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POLYTTPIE.

POMME DK TERRE.

POIDS SPÉCIFIQUE. Voyez densité.

POIVRE ( angl . pepper, ail. pfeffer). Fruit d*un ar-brisseau sarmenteux, qui a la forme d'une petite bou-lette rougeâtre devenant noire et ridée : ces fruits sontdisposés par dix ou vingt en forme de grappes. L’ar-brisseau qui les produit est originaire des Moluques , etest maintenant cultivé sur la côte de Malabar, à Java,à Sumatra , etc. La saveur du poivre est aromatique etpiquante; on s'eu sert comme assaisonnement.

Le poivre long ou piment est une toute autre plante,cultivée dans nos pays. Les graines sont réunies dansune baie souvent conique et rouge ; sa faveur est plusâcre et plus brûlante que celle du poivre ordinaire. Onl'emploie dans la préparation des cornichons.

POIX (angl. pitch, ail. pech ). Voyez bitume,GOUDRON et TÉRÉBENTHINE.

POLISSAGE. Pour polir les surfaces des corps, onles frotte avec des corps au moins aussi durs qu’eux età grains très fins. On se sert de brunissoirs en acierpour polir les planches de cuivre, de brunissoirs enagate ou en silex pour lisser les pièces d'argenterie, lesbijoux, les étoffes, les papiers marbres et glacés, etc.Les diamants, saphirs et autres pierres dures sontpolis avec de Végrisée ou poudre de diamant. Avautde polir un ouvrage, on doit en faire disparaître lesprincipales inégalités avec des limes, des grattoirs, dela ponce, du tripoli, de la terre pourrie, du rouged’Angleterre, de l'émeri, de la potée détain, dugrès, etc. Souvent on polit deux surfaces planes à lafois, en les frottant l’une sur l'autre avec interpositionde grès ou d’émeri de plus en plus fin (glaces;; commeces opérations se font en grand, on les exécute par desprocédés mécaniques.

POLYGONÜM TINCTORIUM. Voyez indigo.

POLYTYPIE. La polytypie est un procédé de re-production en métal de la gravure sur bois, qui s’appli-que surtout aux dessins de faible dimension (pour lesautres on emploie les procédés de stékéotypie aumoyen du plâtre). Ces procédés ont beaucoup d’analogieavec ceux de la fonderie en caractères.

\ 0 Fabrication de la matrice. — On fixe la gravuresur bois, dont on veut avoir une matrice, dans uneespèce de timbre sec, a l’extrémité d’une vis à filetcarré qui monte ou descend dans son écrou, et qu ohfait mouvoir au moyen d’un balancier horizontal, garnide deux poids aux extrémités. — Dans un petit augetplacé au-dessous de la vis, on verse du plomb durci parun peu de métal à caractères, peu chaud, qu’on agitejusqu’à ce qu’il devienne pâteux. Dans cet état, aumoment où il va se solidifier, le métal a perdu presquetoute sa chaleui latente, c’est-à-dire celle qui se dégagequand un corps passe de l’état liquide à l’etat solide.On fait alors descendre rapidement la vis, et le boisgravé frotté de sanguine vient choquer brusquementle métal. Celui-ci chasse violemment l’air des creuxdans lesquels il pénètre et se solidifie instantanément.La chaleur dégagée n’est pas assez grande pour atta-quer le. bois, à moins que celui-ci n’ait gardé de l’humi-dité en un point; ce qui ne peut guères arriver, car lebois qu’on emploie e-t toujours très sec. Tandis que dansles procédé* ordinaires de la fonte, c’est la liquidité dumétal qui lui permet d’entrer dans les plus petits inter-valles, ici c'est la pression qui le chasse, et qui permetde l’employer à un état intermédiaire entre l’état liquideet l’état solide, ce qui, comme nous l’avons dit, éviteun trop grand dégagement de chaleur. On obtient ainsiune matrice en plomb, qui ne pourrait servir pour pren-dre l’empreinte avec le métal liquide, mais qui pourraservir à répéter l’opération précédente.

