POMPE.
POMPE.
employée pour la fabrication de la fécule dite fécule depommes de terre , des eaux-dc vie et du sirop de fécule«>u glucose, dont on consomme des quantités énormesen France, et surtout à Paris , pour ('aire des bières dequalité inférieure, etc. Voyez amidon, bière, féculeet sucre.
POMPE. Les pompes sont les machines les plusgénéralement employées pour élever les eaux. Ces ma-chines sont de deux sortes : les pompes ordinaires àcylindre et àpiston et les pompes rotatives ; les premièresse divisent en pompes à piston creux et en pompes àpiston plein. Avant d’entrer dans les détails des di-verses espèces de pompes employées dan3 les arts etl’industrie, nous allons indiquer rapidement en quoiconsistent ces pompes et leur manière d’agir.
Les pompes ordinaires ou pompes élévatoirea se com-posent de trois parties : le corps de pompe , partie cylin-drique dans laquelle se meut le piston ; te tuyau d'aspi -ration , placé au-dessous, et le tuyau d'ascension , placéau-dessus du corps de pompe. A la jonction du tuyaud'aspiration et du corps de pompe sc trouve une soupapes’ouvrant de bas en haut; le pistou est creux et munid’une soupape «'ouvrant également de bas en haut.Lorsque le piston, étant arrivé au bas de sa course, re-monte, il se produit au-dessous de lui un vide, la sou-nape du piston se ferme par suite de la charge d'eauplacée au-dessus, et de l’excès de la pression atmo-sphérique sur iu pression intérieure mesurée par unecolonne d’eau, dont la hauteur est mesurée par la dis- itance entre le fond du corps de pompe e: le niveaude l’eau à élever, distance qui doit, par cela meme, êtrethéoriquement inférieure à 4O™,33, et qui, dans lapratique, est toujours beaucoup moindre ; la soupaped’aspiration se soulève, et l’eau s’élève par le tuyaud’aspiration dans le corps de pompe. Lorsque le pistonredescend, la soupape d’aspiration se ferme; l’eausoulève ensuite la soupape du piston et passe par-dessus ; elle est évacuée, lors de l’ascension du piston,par un déversoir ou ajutage placé à la partie supé-rieure des tuyaux d’ascension. La longueur que l’onpeut donuer aux tuyaux d’ascension n'a, pour ainsidire, pas de limites. Ainsi les pompes établies à Huel-goet en Bretagne , par M. Juncker, élèvent l’eau d’unseul jet à une hauteur verticale de 230 mètres, et lespompes établies à Iilsang, en Bavière , par M. de Rei-chcnbach, l’élèvent d’un seul jet à 356 mètres.
Quelquelois on emploie un piston plein , et l’eaus’échappe par un tuyau de dégorgement latéral abou-tissant au corps de pompe à sa partie inférieure, etmuni d’une soupape s’ouvrant également de bas enhaut. Ces pompes ont reçu le nom de pompes aspirantset foulantes. Lorsque l’on veut avoir un iet d’eaucontinu, on adapte quelquefois, sur le tuyau d’ascen-sion et au-delà de la soupape de retenue, un réser-voir d’air comprimé, dont le ressort rend le jet continu ;il vaut mieux, dans ce cas, employer deux pompesjumelles, mues par le même balancier, et foulantalternativement l’eau dans le même tuyau. On peutavec un seul corps de pompe à piston plein, disposécomme les machines soufflantes à piston à double effet,faire aspirer et fouler le piston en allant et en venant,et obtenir ainsi un jet continu : nous en avons vu unexemple à l'article éclairage, en parlaut des lampesCarcel.
On place quelquefois les colonnes d’ascension et d'as-piration l’uue au-dessus de l’autre, et le pLton, tou-jours plein dans ce cas, se meut dans un corps depompe placé latéralement, et communiquant avec l’es-pace réservé entre les deux soupapes d’aspiration et deretenue. Tantôt le piston remplit entièrement la sec-tion du corps de pompe qui doit alors être alésé,tantôt le piston est cylindrique sur toute sa lon-gueur, d’un diamètre de quelques centimètres inférieur
à celui du corps de pompe, et passe dans une boiteà étoupes qui ferme ce dernier ; c’est alors un pistonplongeur, et les pompes de cette espèce sont ditespompes à piston plongeur.
Les pompes rotatives sont basées sur les mêmesprincipes que les pompes ordinaires , sauf quelquesdifférences résultant de la nature même du mouvementqui leur est imprimé, et que nous ferons ressortir plusbas en les décrivant avec quelques détails.
Passons maintenant à la description des principalesespèces de pompes employées dans les arts et l’in-dustrie.
Pompes domestiques. Les pompes domestiques sontgénéralement des pompes élévatoires très simples. Lafigure 2096 représente celle de ces pompes qui estla plus employée ; F est le tuyau d’aspiration ; D, lecorps de pompe; E, l’ajutage qui sert de dégorgeoir;P, le piston dont la tige est mue par la bringuebale oulevier coudé B. Le tuyaud’aspiration se fait enbois lorsqu’il est droit,et le plus souvent en cui-vre étaraé ou en plomb ;le corps de pompe se faitégalement en bois, encuivre ou en plomb. Lepiston P (fig. 2097) esttoujours en bois avecgarniture en cuir ab enforme d’entonnoir qui,
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se trouvant chargé de toute la colonne d’eau, s’appliqueexactement contre les parois du corps de pompe ; avecce piston, il n’est pas nécessaire d’aléser le corps depompe. Les soupapes sont des clapets en cuir, clouéspar un de leurs bords sur un des côtés de l’ouverturequ’ils doivent fermer au besoin, et auxquels on donne laroideur nécessaire en clouant en dessus, et quelquefoisen dessous, des rondelles métalliques.
Les pompes aspirantes et foulantes sont quelquefoisemployées dans les jardins pour les arrosages ; on lesaccouple alors le plus souvent, et on les dispose surun petit chariot, de manière à les rendre, portatives ;elles sont alors analogues aux pompes à incendie dontnous parlerons plus loin.
Les pompes rotatives ne sont employées que dansl’économie domestique, et encore leur complication etle peu d’effet utile qu’elles rendent ont empêché leurusage de se répandre, de sorte que, en définitive, ellessont très peu employées. Comme elles se ressemblent àpeu de chose près, nous nous contenterons de décrireici celle qui est le plus employée, et qui est connuesous le nom de pompe rotative de Dietz. Le corps de