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VA VIEIL

PAT1LK.

sur un plateau garni d’une roue dentée égale à la pre-mière ; ces roues deutées étant conduites par un mêmevis qui leur fait faire en même temps des rotationségales autour de leur axe, il est clair que si l'outil etla touche étant placés de manière à correspondre à deux

section, résistent le mieux aux efforts de tractior, cisont doués d'une flexibilité parfaite. Ainsi, on conçoitque pour une épaisseur donnée, aussi faible que l'estcelle du papier, plus les filaments seront fins et con-tournés, plus il y aura de points de contact, soit d’at-

circonférences dont les diamètres sont dans les rapports ; tache ou de frottement ; l’étoffe n’en sera que plus ser-AG à AB, dans un tour complet des plateaux il sera ! rée et la surface plus unie.

possible, à l'aide de ce système, de tracer sur les deux | D’après coque nous avons dit plus haut, nous devonssurfaces une infinité de courbes semblables, dans les reconnaître qu’il existe en abondance des matières fiia-plans méridiens du modèle et de la réduction; et en menteuses renfermaut dans leurs tissus organiques lesrépétant l’opération dans nue infinité de plans, en éléments propres à la fabrication du papier, mais telle-faisant tourner les plateaux à l’aide de la vis, d’obtenir , meut associés entre eux, que l'obstacle à Uur emploi gitla réduction de la surface modèle. j uniquement dans la difficulté de les isoler sans attaquer

La réduction est non-seulement exacte théoriquement, leur organisation. Or, on sc rendra facilement compte

mais encore comme cette réduction résulte de celledes lignes de grande courbure tracées par l’outil,M. Collas obtient les plus beaux résultats, parce quece sout ces ligues qui représentent le mieux la surface,et que c’est leur perfection qui donne surtout à unestatue sa valeur artistique.

PAPIER. Les premières années de ce siècle ont vufaire un grand pas à la fabrication des papiers ; bienque né en France , le mode nouveau y demeura presqueoublié ou mal compris. Ce ne fut que lors de la paixgénérale, que nous songeâmes à reprendre des Anglais l’idée qu’ils commençaient à rendre féconde. Cependantil restait beaucoup à faire pour s’assurer une fabrica-tion régulière; les organes mécaniques laissaient en-core à désirer dans l’exécution, le choix et la distribu-tion de leurs pièces. Ils durent être étudiés, et donnèrentlieu & un grand nombre de tâtonnements. Longtemps ilen fut de même des manipulations des matières pre-mières*, l’apparition du blanchiment au chlore ajoutaau trouble. Mais enfin, laissant de côté les procédés ha-sardés et les superfétations, on a été conduit à adopterune méthode générale, qui se complète et sc simplifiechaque jour. C’est donc de ce point de vue que nousdevons examiner la série d’opérations qui constituentla fabrication actuelle du papier de machine ou papiersans fin. Nous consacrerons ensuite quelques mots à lafabrication dite à la main ou à la forme, et nous termine-ronsen indiquant quelques-uns desprocédésou machinesque l’on cousidère, jusqu’à présent, plutôt comme an-nexes et non indispensables, que comme faisant partieobligée d’une fabrication complète.

Une raison d’économie a fait adopter dans la majeurepartie des papeteries le travail mécanique continu ; celui des préparations est, pour la plupart, suspendu peudant la nuit.

Quels que soient les traitements, la matière premièrebrute est transformée en pâte et celle-ci en papier ;et, sous chacune de ces trois formes, cette matièrerecevra, de la part d’agents chimiques et mécaniquesspéciaux, des propriétés particulières, qui donneront àchaque produit uu caractère bien distinct.

Depuis longtemps, un grand nombre d’essais ont étéfaits pour substituer aux vieux linges des matières li-gneuses d’un prix d’achat moins élevé et dont la sourcelût plus abondante ; jusqu’à présent, les tentatives di-rigées vers ce but u’ont pu encore l’atteindre complétc-

de ia préférence que l’on continue à accorder à la ma-tière ligneuse des vieux linges, si l’on considère parcombien de traitement elle a dû passer, à pu tir de sonextraction du végétal, et que la papeterie trouvantainsi un véritable produit s'évite le travail des prépa-rations antérieures.

