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PONTS .

PONTS .

eaux ; ces orifices portent le nom de gargouilles, ils sontformés de tuyaux en fonte qui traversent toute l’épais-seur de la voûte et viennent déboucher vers les reins ;on y amène toutes les eaux ; afin d’atteindre ce but, ilfaut avoir soin d’interposer eutrc la chappe et le sabledu pavé un lit de gros cailloux qui permette leur écou-lement.

Pour compléter ce que nous avons à dire sur lesponts en maçonnerie, il nous reste à parler îles pontsdestinés aux passage des canaux, des aqueducs et desviaducs. Tous ces ouvrages diffèrent très peu des précé-dents, aussi nous n’en dirons que quelques mots.

Ponts-canaux. La différence qui existe entre un pont-canal et un pont ordinaire réside dans la hauteur quel’on est obligé de donner aux parements extérieurs,afin d’avoir le tirant d’eau nécessaire au passage desbateaux, et dans les moyens qu’on emploie pour em-pêcher les infiltrations de l’eau à travers les voûtes.

Ils sont de la plus haute importance pour le canal etpour la conservation du pont lui-même. Voici ceuxqui sont les plus efficaces : On revêt les parois avecde la lave de Volvic tant sur les côtés que dans lefond, on applique dessus un enduit de bitume; cetenduit est mis en deux couches successives. On peutaussi employer une couche de béton de 0“,25 à0“,30, mais ce moyen n’est pas aussi efficace que lepremier. Au pont-canal sur l’Ailier, on s’est servide briques mises de champ et rejointoyées avec dubitume ; le résultat de cette disposition a été satis-faisant.

Ponts-aqueducs. Les ponts-aqueducs diffèrent peudes ponts-canaux. Leurs dimensions sont moins gran-des en raison du volume d’eau qui est toujours moinsconsidérable que dans un canal ; ils sont recouvertsd’une voûte, afin de les mettre à l’abri de l’influenceatmosphérique.

Ponts-viaducs. Quant aux ponts-viaducs, ils serapprochent encore davantage des ponts ordinairesen maçonnerie ; ce qui les caractérise, c’est la voieferrée qu'ils supportent, et la fondation de leurs pilesqui a lieu très souvent dans le terrain ferme et secdes vallées.

Ponts en charpente. Les ponts de peu d’importancesur lesquels on prévoit que le passage sera peu actifpeuvent être con-struits en char-pente de préférenceà la maçonneriequi est toujourstrès coûteuse. Iissont établis sui-vant deux systè-mes différents, ce-lui des travées etcelui des arches.

Ponts d travées.

Les travées secomposent de piè-ces de charpentehorizontales des-tinées à supporterle tablier du pont,et reposant sur despoints d’appui éga-lement en char-pente appelés pa-lées. Ces paléessont pins ou moins

nombreuses suivant la longueur des pièces qui formentla travée ; mais cette longueur ne peut jamais être biengrande , car, dans ce cas, il faudrait donner aux boisdes dimensions considérables, ce qui serait coûteux.Les plus simples sont formées de pilotis reliés au-des-

sous du niveau de l’étiage par des moiscs, et à leursommet par un chapeau ; c’est sur ce chapeau que l’onétablit le tablier. Si la rivière a plus d’importance etque l’on craigne les crues d’eau et les glaces, on placeen avant de la palée un brise-glace ou pièce obliquebardée de fer. Cette poutre est reliée au reste de la pilepar des doubles moiscs horizontales et des jambes deforces inclinées dans le sens opposé à celui du brise-glace, afin de i’arebouter. Nous donnons (fig. 2129)un exemple de palée avec brise-glace, et (fig. 2130) unfragment de pont à palée. Dans le cas où la rivière estprofonde, on modifie un peu ces dispositions. Au niveaude l’étiage, on assemble avec les pilotis les pièces quidoivent supporter le tablier ; pour consolider l’assem-blage, on y joint deux cours de moises horizontales su-

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perposées et boulonnées entre elles ; on peut aussi en-foncer deux rangs de pieux, les réunir au-dessous del’étiage par des eutretoises et élever dessus la paléecomme à l’ordinaire.

Quand la travée ne dépasse pas on place immé-