PLUMES.
POIDS ET MESURES.
les cas, ou coule le plomb à une température très basse,et telle qu’un morceau de papier plongé dans le bains’y charbonne rapidement sans s’enflammer.
PLOMBAGINE; graphite (angl. plumbago, ail.graphit) C’est du carbone à peu près pur, d’un éclatmétallique, gris de plomb, ou plutôt gris de fer, gras autoucher, tachant les doigts, et dont la densité 2,08 à2,45. Il estpeudur etse laisse tailler au couteau; il estcombustible et s’incinère complètement, quoique diffi-cilement, en laissant presque toujours un faible résidude matières étrangères. Il se trouve ordinairement dansles terrains de transition les plus anciens. Le plus purvient de liorrowdale , dans le Cumberland, on en trouveaussi en Allemagne, mais beaucoup moins pur, à Pas-sau, Krumau , etc.
Le graphite pur est débité sous forme de petites ba-guettes qui servent à faire les crayons dits de mine deplomb . Le graphite impur sert, mélangé en certainesproportions avec de l'argile réfractaire, à fabriquer descreusets très réfractaires, connus sous le nom de creu-sets de Passau ^ des fourneaux, etc.*; il entre aussi dansla composition de divers mélanges employés pourle graissage des essieux de voitures, des axes de ma-chines, etc... Voyez crayons.
PLUMES ( angl . pens, ail. feder ). Les plumes sontemployées, soit comme ornements, soit pour la literie,soit enfin pour l’écriture et le dessin.
Plumes pour ornements. Les plumes pour ornements,les plus employées en Europe , sont les plumes d’autru-che. On les dégraisse, en les plongeant 5 à 6 minutesdans une eau de savon tiède, puis lés lavant à l’eaupure ; on les blanchit ensuite, en les passant pendant4/4 d’heure dans de l’eau bouillante tenant en sus-pension du blanc de Mendon ; on les azuro légère-ment avec de l’indigo, on les passe au soufre, on lespare, on les frise, et on les teint, s’il y a lieu, par lesprocédés de teinture ordinaires.
Plumet pour literie. On emploie pour cet usage le,duvet de l’oie, que l’on fait sécher à l'air, au soleil oudaus un four, et que l’on bat ensuite avec soin à plu-sieurs reprises. Le duvet de Yeider. oiseau que l’on nerencontre que dans les contrées septentrionales , estremarquable par sa légèreté, et est très recherché pourla confection des couvre-pieds qui portent le nomà 1 édredons.
Après un long usage, ou par tout autre motif, il devient nécessaire de purifier les plumes qui ont servi à laliterie; on ne peut y parvenir par le. lavage, commepour la laine ou le coton. Ordinairement on les réunitdans un grand cylindre métallique, dont le double fondreçoit du feu ; on les agite avec des baguettes, et onles bat pour les employer de nouveau : cette opérationaltère assez fortement les plumes. M. Taffin a imaginé
Mesures
un procédé de purification bien préférable, qui consisteà tenir les plumes en mouvement continu de rotationpendant un temps convenable, au moyen d’un volantarmé de bras mû par une manivelle dans un cylindre àdoubles parois, entre lesquelles on introduit de lu va-peur; on expose ensuite pendant quelques instants lesplumes a l’action de la vapeur d’eau, et on les sèche parune simple exposition à l’air.
Plumes à écrire. Pour rendre les plumes propres àécrire, on les passe, pendant quelques instants, dans unbain de cendres ou de sable fin chauffé à 60° environ,puis on les frotte fortement avec un morceau d’étoffe delaine; la chaleur détruit la substance grasse qui enduitles surfaces de la plume, et leur permet de se mouillerd'encre, ce qui n’avait pas lieu auparavant. Les plumesprennent en vieillissant une couleur jaune ; on leurdonne artificiellement cette teinte, en les plongeantdans de l’acide hydro-chlorique faible. On so sert gé-néralement de plumes d’oie pour l'écriture, et de plu-mes de corbeau,pour le dessin.
PLUMES MÉTALLIQUES. Depuis quelques an-nées, on se sert beaucoup, à la place de plumes d’oiequ’il faut sans cesse tailler, de plumes métalliques enacier, taillées nu moyen d’emporte-pièces, d’étam-pes, etc., dans des feuilles de tôle d’acier laminées.Actuellement on emploie très souvent de la tôle de fer,ce qui est plus économique, et on acière les plumes fa-briquées, en les faisant recuire dans des pots avec ducharbon. Cette fabrication, du reste, n’offre rien departiculier.
PNEUMATIQUE (machine). Les machines pneu-matiques ou machines aspirantes sont employées surles chemins de fer atmosphériques, ou pour l’aéragedes mines; dans ce dernier cas, on se sert souvent deventilateurs nspirauts. (Voyez machines soufflan-tes). Les machines aspirantes a piston ont beaucoupd’analogie avec les machines soufflantes ; les soupapesd’&spiration s’ouvrent du dehors en dedans du corps depompe, et les soupapes d'évacuation sont placées sur lepiston même, et s’ouvrent de dedans en dehors; eu in-versant le sens des soupapes , ou transformerait lesmachines aspirantes en machines soufflantes, et réciproquement. En général, dans les machines soufflantes,les pistons sont pleins et les soupApes placées sur lesfonds des corps de pompe. Dans les machines aspi-rantes , le piston remplit l’office d’un des corps depompe qui est alors supprimé. Ces machines sont,daus ce cas, à simple effet, et sont alors assembléespar couples, afin d’obtenir une aspiration continue.
POIDS. Voyez pesanteur.
POIDS ET MESURES. Parlons d’abord du systèmedécimal ou système métrique reudu actuellement obliga-toire en France .
Myriamètrc.Kilomètre..Décamètre.
Mètre. . .
40.000 mètres.
4.000 mètres.
40 mètres.
Unité fondamentale du système français actuel des poidset mesures; c’est la dix-millionième partie du quart
du méridien terrestre.
Mesure de longueur.
Mètre. . . .... ..I
Décimètre. 40* de mètre.
Centimètre. . 400* de mètre.
Millimètre. . . . ... .| 1.000* de mètre.
Mesuies agraires.
. . . Carré de 4 00 mètres de côté = 40.000 mètres carrés.. . . Carré de 40 mètres de côté = 4 00 mètres catréa.
. . 4 urètre carré.
Hectare.Are. . .Centiare.