2® Fabrication du relief. — On porte cette matrice enplomb an clichoir, qui consiste essentiellement dans unmouton glissant entre deux rainures, et sous lequel onfixe avec des vis horizontales la matrice en plomb. Le

mouton est suspendu par une corde qui permet de don-ner la force de percussion convenable, en variant lahauteurde lachute.Cettecordes'cnroule sur un cylindre,qui devient libre quand on agit sur un petit embrayage,effet qui se produit quand on abaisse le verrou qui fermele devant du clichoir. Cette partie antérieure consiste enune double porte de tôle pour arrêter la matière qui estprojetée en tous sens. Pour obtenir le cliché, on versesur du papier gris du métal convenable, on l’agitojusqu’à ce qu’il arrive à l'état pâteux; le plaçantalors à l’endroit où doit tomber la matrice on fermele clichoir, et poussant le verrou, le mouton tombe.L’empreinte se trouve très bien prise, on la détache dela matrice avec un canif; elle n’est qu’un peu plusépaisse que la profondeur d’œil de celle-ci, puisque lemétal a été projeté horizontalement sur les côtés.

Il serait inutile d’essayer de quelque moyeu de fondre en même temps le support nécessaire a la gravurepour l’imprimer, parce qu’il faudrait alors opérer surune masse de métal considérable, et qui ferait certai-nement fondre la matrice. Pour monter ces clichés surun support, afin qu’on paisse les intercaler dans letexte au milieu des caractères ordinaires, on prépare dt sbandes de bois de hauteur convenable et d’une épaisseurégale à la force de corps du caractère diminuée de celledu cliché. On adapte le clichésur le bois au moyen de pe-tites pointes qu’on loge dans les creux, puis on scie lebois et on le dresse des deux côt«s de manière à avoir ui.eapproche convenable. Au moyen du tcur ou du raboton met le tout bien exactement de hauteur et d’équerresur toutes ses faces.

L’emploi du bois offre l’inconvénient que les lessiva-ges qui ont fieu sur les formes tendent à déranger leshauteurs et l’aplomb par le gonflement qui en résulte.On peut employer a'ec avantage un procédé que nousavons expérimenté d’après l’exemple des fondeurs an-glais et qui nous a fourni des résultats satisfaisants.

Ou fond un bloc creux ayant l’apparence d’une massepleine, mais évidé intérieurement demanière à ce que sonpoids soit le moindre possible, tout en ayant une ré-sistance suffisante au serrage de la forme. Sur ce blocfondu de hauteur nous soudons le cliché à une tempé-rature assez basse pour ne pouvoir l’attaquer, au moyeud'alliage fusible mélangé d’un peu de mercure pourque les surfaces soient bien attaquées. L’adhérence estparfaite et ne cède jamais au tirage quand ou a bienopéré.

Le procédé de polytypie que nous venons de décrireest celui qui a toujours été employé jusqu’à ce jour.Mais un perfectionnement important tend à prendreplace dans ce travail, et le jour est peu éloigné où il sesubstituera complètement à l'ancien procédé. C'est ce-lui qui consiste à remplacer la matrice de plomb faci-lement altérable par une matrice en cuivre obtenue parla galvanoplastie. Celle-ci obtenue ainsi avec ungrand degré de pureté, presque inaltérable dans laproduction du cliché, dont les plats sont brillants et lesarêtes extrêmement vives, est un progrès réel qui n estretardé que par le temps nécessaire à la transformationdu matériel existant aujourd'hui dans les ateliers.

Nous avons donné, a l’article impression surétoffes, les procédés un peu différents de ceux quenous venons de décrire, qui sont employés pour lareproduction des planches servant à l’impression desétoffes. c. l.

POMMES DE PIN . Les fruits ou cônes des arbresde la famille des conifères, et particulièrement du pinet du sapin, sont très employés sous le nom de pommesde pin, lorsqu’ils sont secs, pour allumer le feu.

POMME DE TERRE. La pomme de terre est letubercule charnu d’une plante de la famille des sola-nées. Sous le rapport alimentaire, son importance estpresque égale à celle des céréales ; elle est aussi très.