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PAPIER.

PAPIER.

ressortent, après avoir fait un grand nombre de révolu-tions, par l’extrémité opposée; il va sans dire que letracé de l’hélice formé par les broches doit concourir,selon le sens du mouvement, à faire cheminer les chif-fons de leur entrée à la sortie. La longueur des broches,leur distance entre elles et l’espacement des lignesd'hélices, se détermine d’après la nature du chif-fon. Soit, comme terme moyen, 6 centimètres entre lesbroches et 48 centimètres entre les hélices. Si on adop-tait la forme conique, il ne serait pas nécessaire d’in-cliner l'axe; on chargerait le chiffon du côté du petitdiamètre.

Toutes ces préparations à sec font faire aux chiffonsun déchet compris entre 2 et 5 pour 1 00, en les sup-posant pris à l’état brut sans humidité ; car, dans le casde séjour dans une localité humide ou mouillé à dessein,ils supporteront facilement une surcharge qui pourras’élever jusqu’à 7 pour 100 de leur poids en eau seule-ment, sans que, par le toucher, on puisse en reconnaîtrela présence. Du reste, quelles que soient les bonnes con-ditions dans desquelles toutes ces matières peuvent êtrefournies, elles contiennent constamment, par le fart deleurs propriétés hygrométriques, quelques centièmesd’eau ; cette propriété préexiste sans doute dans le pa-pier, mais pas à un tel degré, surtout s’il est encollé;or, il faut aussi tenir compte de cette eause de déperdi-tion, pour ne pas la confondre-avec celles qui résultentréellement du travail.

Du lessivage des chiffons. La coetien des chiffons npour but de favoriser le départ des matières étrangèresau ligneux, la plupart desquelles, comme la crasse etcertains principes naturels, sont amenés à l'état de disso-lution ; quelques-uns sont désagrégés, et d’autres, tellesque les substances colorantes propres ou artificielles,résistent en grande partie et ne sont que préparés àrecevoir plus efficacement l’action d’agents d’un autreordre. Cette opération, lors même qu’elle se pratiquesans l’intervention d’une lessive, conserve encore la dé-nomination de lessivage.

Il existe un grand nombre d’appareils de lessivagequi ont été préconisés ; il ne s’agirait donc de la part dufabricant que de savoir choisir celui qui s’approprieraitle mieux à ses besoins particuliers; mais, comme laplupart des avantages nouveaux qu’ils procurent com-pensent à peine de nouveaux inconvénients, nous con-seillerons l’emploi de l’appareil le plus ordinaire, d’unétablissement et d’un service facile: nous repoussonssurtout ceux qui ont des formes angulaires, parce quela circulation du liquide et la répartition de la chaleurne s’y font pas uniformément.

Soit un cuvier dont la contenance n’excède pas 500 kde ebiffons, hauteur égale au petit diamètre, doublef<wid percé de trous à 15 centimètres d’écartement etd’un diamètre de 2 centimètres; le double fond doit s’en-lever au besoin; il est maintenu à 10 centimètres‘dufond:; au milieu est fixé verticalement un tuyau defonteou de cuivre d’un diamètre intérieur de 8 centimètres*et dont la hauteur est de 6 à 7 centimètres au-dessousdu bord supérieur du cuvier; son extrémité.inférieuredépasse, en dessous, le double fond de 3 ou 4 centimè-tres ; un couvercle en deux parties mobiles ferme letout- Un tuyau de vapeur de 35 millimètres garni enhaut d'un robinet et d’un reniflard, s’introduit du de-hors entre le fond et le double fond, ou bien par le cou-vercle; cette dernière disposition n’exige pas de joint,mais il devient difficile de tasser le chiffon autour dutayau, -do manière à en -empêcher le soulèvement parla vapeur ; celle-ci, trouvant moins de résistance en cepoint, fait une percée, s’échappe en abondance et enpnre perte. L’extrémité plongeante de ce tuyau est ou-verte, mais pincée, de manière à représenter une feute;on en pratique sur la partie qui s’étend entre les deuxfonds, on diminue ainsi la violence des secousses pro-

duites par la condensation dans l’eau froide, secoussesqui nuisent beaucoup à la conservation des joints. Uneconduite d’eau de 4 centimètres alimente le cuvier parun robinet placé immédiatement au-dessus, et elle ensort par un trou de vidange percé à fleur du fond,muni d’un tampon ou d’un robinet de 4 centimètres aumoins. Tel est l’appareil très simple de Widmer.

