PAIN.
PANTOGRAPHE.
on sature ensuite l'excès par de l’acide acétique, puisajoutant du prussiate jaune de potasse, qui donne à laliqueur une coloration rose ou rouge, suivant la quan-tité do sulfate employé. Cette coloration est due à unprécipité de cyano-ferrure de cuivre.
L 'alun, à forte dose, joue le rôle de sulfate de cuivre ;en calcinant le pain qui en renferme, on trouve del'alumine eu forte proportion dans les cendres.
Le carbonate de magnésie et le bi-carbonaie de soudeont été employés, en Angleterre, pour faire gonfler lepain, par l'acide carbonique qu'ils dégagent pendantJa cuisson : la soude et la maguésie se retrouvent dans]es cendres du pain qui renferme ces sols.
Le sulfate de sine a été employé dans le même butque le sulfate de cuivre; mais ses résultats ont été loinde répondre à ceux donnés par ce dernier, aussi ne’’emploie-t-on plus.
Plusieurs autres substances, telles que la craie, laterre de pipe et le plâtre, ont été employées pour falsifierle pain, en augmentant son poids et peut-être sa blan-cheur; mais comme ces matières ne peuvent augmen-ter sensiblement le rendement de la farine en pain quequand on les emploie en grande quantité, on recon-naîtra toujours facilement cette fraude en incinérant uncertain poids de pain et en pesant les cendres, knàb.
PAINS A CACHETER ( angl . wafers, ail. oblaten).La pâte des pains à cacheter ordinaires se fait avec dela belle farine délayée avec de l’eau pure et froide poureu former une bouillie claire que l'on verse dans desmoules métalliques, légèrement échauffés, semblablesaux fers à gaufrer, et que Pon a graissés avec un peud'huile ou de beurre pour prévenir l'adhérence de lapâte; la feuille de pâte retirée du moule est ensuitedécoupée à l’emporte-piéce. On colore la pâte en rougepar le carmin ou, le plus souvent, par une décoctionalunée de bois de Brésil ; en bleu, pur une dissolutionalcoolique de sulfate d’indigo ; en jaune, par du safran ;eu noir, par un mélange de sulfate de fer et de noixde galle; en \ert, violet, etc., par un mélange des cou-leurs précédentes.
On obtient les pains à cacheter transparents en dis-solvant de la belle gélatine, de la grenetine par exemple,dans une quantité d’eau suffisante pour que le liquidese solidifie par le refroidissement ; on coule cette dis-solution chaude sur une glace chauffée au moyen dela vapeur d’eau, légèrement enduite d’huile ou de beurre,et renfermée dans un cadre d'une hauteur déterminéepar l’épaisseur de la feuille que l'on veut obtenir; onpose ensuite sur le cadre une glace semblable qui faitsortir l'excès de matière, on laisse refroidir et ou dé-coupe à l’emporte-pièce la feuille obtenue.
PALAN. Sorte de moufle. Voyez poulie.
PALIER. Nom donné à l’ensemble d'un cous-sinet et de son support.
PALLADIUM. Métal découvert par Wollas-ton, en 4803, dans les rainerais de platine. Ilest d’un blanc presque aussi beau que celui del’argent, très malléable, infusible à la tempé-rature de nos fourneaux; sa densité = 11,5. Ilest inaltérablo à l’air, même au blanc. L’acidenitrique et l’eau régale le dissolvent. On le sé-pare des autres métaux qui raccompagnent endissolvant le tout dans l’eau régale, et ajoutantdu cyanure de mercure qui le précipite seula l'état de cyanure insoluble que l’on lave etque l'on décompose par la chaleur.
On a trouvé depuis quelques années ce meta)dans un grand nombre de rainerais d’or et d'ar-gent du Mexique . Sa rarotéet,par suite, son prixtrès élevé en rendent l’usage très restreint. La pro-priété qu’il possède de résister aux émanations sulfu-reuses, sa blancheur, sou beau poli l’ont fait employeravec succès à la fabrication d'instruments d’astronomio
et de mathématiques, qui exigent une graduation exacteet délicate. Les dentistes font quelquefois usage d'uualliage d’environ 95 parties de palladium et de 5 par-ties d’argent.
PANORAMA. On donne ce nom à une perspectivetracée sur une surface cyliudrique verticale, a basecirculaire, le point de vue étant pris sur l’axe mêmede cette surface, disposition qui procure un champ devue bien plus étendu que les tableaux plans ordinaires.
PANTOGRAPHE. Le pantographe est un instru-ment qui permet d’obtenir une courbe semblable à uneautre courbe, c’est-à-dire une deuxième courbe dansun rapport tel avec une première courbe que tous lesrayons vecteurs qui leur sont menés d’un même centresoient dans un rapport constant, et les éléments de cescourbes semblables et semblablement placés.
L’instrument dont on se sert dans ce cas, et avec le-quel les conditions établies ci-dessus sont satisfaites,est le pantogruphe (flg. 4) déjà étudié à mécanique
GÉOMÉTRIQUE.
Nous avons supposé ,dans cette étude, que lescourbes tracées sur unplan, maison peut demêmeobtenir les courbes sucees-sivesd’une surface, obteuirune surface semblable àuue surface donnée. C’estce qu’a réalisé M. Collasdans la machine a\ec la-quelle il réduit les statues.
La fig. 2 en représente un croquis. Soit AD unebarre en bois, dans laquelle sont pratiquées des rai-nures longitudinales dans lesquelles peuvent glisserdans l’une une touche, dans l’autre un outil. L’extré-mité A de cette barre est terminée par un joint uni-versel, qui lui permet de prendre toute direction. Decette extrémité part une bielle articulée BC, qui enporte deux autres articulées également, attachéesl’une à la touche et l’autre au burin, et de longueurtelle que l'on ait AC Z AB Z Z CE Z BD, que les trian-glesACE, ABE soient toujours semblables.
Il en résulte que si l'on fait glisser le coulisseau dela touche sur la barre d’une petite quantité (ce quel'on fait à l’aide d’une vis pour obtenir de petits mou-vements), le coulisseau du burin glisse aussi et dans lemême sens ; et Ja touche et le burin traceront une suc-cession de courbes toujours semblables et semblablemeut placées.
Il sera facile d’après cela d’obtenir lu réduction d’une
4.
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surface quelconque. En effet, plaçons devant la toucheD un modèle n, supporté par un plateau garni d'uneroue dentée ; et devant l’outil E une masse molle placée