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PHARE.

PHARE.

Los phares à feux variés par des éclats présententnue disposition un peu différente. Ils Boni formés (fi-gures 201 2 et 2013) d’un tambour circulaire à feu fixe,

2012 .

IWESQi

autour duquel tourne une lentille prismatique dont la fi*gure indique la section droite. La lumière émise par lalampe et déjà réunie en nappe circulaire par le tambourà feu fixe se trouve de plus réunie en faisceau paral-lèle et produit aiusi un éclat passager plus vif que celuidu feu fixe. Cet éclat est nécessairement précédé etsuivi d’une petite éclipse dont la durée, comme celle del’éclat lui même, dépend de la vitesse de rotation de lalentille prismatique autour du tambour fixe.

Les appareils tels que nous venons de les décriren’utiliseraient que la partie de la lumière de la lampe

)

émise dans l’angle formé par les lignes partant du 1centre de la flamme et passant par les bords extérieursdes lentilles. 11 faut encore utiliser la lumière émisedans les autres directions. On arrive à ce résultat au jtnoyen de différents appareils. La première idée qui se !présente consiste à disposer au-dessus et au dessous dutambour dioptrique, comme l’indique la fig. 2014, unesérie de miroirs paraboliques ayant tous pour foyer lalampe elle-même. L’exécution et l’entretien de ces mi-

roirs est difficile, et ils ne réfléchissent régulièrement,comme nous l’avons déjà dit, que la moitié de la lu-mière qu’ils reçoivent. On leur a donc substitué (figu-res 2015 et 2016) un

2015

2016 .

système de lentilles àéchelons inclinés sur les-quelles tombent la lu-mière etdont elle émergeen faisceaux parallèlesqui sont à leur tour ren-voyés dans la directionvoulue par des miroirsplans, en glacesétamées,convenablement incli-nés. Cette disposition ab-sorbe moins de lumièreque la première, maiselle est compliquée, etles miroirs étamés ontl’inconvénient de s’al-térer assez rapidement.On adopte par consé-quent , aujourd'hui, unedisposition plus parfaitedont le prix est malheu-

reusement trop élevé. On place au-dessus et au-dessousdu tambour principal une série d’anneaux, à sectiontriangulaire, indiqués fig. 2008 et 2009, dont la forme(fig. 2017) est calculée de tel le sorte que la lumière, enarrivant divergente à la partie inférieure, éprouve surla face la plus inclinée une réflexion totale , et sortensuite, par la troisième face, en faisceaux parallèles.Ces anneaux dioptriques remplissent donc à eux seulsla double fonction des lentilles et des miroirs de l’ap-pareil précédent, ils absorbent très peu de lumière etne s’altèrent pas plus quele reste de l’appareil.

Les appareils lenticu-laires des phares à éclip-ses sont supportés par unpivot et un système degalets. Un mouvementd’horlogerie, mû par unpoids et placé au dessousde la lanterne, leur impri-me le mouvement de rota-tion qu’ils doivent avoir.

2017 .

Dans tous les cas, l’appareil d’éclairage est renfermédans une lanterne en glaces qui couronne le phare. Ledôme de la lanterne est en cuivre et surmonté d’unparatonnerre. Les glaces sont fixées dans les nervuresde montants en fer ou mieux en bronze; malgré leurépaisseur de 0“,008 à 0 m ,010, elles sont souvent casséespar les oiseaux de mer qui viennent se précipiter versla lumière.

La fabrication des appareils dioptriques des pharesest arrivée aujourd’hui, grâce aux efforts de MM. So-leil et Henri Lepaute, à un degré de perfection quilaisse peu de chose à désirer. L’Angleterre, la Suède , laNorwège et les Etats-Unis ont acheté en France , depuisquelques années, plus de quarante appareils d’éclairagepour les phares.

Les instruments pour la taille des lentilles et desanneaux sont très simples par eux-mêmes. Us exigentseulement une grande précision. La pièce de verre colléesur un disque horizontal en métal, animé d’un mouve-ment de rotation, est usée et polie au moyen d’unfrottoir fixé à l’extrémité d’une pièce de fer, dont l’autrebout est réuni par une charnière à un point fixe. La lon-gueur de cette pièce de fer est égale au rayon de cour-bure du profil générateur de la surface que l’on exécute.

Les machines à tailler les lentilles sont mises enmouvement dans les beaux ateliers de M. Henri Le-