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PLATRE .

PLIAGE.

Il devient plus dur, peut être coloré de diverses cou-leurs, et enfin est susceptible d’un très beau poli.

Pour l’obtenir, on prend de la pierre à plâtre d’ex-cellente qualité, on la fait cuire dans un four analogueà un four à cuire le pain. Au sortir du four, le plâtre estpulvérisé et tamisé.

Ce plâtre est ensuite gâché avec de l’eau dans laquelleon a fait dissoudre de la colle forte et à laquelle ouajoute souvent de la colle de poisson ou de la gommearabique. Silo stuc doit imiter du marbre coloré, onmet les couleurs dans l’eau collée, qui doit être chaude,afin que le plâtre ne durcisse pas trop vite.

On éteud le stuc en plâtre de la même ma'nière queles autres enduits. Lorsque les ouvrages de stuc doivent,avoir beaucoup de relief, comme des chapiteaux, descorniches, etc., etc., on commence par en faire l'ébau-che ainsi qu’il suit : On fixe, dans la surface sur la-quelle l'ouvrage doit être placé, des clous que l’on laissesaillir plus ou moins suivant l’épaisseur que le reliefdoit avoir, on mouille la place où sont les ferrements,puis on couvre cette surface de bon plâtre en lui fai-sant prendre la forme que doit avoir l'ouvrage. Ondonne ainsi trois couches successives de plâtre pourterminer l’ébauche. Quand l’ébauche est terminée ,on l’huir.ecîe avec de l’eau, ensuite on ^appliquele stuc. Quand l’ouvrage est sec, on le polit d’abordavec une pierre à aiguiser dont le grain est très fin,on frotte l’enduit avec la pierre que l’on tient d’unemain, et de l’autre on tient une éponge imbibée d’eauavec laquelle on nettoie l’endroit que l’on vient de frot-ter. On donne le dernier poli avec un morceau de feutreimbibé d’huile et de tripoli en poudre ; enfin on termineavec le morceau de feutre imbibé d’huile seulement.

Lorsque l’on vent imiter des marbres diversementcolorés, on a de petits vases renfermant de l’eau colléedans laquelle on détrempe une couleur particulière ; ongâche ensuite, avec chacune de ces eaux, une petitequantité de plâtre dont on forme une galette; toutes cesgalettes sont placées les unes au-dessus des autres, àmesure qu’elles sont formées ; on coupe ensuite la pilepar tranches qu’on appliquo de suite sur la surface quedoit recouvrir l’enduit.

Dans ces derniers temps, on est parvenu à représen-ter des paysages au moyen de stuc. Pour cela, on pré-pare le fond sur lequel doit être placé le paysage, puissur ce fond on place un papier sur lequel les contoursdu dessin sont marqués par des trous d’épingle. Ont prend ensuite de la poudre d’une couleur différente decelle du fond, et on ponce le papier; on obient ainsi lecontour du dessin. On enlève, avec de petits outils, lamatière qui se trouve dans l’intérieur du contour, à uneprofondeur de 3 à 4 millimètres ; on détrempe ensuiteplusieurs couleurs dans de l’eau collée; on gâche unpeu de plâtre avec ces eaux, dans le creux de la main,et on l’applique en quantité suffisante sur la partie ducreux du tableau qui doit avoir cette teinte.

Nous terminerons cet article en donnant le comptede fabrication du plâtre pour une production de7.200 muids par an, soit 300 jours de travail et 240

muids par jour.

Combustible. 28.325 fr.

Main-d’œuvre. . . '. 20.400

Transport (voit., chev., hommes). . 43.454

Sacs et entretien, etc. 900

Location de la carrière.6.000

Intérêt..3.000

Four 7.200 muids. 74.779 fr.

Un muid coûte donc 40 fr.

On le vend 46 fr., ou, déduction faite des droits,42 fr. 35 c. a. cuetel.

PLATRE-CIMENT. Nom donné au ciment romain .

