PLOMB.
PLOMB.
Suppose : s maintenant qu’il soit proposé de mesurerdes étoffes par plis de 4 «mètre. Le support G étant fixésur une latte horizontale, au moyen des vis a et b, onfixera à sa droite, sur la même latte, le support D, aumoyen du boulon B, de manière à ce qu’il y ait une dis-tance de 4 mètre entre les arêtes extérieures des lames.
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La plaie dans laquelle glisse le boulon B rend cette opé-ration très facile. Le levier L est maintenu horizontale-ment par la cheville h , de sorte que, de part et d’autre,les lames sont verticales. On fait glisser les lames surchaque tringle, de manière à les porter en avant vers lavis c et à laisser libre l’espace postérieur. Alors on fixenu crochet p l’extrémité de la lisière ; on tient cette li-sière de la main droite, on l’appuie contre la latte, endépassant la lame n* 4, située en D; on détache cettelame des autres au moyen de la main gauche, en faisantglisser sur la tringle jusqu’à ce qn’elle s’appuie sur l’é-toffe; alors on fait revenir la lisière en avant de laJame, en l’appuyant sur son arête extérieure, avec la-quelle elle se trouve fixée par la pointe q; puis on re-vient à gauche, en s’appuyant sur le premier pli. Ondétache la lame n° 2, que l’on fait glisser jusqu’à cequ’elle rencontre l’étoffe ; on fait revenir la lisière enavant de cette lame, comme on l’a fait pour le n* 4. etainsi de suite. Pour détacher l’étoffe, on enlève la èhe-ville à, le levier L descend, en inclinant les lames deD vers la gauche, et rien ne s'oppose à ce que l’on en-lève les plis, qui sont d’ailleurs maintenus par l’ou-vrier.
PLOMB ( angl. lead, ail. bley). Le plomb est un mé-tal connu dès la plus haute antiquité; il est d’un blancbleuâtre, très éclatant lorsqu’il vient d’être râclé. Il n’apresque pas de saveur, mais il possède une odeur parti-culière assez prononcée ; il est très mou, se laisse rayeravec l’ongle, et tache en gris bleuâtre, par le frotte-ment, les corps et le papier. Il est malléable et ductile,et peut être réduit en feuilles très minces au laminoir ouau marteau. Sa ténacité est très faible, et il se romptsous un poids de 2 k ,85 par centimètre carré de section.Sa densité est de 41,445. Son point de fusion varie de326° à 340", suivant sa pureté. A la température d’anfeu de forge (430° du pyromètre de Wedgwuod) et dansun creuset brasque, il s’en volatilise 4/40° dans uneheure. Il se ternit promptement an contact de l’air et serecouvre d’une pellicule noirâtre qni forme vernis, etqui est regardée par Berzélius comme un sous-oxyde.Chauffé jusqu’à fusion, le plomb se recouvre d’abordd’une pellicule irisée d’oxyde, puis les couleurs dispa-
raissent, et on voit surnager sur le bain de l’oxyde jaunepulvérulent; lorsque la chaleur est portée au rouge,l’oxyde lui-même se fond, le plomb s’oxyde très rapi-dement et répand dans l’atmosphère des vapeurs quibrûlent avec une flamme d’un blanc livide, et qni sontconnues sous le nom de fumées de plomb. Le plombfondu au contact de l’air, à une tempéra-ture élevée, parait pouvoir absorber unefaible quantité de l’oxyde qui se forme alorsà la surface et devenir très cassant. Le plombne décompose sensiblement la vapeur d’eau *qu’à la chaleur blanche. L’acide hydrochlo-riqne concentré et bouillant l’attaqueà peine;il décompose au rouge cet acide à l’état ga-zeux. L’acide sulfurique ne l’attaque quelorsqu’il est concentré et bouillant, et letransforme alors en sulfate insoluble. L’a-cide nitrique et l’eau régale le dissolventavec la plus grande facilité, même à froidet étendus. Le plomb s’oxyde facilement au contactde l’air, en présence des acides les plus faibles, etmême de l’eau ; il se recouvre dans ce dernier cas d’unepellicule blanchâtre d’hydrate d’oxyde, qui est légère-ment soluble dans l’eau et lui communique une saveurnn peu sucrée, et la propriété de devenir laiteuse aucontact prolongé de l’air en donnant lieu à un précipitéde carbonate de plomb. On peut faire cristalliser cethydrate d’oxyde dans le vide ; lorsque l’eau renferme| une très faible proportion de matières salines, commei l’eau de source ou de puits, l’hydrate de plomb ne s’y] dissout plus sensiblement. Le plomb s’attaque trèsbien, par voie sèche, par le nitre. Il se combine faci-lement avec tous les gazolites, excepté l’hydrogène, lebore, le silicium et le carboue. Il s’allie avec presquetous les métaux, le fer excepté. L’alliage avec l’anti-moine et un peu d’étain forme les caractères d’imprime-rie, le pewter, etc. L’alliage de 2 parties de plomb et 4 p.d’étain constitue la soudure des plombiers ; l’alliage àparties égales de plomb et d’étaiu forme la soudure desferblantiers ; ce dernier alliage est très combustible, etdonne, lorsqu’on le chauffe au rouge, un mélange oucombinaison d’oxydes de plomb et d’étain, connu dansles arts sous le nom de potée d'étain, et qui est employépour polir et préparer les émaux. Les alliages triples de, plomb, d’étain, de bismuth, sont très fusibles, et sontconnus sous le nom d'alliages fusibles. Enfin le plomba une grande affinité pour l’or et l’argent, et on utilisedans les arts cette propriété pour séparer ces derniers »métaux des matières terreuses ou ferreuses qui les accompagnent ; on les sépare ensuite du plomb par lacoupellation (voyez argent).
Oxydes de plomb.
On eonnaît deux oxydes do plomb, le protoxyde (li-tharge ou massicot) et le deutoxyde ou oxyde puce.Quelques personnes regardent le minium comme unoxyde particulier. Ces oxyacs sont facilement réduitspar l’hydrogène, le charbon, les corps combustibles, lesoufre, etc., et par les métaux très oxydables.
Lorsqu’on fond du plomb à une basse températureau contact de l’air, il se recouvre d’une matière pulvé-rulente jaune qui est du protoxyde de plomb ou massicot.
Si on élève la température, l'oxyde de plomb fond etporte alors plus spécialement le nom de litharge ; il estalors vitreux ou en paillettes cristallines, jaune ou rou-geâtre, d’où vient dans le commerce la distinction deslitbarges en lilharges jaune# et liiharges rouges; cesdernières doivent leur couleur à l’absorption d’une faiblequantité d’oxygène pendant leur refroidissement. Ellesont une valeur commerciale notablement supérieure àcelle des litharges jaunes. On les produit aisément dansles usines à plomb en faisant couler la litharge en fusiondans de grands creusets où elle se trouve en grandes