Pour lessiver, on foule les chiffons dans le cuvierjusqu’à 10 centimètres du bord ; s’il y a lieu, on intro-duit ce qui doit constituer la lessive et on achève del’emplir d’eau jusqu’à cette hauteur; le robinet de va-peur est ouvert et on compte l’opération du commence-ment de l’ébullition ; celle-ci doit être soutenue sans êtretrop impétueuse, ce qui occasionnerait une grande dé-pense de vapeur ; elle détermine par la colonne outuyau du milieu un mouvement ascensionnel de liquide,qui devient circulatoire dans tout le cuvier. Il fautéviter les refroidissements, ils sont préjudiciables à lapropreté des chiffons. On termine en fermant le robinetde vapeur et ouvrant immédiatement celui de vidange,car il faut bien se garder de laisser refroidir l’eau delessivage sur les chiffons ; ceux ci reprendraient unoportion de la crasse qu’ils auraient abandonnée, et re-tiendraient en outre une plus grande quantité d’eau.L’eau froide que l’on verse quelquefois sur les chiffonslessivés pour en hâter le refroidissement a l’inconvé-nient de les resserrer, de les durcir, de manière à pro-longer sensiblement le travail de trituration ; les cuviersdoivent être garnis complètement, trois ou quatre heuresavant la mise en vapeur ; ce détrempage est favorableau lessivage, lequel doit être fait assez d’avance, pourque le maniement soit possible sans emploi d’eau froide.La durée de l’opération est mesurée d’après la naturedes matières que l’on traite et leur destination particu-lière ; elle n’est pas moindre de trois heures et n’excèdeguère six ; si t>n jugeait nécessaire de laprblongcr au-delàde ce terme, il serait plus avantageux de faire deuxlessivages successifs, et de varier l’espèce ou la dose delessive à employer dans chacune des cuites. Commelessive, on emploie, terme moyen, 2 parties de sel desoude pour 100 p. de chiffons, de 70° par exemple, cechiffre sera donc augmenté ou diminué; les toiles fineset cotons blancs propres •en exigent peu, les toilesdares ou bises davantage ; les toiles sales et les cotonnescolorées beaucoup plus encore. L’emploi de la soude netrouve guère de limite, que lorsqu’elle donne lieu àune dépense qui excède la valeur de ses effets ; ainsi,la crainte d’attaquer le nerf des filaments serait puérile,puisque l’on demeurerait au-dessous de la force alcalinequi constitue les bonnes lessives de ménage. L’actiondu lait de chaux ou de l’eau de chaux sur les matièresgrasses n’est pas dissolvante, elle attendrit le chiffonsans le nettoyer, elle rend sa surface sèche, elle estd’un bon emploi dans les ebiffons propres, mais bis et♦chenevotteux ; dans le rapport de 6 à 8 p. 100, ellefixe et concrète le goudron des cordes et toiles goudron-nées, l’empêche ainsi d’adhérer aux toiles métalliques,feutres, etc. La chaux est employée à la caustificationde la soude ou de la potasse, dans le but d’en augmenterl’énergie ; en ce sens il n’y a aucun inconvénient, celas’approprie même très bien au traitement des toilesneuves bises ; mais les frais et l’embarras fréquent quecette préparation nécessite pour être bien faite, ne sontpas compensés par des avantages réels ; l’acide carbo-nique, qui, dans ce cas, est arraché au carbonate desoude par La chaux, .abandonne également la soude à latempérature de 100°, en présence des acides formés parla malpropreté.

On a proposé à plusieurs reprises l’emploi d’appareilsde lessivage fonciionnant sous une pression supérieureà celle de l’atmosphère ; cette méthode serait sans con-tredit d’un avantage immense, si.le haut prix et les dif-ficultés du service des appareils ne mettaient obstacle &