège, transmet le mouvement au tam-bour supérieur, qui entraîne avec lui la double chaînesans fin ; chacun des seaux se remplit successivementd’eau, qu’il déverse, au point culminant de l’appareil,dans un réservoir à ce destiné. Les norias sont verti-

cales eu inclinées ; lorsqu’elles sont verticales, ou sup-prime souvent le tambour inférieur. Ou emploie fré-

quemment les norias pour l'élévation de la farine dansles moulins à blé.

O

OBUS. Voyez projectiles.

OCHRE ou OCRE. Argile colorée par de l’oxyde dofer. (Voyez argile.)

ŒUFS ( Conservation des). La coque des œufs estassez poreuse pour laisser tamiser l’air qui, arrivant ducontact de l’albumine ou blanc d’œuf, en déterminel’altération au bout d’un temps assez court. Pour pré-venir cette altération, on prend les œufs frais, et on lesplonge à plusieurs reprises dans un baquet rempli d'eaude chaux ; la chaux s’infiltre alors dans les poTes de lacoque, arrive au contact de l’albumine ou blanc d’œuf,avec lequel elle forme un composé insoluble qui bouchehermétiquement les pores de la coque, et qui, en s’oppo-sant à tout accès de l’air, prévient ainsi toute altéra-tion subséquente.

OLÉATES . Voyez savons.

OLÉINE, y oyez savons.

acide OLÉIQUE. Cet acide que l’on retire du suif,comme produit accessoire de la fabrication de l’acidestéarique (voyez stéarique), est liquide, incolore oulégèrement jaunâtre, presque insipide, insoluble dansl’eau, soluble, au contraire, en toutes proportions dansl’alcool; sa densité = 0,898 à 16. Il est employé sur-tout à la fabrication des savons mous à base de po-tasse. (Voyez savons.)

OLÉOMÈTRE. On désigne sous ee nom trois in-struments différents qui ont été inventés pour décou-vrir, par le moyen de la densité, la fraude qu’on faitsubir aux huiles commerciales.

Le premier, imaginé par M. Laurot, chimiste à Pa-ris , pour l’huile de colza brute, porte le nom spécialà'oléomètre à chaud.

Le second, qui a pour auteur M. Lefebvre, courtierde commerce à Amiens , et qui sert à l’essai de toutesles espèces d’huiles sans distinction, est connu sous lenom à'oléomètre à froid.

Enfin, le troisième, construit par M. Gobley, phar-macien à Paris , sert spécialement à constater les fraudesdes huiles d’olive et d’amandes douces par l’huile d’œil-lette, dite huile blanche; il est plus connu sous le nomà’élalomètre.

Nous allons décrire successivement ces trois densi-mètres :

I. Oliomèlre à chaud. L’huile de colza brute est de-puis longtemps soumise à de nombreuses falsifications.On la mélange communément avec des huiles ayantune moindre valeur, telles que celles de poisson, dolin, d’œillette, de ravison, etc. Dans le but de mettraun terme à ces falsifications toujours croissantes, lesacheteurs d’huile de colza non épurée, de Paris , se sontréunis et ont engagé M. Laurot à faire des recherchespour trouver un moyen facile de découvrir dans l’huilode colza la présence d’une huile étrangère. Après biendes essais, M. Laurot leur a livré l’instrument qu’il anommé oléomètre.

Il se compose d’une burette en fer-blanc, faisantfonction de bain-marie. On y place un cylindre creuxde même métal, dans lequel on introduit l’huile à es-sayer. Quand on expose cet appareil au feu, l’eau notarde pas à entrer en ébullition ; la chaleur se commu-nique à l’huile, qui prend alors une température qui nopeut pas dépasser 100°. Un petit aréomètre, plongédans l’huile, marque la densité de ce liquide ; mais,comme sa tige est extrêmement fine, les plus légèresdifférences dans le poids spécifique sont rendues sen-sibles. La tige est partagée en parties égales. Il y adeux cents parties ou degrés au-dessous de 0°, et vingtà vingt-cinq parties au-dessus. Enfin, un thermomètre,plongé dans le vase, indique quand la température estarrivée à 100".

M. Laurot a observé qu’à la température de l’ébulli-tion, les huiles SQnt loin d’avoir la même densité, etque les différences sont très sensibles sur la fine tige

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