Voyez MORT! EK,

PLIAGE et métrage des étoffes. Tout le monde saitque généralement le métragq des pièces d’étoffes selait au moyen de deux longues aiguilles, placées à ladistance de la mesure que l’on veut adopter pour unité.L’ouvrier accroche l’étoffe à chaque pli dans ces ai-guilles, en perçant la lisière et en comptant le nombreîle plis qu’il forme ainsi, pour savoir la longueur de lapièce. Ce moyen a le triple inconvénient de percer leslisières de trous plus ou moins grands, qui déprécientbeaucoup la marchandise ; de rendre les derniers plismoins longs que les premiers, puisque les aiguilles socourbent et cèdent au poids et à la tension de 1 étoffe, cequi produit un métrage inégal ; et, enfin, d’être exposéa des erreurs, puisque le nombre de plis est simplementcompté par l’ouvrier, sans aucun contrôle mécanique.

La machine â métrer, brevetée, dite revtomètre 1 in-ventée par M. Mannier de Wesserling, remplace les ai-guilles de l’ancien appareil par deux règles en fer, par-faitement parallèles, fixées par un support en fontecontre un plateau en bois, à la distance exacte que doitavoir la longueur de chaque pli de la pièce à métrer.Ces régies parallèles portent des coulants, ou lames enlaiton, armés de petites pointes en acier, qui retiennentchaque pli sans percer la lisière de trous. Ces lames enlaiton sont numérotées dé manière à ce que tous lesnombres pairs se trouvent d’un côté et les nombres im-pairs de l’autre. Chaque pli porte ainsi son numéro, et,arrivé au dernier, l’ouvrier peut lire sur la plaque lenombre de plis qu’il a fermés. Si même, par inadver-tance, il avait sauté l’une des plaques, il reconnaîtrason erreur, en voyant qu’une plaque vide reste entre lesplis de l’étoffe, ou en reconnaissant que les nombresrestants des deux cotés ne se suiveut plus. Les plis dela pièce ainsi formés sont parfaitement réguliers et sedégagent très facilement de l’appareil, en faisant faireà l’une des règles un quart de tour, pour incliner lesplaques de laiton à l’aide d’un levier, qui sert à les re-tenir dans la position voulue.

Un ouvrier peut métrer avec cet instrument, parheure, neuf pièces blanches, de 50 à 60 mètres chaque.

Les vues de protil, fig. 2082, et de face, fig. 2083,du rectometre, montrent que cet instrument se composede deux parties G et D, fixées sur une même planchettehorizontale, l’une G, à gauche, l’autre D, à droite; lapremière, par les deux vis a et b r la seconde, par laboulon B, qui pénètre dans une plaie contre les parois delaquelle il exerce une pression. Chaque partie G et D socompose d’un support en fonte, représenté pour G deface et latéralement, et seulement de face pour D. Uuotringle en fer carrée T T, est soutenue par le supporten m et en c. Pour la partie G, m est un carré qui as-sure la stabilité de la tringle : c est une vis qui fixel’autre extrémité. Pour la partie D, m est cyliudrique,de sorte que la tringle T T peut tourner autour de sonaxe, à l’aide d’un levier L, qui est maintenu dans laposition horizontale par la cheville mobile h. Sur lesdeux tringles TT, glissent des lames en laiton /, nu-mérotées, celles de gauche de 2 à 80, celles de droitede 4 à 79 (les premières représentant la série dos nom.bres pairs, et la deuxième, celle des nombres impairs).Chaque lame est percée d’un trou rectangulaire, ayanthorizontalement l’épaisseur de la tringle et verticale-ment cette dimension augmentée de 2 millimètres en-viron : par cette disposition, la lame peut glisser libre-ment sur la tringle, en conservant sa position verticale. Chaque lame est munie d’une pointe q en acier,correspondant à une ouverture circulaire, qui permet leplacement et le déplacement de la pointe. Enfin, de pe-tits refoulements, opérés près d’une des arêtes des la-mes, forment de légères saillies qui s’opposent au contact immédiat des lames, et rendent plus facile l’usagoauquel elles sont destinées. Un crochet p se trouve sur lesupport de gauche, en ligne avec les pointes des lames.