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PONTS .

PONTS .

vent à assurer la juxta-position des segments, à ban*der les arcs et à les dresser. Quant au vide intérieurdu tuyau* il est rempli par du bois de sapin préparé demanière à prendre sa forme. Les tympans sont rem-plis par des cercles en fonte dont le diamètre va endécroissant, depuis la pile jusqu’au sommet. Sur cescercles sont posés les longerons qui soutiennent le ta-blier du pont. Les fermes sont consolidées au moyende tirants en fer et de tuyaux en fonte qui en main-tiennent l’écartement. Elles sont contreventées par despièces en fonte ayant la forme de bielles et placées obli-quement, de façon à ce qu’elle^ viennent buter les unescontre les autres. La chaussée en empierrement estsupportée par un plancher qui ne diffère pas de ceuxen charpente dont nous avons parlé. Nous ne donnonspas la figure des ponts dont nous venons de parler,

leur donner à tous la même longueur, afin que, par lasuite, ils supportent une tension égale; on les relieensuite, de distance en distance, au moyen de fils recuitsque l’on tourne autour d’eux et qui portent le nom deligatures.

Une question des plus importantes dans ces sortesde ponts, c’est de donner aux câbles une section suffi-sante pour qu'ils supportent, sans chance de rupture,le poids du tablier on des fardeaux accidentels quipeuvent se présenter. Voici quelques-uns des calculsqui y conduisent. Et d’abord il s’azit de connaître lacourbe qu’affecte un câble tendu d’une rive à l'autre.On peut le considérer comme formant un système funi-culaire (fig. 2135) s'articulant aux points M 0 M, M 9 . sinous considérons le point M 0 , nous remarquerons qu’ence point nous avons trois forces : une tension horizon -

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2133.

parce qu’ils sont généralement connus. Nous donnons(fig. 2133) le pont sur le Lary en Angleterre.

ponts suspendus. Les ponts suspendus se com-posent de câbles ou chaînes en fer tendues d’une riveà l’autre, supportant, au moyen de tiges de suspension,un tablier qui donne passage aux piétons et aux voi-tures. Ces sortes de ponts ne datent guère que de trenteou quarante ans, et cependant il y en a un grand nom-bre tant en France , que dans les autres contrées del’Europe ; c’est qu’en effet les avantages qu’ils présen-tent, sous le rapport de l’économie et de la facilitéd’établissement, sont incontestables.

Chaînes . Les chaînes sont plus usitées en Angleterrequ’en France : elles sont formées de barres de fer forgé,reliées entre elles par des boulons. Si l’on n’a qu’uneseule barre à assembler avec une autre, on unit lesdeux maillons au moyen de plates-bandes et de gou-jons. Si l’on a quatre maillons, on rapproche l’un del’autre les maillons inté-rieurs a, o’ (fig. 2134), enles séparant toutefois par unetige ae suspension, et l’ouplace les deux autres mail-lons b, b’, extérieurement,de part et d’autre des deuxpremiers; le tout est relié parun boulon. Le forgeage decea pièces exige une grande surveillance ; car si ellesprésentent quelques défauts, elles se rompent et peu-vent occasionner la chute du pont ; aussi préfère-t-oumaintenant en France les câbles en fils de fer, qui sontplus faciles à fabriquer et d’un emploi plus sûr.

Cdbfaa. Le plus généralement, pour former un câble,on se sert de fils de fer n° 18 que l’on enroule enéclieveaux autour d’une croupière, en ayant soin de

2134.

cale P

taie Q, un poids P 0 etune tension T, du côteM 0 M,. Or, il faut queleurs composantes sedétruisent pour que lesystème soit en équili-bre : appelons a? 0 , a:,,x it les abscisses; y 0 ,y,, y 2 , les ordonnées;p, le poids par mètre dutablier. On a pourla composante verti

—‘ = £ ( œ O + ®l) i

égalant les composantes horizontales , nous aurons

Q = T. cos. a = T. ~f — i égalant les com-M 0 M|

posantes verticales, on a ^ x 0 ) = T, sin. a =

y K ï ; divisant ces deux équations l’une par l’autreMq M |

et réduisant au même dénominateur, nous aurons y j =

gP— (a;,* — a: 0 2 ). Pour un point quelconque, on aurait

y = ( x 1 — ®o 2 )i équation d’une parabole. Si

2 Q

on fait x 0 = o, le côté M 0 M, aboutit au sommet,et l’équation de la courbe formée par le câble devient

y = _*L x 1 (A). H s’agit maintenant de voir com-2 Q

ment on applique cette formule. Dans la pratique, onconnaît l'ouverture d du pont et où. se donne la flè-che f } la formule (A) devient alors f = fr~r- (B). Ti-

2Q 4