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PLOMB'.

PLOMB.

absolument sur le même principe. Ces moyens d’essaiprésentant une exactitude infiniment plus grande queles divers procédés, soit par voie sèche, soit par voiehumide, employés jusqu’à ce jour, et s’exécutant dansun temps beaucoup plus court, sont appelés à rendre à lamétallurgie et au commerce des métaux le même serviceque l'alcalimétrie, la chlorométrie, etc., ont rendu ad’autres branches de l'industrie ; nous jugeons doncconvenable d'entrer à ce sujet .dans quelques détails,d'autant plus que ces procédés n’ont été mentionnésjusqu’ici que dans les derniers numéros du comptetendu de l’Académie des Sciences , et qu’ils n’ont encorepu être publiés dans aucun autre ouvrage.

Le procédé de dosage du cuivre par voie humide, dûà M. Pelouze , consiste à dissoudre 4 partie de lamatière à essayer (alliage ou minerai) dans 7 à 8 par*lies d’acide nitrique du commerce ou d’eau régale ;on étend la dissolution d’un peu d'eau, et l’on y verseun excès d’ammoniaque (20 à 25 parties). On obtientainsi une dissolution d’un bleu très intense, lorsque luproportion de cuivre est assez notable : on opère dansun ballon de verre d’une capacité suffisante que l’onchauffe au-dessus d’une lampe à esprit-de-vin ; d’unautre côté, on dissout dans l’eau du sulfure de sodiumcristallisé du commerce; ce sulfure peut d’ailleurs con-tenir de l'hyposulfite, du sulfite on du carbonate desoude, et même de la soude caustique, sans que celapuisse apporter la moindre erreur dans le dosage ducuivre. M. Pelouze prépare cette dissolution, de ma-nière à ce qu’elle renferme environ 410 grammes desulfure de sodium par litre d’eau distillée. On introduitcette dissolution dans une burette graduée, analogue àcelle dont on se sert dans les essais alcalimétriques;on porte la liqueur cuivreuse ammoniacale à l’ébulli-tion, et l’on y verse, jusqu’à décoloration, la dissolutionde sulfure de sodium, en ayant soin d’ajouter de tempsen temps de l’ammoniaque cteudue, afin de remplacercelle qui s'évapore. L’affaiblissement de la teinte, bleueindique facilement à l’opérateur que la tin de l’expé-rience approche, et il a soin de verser goutte à goutteles dernières portions dé sulfure; il peut, du reste,terminer l’opération avec une dissolution décime, commepour les essais d’argent. L’opération terminée, on litsur la burette le nombre de divisions de la liqueursulfureuse qu’il a fallu employer pour produire la dé-coloration. Chaque fois que l'on a une série d’essais àfaire, on détermine d’avance le titre de la dissolutionpar un essai préliminaire fait sur un poids connu decuivre pur. On obtient alors la teneur en cuivre dansles essais subséquents par une simple proportion. Sup-posons, par exemple, que l’on ait reconnu qu’il failleemployer 30 centimètres cubes de la dissolution desulfure de sodium pour 4 gramme de cuivre pur, tel,par exemple, que celui que l’on obtient par la galva-noplastie , et qu’il faille en employer 44 e,e ,7 pour40 grammes d’un minerai de cuivre, ces 40 grammes44 7

renfermeront -~- = 4* r, ,49 de cuivre ou 44,9p. 400.

La présence du zinc, du cadmium, du plomb, del’antimoine, du fer, de l’arsenic et du bismuth n’al-tèrent en rien l’exactitude de ce procédé. Lorsqu’il y ade l’étain, il convient d’ajouter à la dissolution ammo-niacale une petite quantité de nitrate de plomb ; si lamatière à essayer ne renferme pas de plomb, l’oxydede plomb, en se précipitant, entraîne avec lui l’acidestannique, qui, sans cela, reste quelquefois en suspen-sion dans la liqueur, la rend opaline, et rend difficileà apprécier le moment précis de la décoloration. Lors-qu’il y a de l’argent, il faut d’abord le précipiter parun excès d’acide hydrochlorique, filtrer, et employerla liqueur filtrée et les eaux de lavage pour le dosagedu cuivre. Il est possible que ce procédé ne puisse s’ap-

pliquer au cas où les matières cuivreuses renfermentdu cobalt ou du nickel, les oxydes de ces métaux étantsolubles dans l’ammoniaque et la colorant en rose ouen bleu ; mais ce cas ne se présente guère que pourles alliages connus dans le commerce sous le nomà' argentan^ maillecho^t ou packfong. *

