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PONTS .

PONTS

diatement les poutres sur leurs points d’appui ; si elleexcède 5™ et va jusqu’à 7“, on se sert de contre-fichesou de consoles ; est-elle plus grande encore ? on faitusage de contre-fiches, de consoles et même de sous-poutres comme dans le dessin lig. 2130. Mais il fautavoir soin de relier parfaitement la poutre et la sous-poutre. Pour construire le tablier du pont, on place surces travées des pièces transversales. Ces poutres re-çoivent les madriers qui doivent former le plancher.Dans les circonstances où le passage des voitures estconsidérable, le tablier eu bois serait trop prompte-ment usé ; on établit alors une couche de sable sur lesmadriers et un pavage ordinaire. Les garde-corps sonttoujours en charpente. Tels sont les ponts à travées.Ce système, dans certains pays où le bois est à basprix, a été poussé jusqu’à ses dernières limites. Ainsion trouve à Schaffhouse, sur le Rhin , un pont dedeux travées de 50“ chacune; sur la Kandel, près deBerne , il en existe un autre d’une portée de 50“,70.Enfin le plus surprenant de tous ces ouvrages est celuide Vettingen, sur la Limmat , qui n’a pas moinsde 118® d’ouverture d’une seule portée. 11 est forméd’énormes fermes reliées entre elles par des moïsespendantes ; le tout est recouvert d’un toit indispensablepour mettre ces masses de charpente à l’abri de l’in-tempérie des saisons.

Ponts à l'américaine . En Amérique , où le bois est siabondant, on a imaginé, pour les chemins de fer, desponts qui peuvent certainement rendre des servicesi quand on veut éviter d’avoir un grand nombre depoints d’appui. Les travées sont formées de piècesde charpente disposées en treillage et chevillées entreelles ; deux fortes fermes suffiseut pour supporter letablier sur lequel sont placés les rails. Cette dispositionmassive n’est pas applicable dans les villes où l’on tientau coup d’œil et à l’élégance ; aussi a-t elle été un peumodifiée. Les treillages ont été remplacés par une suitedecroixde Saint-André reliées par des longuerines; maisces fermes ont le défaut de se déformer. Nous ne nousétendons pas sur ce sujet auquel un article spécial doitêtre consacré (voyez ponts américains).

Ponts en charpente en arc de cercle. Nous avons vuque les travées en charpente nécessitaient des pointsd'appui nombreux qui occasionnent de la gêne dans la

1/8 de l’ouverture, comme il a été fait dans un granunombre de ponts étrangers qui n’ont pas résisté.Parmi ceux qui ont été exécutés avec le plus de soin,nous citerons le pont d’Ivry (rtg. 2131), sur la Seine ,construit par M. Emmery, et dont nous allons don-ner une description sommaire. Les arches ont 22“,50d’ouverture pour une flèche de 3®,48. Elles sont com-posées de pièces de bois courbes au nombre de trois,formant en tout une épaisseur de 0“,7o aux naissanceset 0 m ,70 au sommet : elles sont reliées, d’une part, aumoyen d’étriers en fer boulonnés à la partie supérieure,afin que l’on puisse serrer les écrous si le bois se des-sèche, de l'autre par les moises pendantes qui n’ont passeulemeut pour but d’opérer un serrage convenable,mais qui servent à transmettre aux arcs le poids dutablier ; elles sont doubles afin d’embrasser les arcs etles pièces de pont. Au-dessus et au-dessous de leurassemblage avec l’arc, elles portent des entailles incli-nées qui reçoivent les longuerines, reliant les fermesentre elles ; deux longuerines entourent chaque moisependante et sont assemblées entre elles par un boulon quel’on serre à volonté; lorsque l’on effectue le serrage,elles glissent sur les entailles obliques et viennent re-porter tous leurs efforts sur les arbalétriers courbes.Les moises pendantes ne sont pas les seules pièces surlesquelles repose le poids du tablier; il y a aussi àchaque pile et à chaque culée des consoles munies dejambes de force et fortement fixées dans la maçonnerieau moyen de tirants en fer qui descendent profondémentdans la pile. Le tablier se compose des pièce-s de pontou poutres longitudinales supportées par le sommet del’arc, les moises pendantes et les consoles ; de poutrestransversales reposant sur les pièces de pont ; et de ma-driers qui reçoivent immédiatement le poids des voi-tures. Il est supporté par sept fermes reliées non seule-ment par des longuerines, mais aussi par des piècesobliques qui empêchent les vibrations ; au-dessous desmadriers, on fixe une croix de Saint-André en fer, quidonne encore plus de liaison au système. Les balus-trades sont en fer, afin d’obtenir plus de légèreté.

Lé plancher sur lequel passent les voitures est, dansles ponts en charpente, une cause fréquente de répara-tions; il doit donc attirer l’attention du constructeur. Sila circulation est peu active, les madriers de chêne sont

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2131.

navigation, on a paré à cet inconvénient en formantdes arches en bois courbes qui ont une plus grandeportée que celles des ponts ordinaires en charpente. Cesnouveaux ponts, dont le premier a été construit enFrance dans le département de l’Ain , ont pris Unegrande extension en Allemagne, puis ensuite en France ,ils sont, en général, d’une assez bonne durée; maisil ne faut pas porter la flèche de leurs arcs à moins de

applicables ; mais quand elle devient importante, il estindispensable d’établir le sol soit en matériaux résis-tants, soit eu pavés. Une disposition efficace consiste àrevêtir les madriers de feuilles métalliques et d’exécuterdessus un empierrement.

Tous les ponts en charpente en arc de cercle n’ontpas été construits suivant la méthode que nous venonsd’indiquer. Dans quelques-uns, comme à l’ancien pou'