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PERSPECTIVE ISOMÉTRIQUE.

PERSPECTIVE ISOMETRIQUE.

PERLES ARTIFICIELLES. On donne ce nom à depetits globules en verre mince, percés de deux trous op-posés à l’aide desquels on peut les enfiler, lorsqu’onles a préparés de manière h ce qu’ils puissent imiterles concrétions arrondies, brillantes et irisées des perlesorientales que fournissent certaines coquilles bivalves.Ces globules se soufflent très minces à la lampe avecdes verres blancs bleuâtres opalins ; on y introduit unegoutte d’ESSENCE d’orient, qu’on prépare, commenous l’avons vu, avec des écailles d’ablette et de l’am-moniaque, et ou fait sécher doucement pour faciliterla volatilisation de l’ammoniaque; enfin, pour donnerplus de solidité aux globules, on en remplit ordinaire-ment l’intérieur avec de la cire.

Les grains de verroterie employés pour colliers, cha-pelets, etc., se font d’une manière toute différente.On prend des tubes en verre blanc laiteux, simple oudoublé en rouge, bleu, etc., selon qu’il s’agit d’obtenirdes grains blancs ou colorés; ces tubes, analogues auxtiges de thermomètres, et d’un diamètre proportionnéà celui des grains que l’on veut obtenir, sont coupéspar paquets en cylindres d’une hauteur égale à leurdiamètre; on introduit ensuite ©es petits cylindres,avec un mélange de plâtre et de graphite, ou de charbonde bois pulvérisé et d’argile, dans un tambour pyri-formo en cuivre ou en fer battu traversé par un axeen fer, et que l’on place ensuite au-dessus d’un foyerdans un fourneau convenablement disposé. On imprimeau tambour un mouvement de rotation continu; lescylindres de verre se ramollissent par l’effet de la cha-leur, et prennent peu à peu, par le frottement, uneforme sphérique : les substances pulvérulcutes que l’ona introduites dans le tambour empêchent les globulesde verre de se souder les uns aux autres. Lorsquel’opération est terminée, on retire le tambour du four-neau au moyen d’une petite grue à volée mobile; oulaisse refroidir, et on sépare par le tamisage les ma-tières pulvérulentes.

PERSPECTIVE ISOMÉTRIQUE. Nous ne voulonspas parler dans cet article des règles de la perspectivetelle qu’elle s’emploie ordinairement dans les arts dudessin, ni des méthodes de projection à l’aide desquel-les ou représente les objets, les machines notammentà l’aide de plusieurs plans de projection convenablementchoisis. Nous avons dit quelques mots de ccs méthodesdans I’introduction. Nous voulons seulement ex-poser ici un nouveau système de représentation inventéen Angleterre par le professeur Farlsh, qui a pour butde présenter une vue satisfaisante d’un objet, tout enpermettant de retrouver sur ce même dessin ses dimen-sions dans tous les sens. (Nous empruntons à M. TomRichard, telle qu’il l’a donnée dans un recueil indus-triel, l’exposition de cette méthode.)

« Au premier aperça, dit-il, on pourrait croire quela meilleure méthode consisterait, en faisant occuperà l'œil une position invariable, à tracer sur une vitreou sur une feuille de papier qui la recouvrirait tousles traits suivant lesquels l’œil apercevrait les diffé-rentes arêtes de l’objet à représenter; mais pour peuque l’on y réfléchisse, on reconnaît bientôt que l’onn’obtiendrait ainsi qu’une solution très imparfaite ;deux objets de la même grandeur, en réalité, seraientreprésentés sous des grandeurs tout à fait différentesselon leur degré d’éloignement; une fenêtre placée icisera plus grande qu’une maison entière qui sera situéelà-bas; la première sera indiquée avec tous ses dé-tails; celles de la maison, pins éloignées, ne seront ac-cusées que par une image à peine visible ; aucune me-sure ne potirra être prise sur un pareil dessin; ce nesera qu’une œuvre d’art, absolument nulle au point ide vue de la réalisation matérielle de l’objet représentépar le dessin; la perspective vraie ne saurait donc àcet égard convenir.

| « Aussi a-t-on cherché depuis longtemps à rempla-

j cer cette perspective vraie par la perspective cavalière,qui n’est autre chose qu'une projection oblique faitesur un plan parallèle, le plus souvent, à une des facesprincipales de l’objet. Le dessin alors représente l’ob-jet tel que le verrait celui qui serait placé immensé-ment loin, mais ici encore, malgré le parallélisme dansle dessin des différentes pr<ÿectious des lignes paral-lèles dans l’espace, les dimensions sont altérées, celles-ci plus, celles-là moins, de manière qu’il est impossi-ble de trouver sur le plan à l’aide du compas leséléments des grandeurs, nécessaires pour reconstruire.(La représentation des objets dans ce système, à l’aidede la photographie, tend à en rendre l’application plusfréquente chaque jour.)

« Pour satisfaire cette importante condition pour lapratique, on préfère, en général, prendre pour plande projection un plan parallèle à l’une des faces del’objet à représenter, de manière à obtenir une repré-sentation en vraie grandeur daus toutes les dimeusions parallèles à ce plan, et figurer sur le coté la fa-çade latérale qui est alors vue obliquement ; on n’obtientainsi, en quelque sorte, que plusieurs dessins à deséchelles différentes, donnant une idée fausse des di-mensions et des positions respectives des différentesparties d’nn même tout.

«S’il s’agit de représenter de cette façon une caissed’emballage, par exemple, on portera de A en B(fig. 1) sur la verticale AB la hauteur de cette caisse;on complétera la figure exacte (ABEC) de sa face an-térieure en prenant la distance AC égale à la largeur

de cette face et en complétant le rectangle ABCE.Pour donner l’idée de la profondeur de cette caisse, oumènera une ligne quelconque B G de longueur arbi-traire, on tracera les parallèles AD, CH, GD, DH;le parallélogramme ABGD représentera la face laté-rale de droite de la caisse, le parallélogramme AC EDla face supérieure.

« Dans ce mode de représentation, toutes les lignescontenues dans le plan ABCE seront figurées en vraiegrandeur et pourront servir à l’exécution ; les lignesparallèles à AD pourront également être employéespour mesurer les profondeurs; mais, suivant l’un oul'autre cas, l’échelle qu’il sera nécessaire d’employersera différente, et l’œil ne sera pas immédiatementfrappé des rapports réels de grandeur entre les diffé-rentes faces.

« Et si l’on remarque que presque toutes les arêtesd’un bâtiment et même d’une machine sont parallèlesà l’une des lignes AB, AC, AD, on voit déjà toutel’utilité d’un pareil système, défectueux cependant ence sens qu’il habitue l’œil à mal juger, et en ce qu unemême échelle ne peut servir dans les trois directions