Le procédé employé par M. Flores Domonté pour ledosage du plomb, ne diffère de celui employé pour lecuivre qu’en ce qu’au lieu d’employer l’ammoniaque,qui ne dissout pas l’oxyde de plomb, il se sert d’uticdissolution de potasse caustique en excès qui le redis-sout complètement. L’équivalent du plomb étant beau-coup plus considérable que celui du cuivre, il emploieune dissolution de sulfure de sodium environ trois foisplus étendue que celle indiquée pour le cuivre, et con-tenant, par conséquent, de 35 à 40 grammes de sulfurede sodium par litre d’eau distillée. On titre cette disso-lution toutes les fois qu’on a une série d’essais à faire,et on opère, du reste, absolument comme dans l’essaipour cuivre, à cette différence près qu’on ne peut plus seguider sur la décoloration delà liqueur, mais seulementsur le moment précis où une goutte de réactif ajouténe produit plus de précipité noir de sulfure de plomb.On obtient ainsi la teneuren plomb à moins de 4 p. 400.

L'étain, l’ant:moine et l’arsenic ne donnent lieu àaucune erreur, par la raison qu’ils ne sont pas préci-pités par le sulfure de sodium en présence d’un grandexcès d’alcali. Le fer, le nickel et le cobalt, étantprécipités par la potasse, n’altèrent en rien l’exactitudede l’essai. Le zinc se précipite, il est vrai, immédia-tement après le plomb; mais son sulfure étant blancet celui du plomb étant noir, ce changement de couleurest plus facile à saisir que la non précipitation elle-même. Lorsque le plomb se trouve allié au cuivre,le procédé devient un peu plus compliqué : on dosed’abord le cuivre seul par le procédé de M. Pelouze ; ontitre la liqueur sulfurée par le procédé de M. FloresDomonté, en employant successivement du plomb puret un*allinge en proportions connues de plomb et decuivre, ce qui permet de calculer ce qu’il faut de cetteseconde dissolution sulfureuse pour précipiter 4 partiede cuivre pur. On essaie la matière plombo-cuivreusecomme à l’ordinaire ; on retranche de la quantité dedissolution sulfureuse le nombre déterminé ci-dessus dedivisions nécessaires pour précipiter le cuivre seul, etla différence correspond au plomb seul et permet d'encalculer la proportion. Il serait^eaucoup plus simpled’employer, dans ce cas, la même dissolution sulfureusepour doser le cuivre et le plomb, dans les dissolutionsammoniacales et potassiques, si, comme il serait facilede le vérifier, il fallait employer des quantités égales dela même dissolution de sulfure de sodium pour un mêmepoids de cuivre, soit que ce dernier fût en dissolutiondans une liqueur ammoniacale, soit qu’il fût à l’étatd’oxyde précipité dans la liqueur potassique, ce qui estprobable, puisque, même dans ce cas, il doit se sulfureravant le plomb.

Ce procédé s’applique surtout avec la plus grandefacilité à l’acétate et au pyrolignite de plomb, et auxcéruses qui sont presque toujours fraudées dans le com-merce.

On applique également avec facilité cette méthodeaux minerais de plomb, même sulfurés ; mais, quoi-qu’elle donne des résultats beaucoup plus exacts que lesessais par voie sèche, où la perte est encore de 8 à40 pour 400, elle ne peut les remplacer toutes les foisque l’on veut examiner si ces minerais sont en mêmetemps argentifères, ce oui nous a déterminé à décrire lesméthodes d’essai par voie sèche avec quelques détails.

Traitement métallurgique.

Les procédés ou méthodes de traitement des mineraisde plomb, quoique très nombreux, peuvent être tous