Du rluffon. Les chiffons bruts arrivent en fabriquegrossièrement triés ; ce premier classement fuit par lemarchand ne peut conserver un caractère de régularité,et à plus forte raison doit-il en être de même des pro-venances de localités differentes. On reconnaît ceux debonne nature aux caractères généraux suivants : ilssont en grandes pièces, peu usés, propres, parfaitementsecs, et cependant, pesants et souples sans mollesse,r consistent principalement en toiles de lin et de chanvre,peu ou point de coton, ni laine, ci soie. Quant aux chif-fons de grosses toiles grossières non blanchies, auxcordes, aux cotons colorés, etc., on recherche dans lesuns, les moins chargés de chenevottes ; dans les autres,des teintes claires et fraîches. A cet égard, comme danstoutes les acquisitions de matières premières qui nepeuvent pas être titrées, toutes les données de ce genresont insuffisantes sans l’expérience pratique.

La classification à adopter en fabrique est snbordonnée à la qualité des chiffons employés, aux ressourceslocales et aux sortes de papiers à fabriquer ; d’aprèsleur nature, la division se ferait par lin, chanvre, co-ton, lA»ie, soie, etc. *, puis, d’après leur état, en plus oumoins neufs ou usés, en blanc* ou colorés, combinaisonsdont le nombre est arbitraire, comme on le voit, maisproduisant une certaine série d’espèces bien distinctes.

Pour arriver à ce résultat, il faut préalablement avoirrecours au délissage ou dérompage , opération qui con-siste à découdre et couper les chiffons pour séparerceux qui n’ont point d’analogie entre eux : il est à pro-pos de mettre de coté les ourlets et coutures, commeparties moins usées et plus boutonneuses, surtout dedétacher les boutons, agrafes, etc., et de faire tomberla poussière qui séjourne dans les plis et les coutures.

Tout en s’occupant du triage, on régularise, autantque possible, la dimension des chiffons on recoupantceux qui excèdent une certaine grandeur; dans quel-! ques fabriques ce travail est réservé à une machine. Ilsdoivent avoir environ 5 centimètres sur 4 0 ; trop grands,

i ils engorgent les cylindres broyeurs et retardent lej travail ; trop petits, ils se nettoient moins bien et fontment; les manipulations sont restées dispendieuses, et \ plus de déchet. Le coupage manuel et le choix s'opèrentl'infériorité des produits a dû eu faire restreindre l’em- ! à l’aide de l’installation suivante : sur une longueurploi. Tout porte à espérer, néanmoins, le succès pro- I proportionnée à la localité, sont disposés en ligne deschain de ces efforts, et sans exclure totalement l’emploi ! bancs ou établis dont la tablette est en partie à claire-

L’emploi

des chiffons, cette nouvelle ressource procurerait l'avan-tage d’en faire diminuer le haut prix, et de nous ga-rantir, de ce côté, contre l’approche d’une disette immi-nente.

La matière ouvrable qui remplit le mieux les condi-tions de bonté et de beauté qu’exige le papier, est cellequi peut se diviser en filaments d’une ténuité extrême,d’une grande longueur, eu égard à leur section trans-versale très petite ; lesquels, proportionnellement à cette

voie, divisée par de fortes traverses, et garnie d’unegrille en fils métalliques ou en osier, distancés d’un cen-timètre. Si l’on doit travailler debout, la hauteur de cesétablis est de 65 centimètres. Une lame de faux estpassée dans une mortaise faite à une traverse et main-tenue solidement par un coin de bois ; le dos de la lameest tourné et incliné vers l’ouvrière ; celle-ci prenant unchiffon entre le pouce et l’index tournés en dedans, ellele saisit ainsi dis deux mains et l’appuyant sur le trau-