PHAKE.
PHARE.
paute, nie de Vaugirard, n° 133, à Paris , par une ma-chine h vapeur. L'outillage puissant de ce fabricantdistingué lui permet de faire mieux et à plus bas prixque qui que ce soit ce genre de travail.
Portée des phares t intensité de leur lumière. La portéedes phares du premier ordre varie de 28 à 44 kilomètres.Celle des feux de port de 11 à 22 kilom. On ne doitpas confondre cette portée théorique, dépendant de leurélévation, avec la limite de leur visibilité qui peut êtresensiblement diminuée par l’état de Patmosplière, etqui, dans des circonstances favorables et pour des pha-res très élevés, peut s’étendre, au contraire, beaucoupplus loin Le phare du mont d’Agde , par exemple, a étéaperçu de celui du cap Béarn à une distance de 93 kilom.
On suppose, dans le calcul de la portée des phares,que l’observateur est placé sur les vergues, à 1 2 ou15 mètres au-dessus du niveau de la mer pour les feuxde premier ordre, à 10 mètres pour ceux de second ordre,a 5 mètres pour ceux de troisième ordre, et enfin à3 mètres seulement pour les phares de quatrième ordre.Cela posé, si on appelle R le rayon delà terre, h la hau-teur du feu au-dessus des grandes mers, et d la portée, onvoit facilement que ces quantités sont liées par la rela-tion d* = h (2R-+-/i), ou supprimant /*, quantité infini-ment petite par rapport à 2R, dans le second facteur,
d*
d 2 = 2RA, d’où on tirerait h = -^rrr- Mais la réfraction2L
atmosphérique augmente la portée dans le rapport de84 à 100, de sorte que d étant donné, ou obtieut h
, , , . 0,84d 2
par la formule h = -4^—
La lumière d’un bec quadruple, semblable à celuique nous avons décrit, équivaut à 17 becs de Carcel.Les grands panneaux de lentilles à échelons, de 1 ,n ,U0de hauteur et de 0“,76 de largeur, donnent des éclatsqui, dans l’axe, équivalent à 4.000 becs de Carcel, ouà 24.000 bougies. 11 serait matériellement impossibled’obtenir avec des miroirs de pareils résultats.
Administration , prix et statistique des phares. Quoi-que la France ne soit pas, à beaucoup près , la nationqui fréquente le plus l’Océan, c’est elle qui met le plusde soin à éclairer ses rivages pendant la nuit. Aucunpeuple ne possède encore un système de phares aussicomplet que le nôtre. Toutes les dépenses de ce service
sont supportées par le trésor public, et aucune chargen’est imposée pour cet objet aux navigateurs. En Angle-terre, au contraire, où le système d’éclairage est fort incomplet, on paie dans chaqueport un droit pour les phares.
En vertu d’un décret du 7 mars 1806, le service desphares est confié, en France , aux ingénieurs des ponts1 1 chaussées. Mais, comme il intéresse à un haut degréla navigation, le sous-secrétaire d’état des travauxpublics a formé auprès de lui une commission desphares, composée d’ingénieurs, de marins, d’hydro-graphes, d’astronomes et de physiciens, appelée adon-ner son avis sur toutes les questions de cette nature.L’administration possède en outre, à Paris , un établis-sement, connu sous le nom d’Atelier central des Phares,où l’on monte et où l’on vérifie les appareils destinésaux départements, et où l’on fabrique même quelqueslentilles. Un ingénieur dirige cet atelier.
L’éclairage des phares de la Méditerranée et celuides phares de l’Océan, depuis Bayonne jusqu’au Fi-nistère, se fait par entreprise. Depuis Dunkerque jus-qu’aux côtes du Nord , au contraire, les fournituresd’huile sont seulement mises en adjudication, et le restedu service se fait en régie. L’administration a l’inten-tion d’appliquer à toutes nos côtes cette seconde mé-thode, beaucoup plus convenable que l’autre. Il est àdésirer que cette amélioration soit bientôt réalisée.
Nous avions en France , à la fin de 1845, 123 pharesou finaux sur les côtes de l’Océan, répartis dans dix-sept départements, et 30 sur la Méditerranée, dans huitdépartements. Ces etablissements représentaient unevaleur de 10.658.000 fr.
L’administration publie périodiquement un état des-criptif.des phares de nos côtes, et prévient longtemps àl'avance les navigateurs de tous les pays des change-ments qui doivent être apportés dans le système générald’éclairage.
Les verres employés à la fabrication des lentilles héchelons sont maintenant préparés à Choisy-le-Roi .Ils coûtent environ cinq francs le kilogramme. Le mètresuperficiel de panneaux de lentilles à échelons est payé1.750 fr. Nons avons d’ailleurs réuni dans le tableausuivant les renseignements les plus importants sur lesfraisd’entretien,la consommation d’huile, la valeur, etc.,des appareils dioptriques des différents ordres.
ORDRES DES APPAREILS.
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Nombre de gardions.
OBSERVATIONS.
“ j Feu fixe.
s ) * J 8 g-and.'S lentilles.
° \ Fe tournant '116 demi-lentilles. .L (Feu varié par des éclats. . . .
ê l Feu fixe.
© \ Feu tournant.
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es l Grand modèle.!,-,
© J Ireu varié.
°)petit m od è le.g“^ é:::;;ee (Grand modèle.
© 1 U’ eu varie.
. J Petit modèle. f F
( (reu varie.
métrés.
1,84
1,84
1,841,841,401,401,40
1,00
1,00
0,50
0,50
0,375
0,375
0,30
0,30
Becs.
450
4000
2000
2800
200
1200
1200
65
380
35
200
20
120
10
90
milles
20
28
24
24
16
18
18
14
151214
10
12
9
10
francs.
24500
30000
30000
33000
16000
21000
•23500
8000113000140007000
2500
5000
1700
3600
grsm.
750
500
190
■ I20
60
45
francs.
8000
6000
4000
3500
1200
900
3
2 à 3
2
1 à 2
1
1
1 Cesindîcationsd’éclatse rapportent, pour lesphares des trois premiersordres, à des miroirs pla-cés aux parties intérieureset supérieures.
2 On nedoitpas confon-dre la portée avec lalinriicde visibilité.
8 Non compris la lan-terne.
- TSJ
H. MANGON.