■PLOMB.
PLOMB.
Kflus ayons décrit sa préparation dans un article sé-paré.
Oxalate. L’oxalate est blanc, pulvérulent et insolubledans l’eau.
Acétates. L’acide acétique forme avec le plomb plu-sieurs combinaisons très employées dans les arts, etsurtout pour la fabrication de l'acétato d’alumine et ducarbonate de plomb : nous en avons parlé avec détails àl’article acétates.
Chromâtes. Les chromâtes de plomb sont employéspour obtenir diverses nuances de jaune dans la teintureet la peinture. Ils sont insolubles et se préparent pardouble décomposition (voyez chromâtes).
Minerais.
Les minerais de plomb se trouvent dans presque tousles terrains, mais surtout, soit dans les calcaires et lagrauwacke des terrains de transition, soit dans les grèset calcaires qui recouvrent immédiatement le terrainhouiller, soit dans le muschelkalk, soit enfin dans lesarkoses ou grès felispathiques, qui se trouvent à la basedu terrain jurassique. Ces minerais sont très nombreux.et généralement associés ensemble ; nous ne citeronsque les suivants, qui se trouvent seuls en quantité suf-fisante pour constituer des minerais proprement dits.
Galène . La galène ou sulfure de plomb, dont nousavons déjà décrit les caractères plus haut, est de beau-coup le plus abondant des minerais de plomb. Elle estle plus souvent lamellaire, quelquefois, mais Tarement,compacte, à cassure lisse ou grenue. Elle renfcrfhepresque toujours une faible, proportion d'argent, ordi-nairement 0,01)Q4 à 0,0030. Pure, elle tient 0,86 deplomb. Elle est souvent antimoniale. Outre la fabrica-tion du plomb, la galène est employée à Tétât naturel,sous le nom à'alquifoux , pour vernisser les poteriescommunes (voyez poteries).
Séleniure . Présente le même aspect que la galène, etne peut en être distingué que par un essai.
Sulfate. Cristallisé, incolore ; assez rare.
Chloro-phosphate. Assîz commun. Il est ordinaire-ment cristallisé en prismes hexaèdres réguliers, jaunes,jaunes verdâtres, vert d’herbe ou bruns, présentant unéclat gras adamantin.
Chloro^arséniate. Présente les mêmes caractères quele précédent ; il est le plus sonvent d’un jaune de cire.
Carbonate . Après la galène, le carbonate de plomb ouplomb blanc est le plus répandu des minerais de plomb.11 est blanc, transparent, lourd, et a un éclat adamantinou un reflet nacré ; il cristallise eu prismes tétraèdresallongés ou en aiguilles.
■* Chrômate. Le chrômate de plomb ou plomb rougevient de Sibérie . Il était autrefois fort recherché àcause de son emploi en peinture : mais actuellement onle prépare de toutes pièces au moyen de l’acétate deplomb et du chrômate de potasse, que l’on fabrique avecle fer chromé ou chrômite de fer.
Essai des matières plombeuses.
Sous le rapport de l'essai par voie sèche des ma-tières plombeuses, nous rangerons ces matières en troisclasses :
V* classe. Matières plombeuses ne renfermant nisoufre, ni sélénium, ni arsenic. Ce sont les litharges,nbstrichs, abzugs, fonds de coupelle, fumées, carbonatenatif, chloro-pliospbatô, scories de plomb, etc.
L’essai est très simple et se réduit à fondre la matièreavec un mélange d’un réductif et d’un Aux alcalin,3 à 4 parties de flux noir, par exemple.
2* classe. Matières plombeuses sulfurées : les sul-fures, c'est-à-dire la galène et les mattes, et les sélé-niures.
Autrefois on grillait le sulfure, puis ou faisait l’essaicomme pour les matières de la première classe, mais ce
mode d’essai est actuellement abandonné, comme pluslong et moins exact que les autres.
On fait souvent l’essai en mettant dans un scorifica-toire, au fourneau à^oufle, 4 parties de carbonate desoude et 4 p. de la matière à essayer, chauffant lente-ment et graduellement jusqu’à ce que la matière de-vienne parfaitement liquide, puis retirant le scorifica-toire, le laissant refroidir, et le cassant pour retirer leculot de plomb. On peut opérer dans uu creuset, aufourneau de calcination, pourvu qu’on ait l’attentionde laisser le creuset découvert. Au lieu du carbonate desoude, on peut employer du flux noir; l’essai se faitalors dans des creusets, parce qu’il n'exige pas le con-tact de l’air.
Nous avons vu que l’on peut réduire complètement lagalène en employant 25 à 30 p. 400 de fer métallique,mais comme le sulfure de fer qui se forme exige unetempérature assez élevée pour se fondre, et que la ma-tière à essayer peut renfermer une proportion plus oumoins grande de gangues pierreu^^ il est préférabled’employer un mélauge de fer et de carbonate de soude,qui sert de fondant, et qui donne naissance, en outre, àun sulfure double de fer et de sodium beaucoup plusfusible que le sulfure de fer. On ajoute 4/2 à 2 partiesde carbonate de soude, suivant qu'il y a moins ou plusde gangue, et 0,40 à 0,30 de fer eu fils ou en petitsclous, suivant qu’il y a plus ou moins de carbonate desoude. Il est encore plus commode de fondre, dans uncreuset de fer ou de fonte, la matière mélangée seule-ment avec du flux noir ou du carbonate de soude, puis,aussitôt que la fusion est complète, on coule le tout dansune lingotière; on laisse refroidir, et on sépare aisé-ment le culot de plomb de la scorie qui le recouvre. Cedernier moyen d’essai est do beaucoup le plus exact etle plus commode.
Enfin, lorsque le plomb obtenu par l’essai doit êtresubséquemment essayé pour argent, on essaie le plussouvent la galène en la fondant avec 2 parties de car-bonate de soude et 0,30 à 0,40 de nitrate de potasse. Lufusion a lieu très rapidement et sans boursouflement ;les scories sont très liquides* et ne renferment pas degrenailles. Il n’y a pas d’inconvénient à mettre un .peutrop de nitre. Il est vrai qu’alors une partie du plombs’oxyde et passe dans la scorie, mais l'argent se con-centre toujours en entier dans le culot de plomb quireste.
Pour les galènes antimoniales ou renfermant du sul-fure d’antimoine, en les fondant avec 3 ou 4 parties decarbonate de soude seul, ou mélangé d’une quantitéconvenable de nitre, on obtient du plomb à peu prèspur et l’antimoine reste dans la scorie. Si, au contraire,on fond cette matière avec uri mélange, eh proportionsvariables, de carbonate de soude et de fer métallique,ou si l’on opère dans un creuset de fer ou de fonte, leculot de plomb obtenu sera cassant et renfermera toutl’antimoine qui se trouvait dans la matière à essayer.
3 e classe. Matières plombeuses renfermant de l’acidesulfurique, de l’arsenic, etc., comme les sulfates et lesarséniates.
L’essai de ces matières se fait très bien, en les fon-dant avec du flux noir mélangé de fer métallique, ouavec du flux noir seul, en opérant dans des creusets defer ou de fonte.
Essai par voie humide des matières renfermant du cuivreet du plomb .
Depuis que notre article cuivre a paru dans ceDictionnaire, M. Pelouze a découvert un procédé aussisimple qu'ingénieux pour doser à 2 ou 3 millièmesprès la proportion de cuivre contenue dans un alliageou un minerai quelconque; et, peu de temps après,un de ses élèves, M. Flores Domonté, a fait connaîtreun procédé de dosage du plomb par voie humide, ba*e