rant la valeur Q = et substituant cette valeur
o f
dans (A), ou a y = ~ oc'. Cette formule servira à
tracer exactement la courbe en donnant différentesvaleurs à œ et prenant celles do y correspondantes ;c’est encore à l’aide de cette formule que l’ou peut dé-terminer la longueur des tiges de suspension. Pourconnaître la tension exercée sur les câbles et en déduirela section convenable, cherchons la tension xlu derniercôté, en supposant qu’il soit assez petit pour se con-fondre avec la tangente à la parabole, nous aurons, Tétant la tension horizontale :
Q =
T
d
3
1 /
d»
T +
ou remplaçant Q par sa valeur trouvée tout à l’heure,et résolvant par rapport à T,
T = 4 'j/Ç+4/MC).
Or, on sait qu’en moyenne la limite de résistance dufil de fer est de 60 à 80 k par millimètre carré de sec-tion, et de 45 à 50 k pour le fer en barres. On a reconnuen outre, par des expériences, que quand une tige enfer était soumise à une tension comprise entre le \ /8et le \ /4 de la force absolue, elle s’allongeait progres-sivement jusqu’à ce qu’elle se rompît; il ne faudradonc faire porter au fil de fer que 48 k , et pour le fer enbarres, que 1 - k par millimètre carré. Dans la formule (C),il faut compter, avec le poids du tablier, la surcharged’épreuve qui est de 2ü0 k par mètre carré. Il est éga-lement important de connaître la longueur de lachaîne, ainsi que celle des tiges de suspension ; elleest donnée pour la chaîne en appelant S cette longueur
par la formule S = d i 4 +
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g jp j. Quant à celle au
moyen de laquelle on calcule la longueur des tiges,deux cas se présentent. Si on a une tige au sommet de
if l*
la courbe, on se servira de la formule -jt—jj n(n+4)
(2 n -J- î ), dans laquelle n est le nombre de tiges pourla moitié du pont. S’il ne sc trouve pas de tige au
i f l s
sommet, la somme des longueurs sera (2n—4)
( 2 »- 2 )
Tiges. Les tiges qui soutiennent le tablier sont tan-tôt en fer forgé, tantôt en fil de fer. Quand la courbeest formée d'une chaîne, les tiges sont en fer ; ellessont reliées aux pièces transversales ou pièces de pont,qu’elles traversent de part en part au moyen d’unécrou ; on peut aussi faire usage d’un étrier en fer, et,dans le cas où la pièce de pont est formée de deux par-ties, on fait passer la tige entre les deux, et l’on se sertd’un sabot ou d’un étrier. Dans le cas où le tablier estsupporté par des câbles, on se sert de tiges forgées oude fils de fer assemblé comme les câbles. Ils trans-mettent le poids du tablier par des coussinets enfonte, et soutiennent les pièces de pont par des espècesde colliers qui ne sont autre chose que le prolonge-ment de la tige elle-même ; quelquefois cependant cescolliers sont en fer. L’emploi des câbles et tiges enfil de fer oblige à prendre certaines précautions pourempêcher l’oxydation; elles consistent dans l’immer-sion des fils dans l’huile de lin avant leur fabrication,et dans l’application de plusieurs couches après lapose.
Tablier. Le tablier dans les ponts suspendus, consisteen poutres transversales ou pièces de pont soutenuesaux deux bouts par les tiges de suspension et espacées
entre elles de 4*,25 à 4“,50. Elles sont reliées par leslongueriues formant le trottoir (fig. 2436) et fort
a
il 36.
souvent même par un autre cours de pièces longitudi-nales placées sous le tablier. Cette liaison des pièces depont entre elles est très importante : elle a pour butd’éviter les ondulations produites par le passage des voi-tures en répartissant leur poids sur un plus grand nom-bre de tiges. Le plancher est formé de forts madriersplacés d'ans le sens perpendiculaire à celui des pièces depont, et espacés entre eux de0°‘,05à0",08. Une précau-tion utile à prendre, consiste à employer des étriers enfer qui servent à assembler lalonguerine avec la pièce depont, et donnent plus de rigidité au système. Après le-olonguerines viennent, dans le sens transversal, les plan-ches qui devront former le sol sur lequel circulent lesvoitures. Le trottoir s’établit avec des madriers placéssur les longuerines dont nous avons parlé eu premier lieuqui l’exhaussent au-dessus de la chaussée ; il est bordépar un garde-corps que l’on utilise en l’employant à laconsolidation du pont. Pour cela on donne aux piècesqui le composent la forme de croix de Saint-André ve-nant buter les unes contre les autres ; elles s’assemblentà leur sommet dans une pièce longitudinale qui sert demain courante, et àleur base dans la longuerine qui sup-porte le trottoir. La main courante est en outre reliéede distance en distance par un tirant en fer, qui l’unitdavantage avec les croix de Saint-André et forme de cetensemble un tout solide. Quelquefois les croix de Saint-André, au lieu de s’assembler dans le bois lui-même,viennent s’encastrer aux abords dans des sabots enfonte auxquels sont attachés les tirants en fer ; dansce cas il faut avoir soin de bien calfater le sabot inférieur, afin que l’eau ne puisse y séjourner, et pourrir labois. En général on doit éviter les garde-corps en fer.surtout pour les ponts dont le passage est actif. Le fern’a pas assez d'élasticité pour résister aux ondulations;il se déforme quand il ne se rompt pas. Pour que le ta-blier du pont ne se soulève pas aux abords des piles etculées, on a la précaution de soutenir les longuerines aumoyen de corbeaux ou sous-poutres que l’on relie, d’unepart à la charpente avec des étriers en fer, et de l’autreà la maçonnerie par un fort encastrement et des tirantsen fer, profondément engagés.
Culées . Les ponts suspendus, comme les autres ponts,exigent la construction de piles et de culées, mais leurdisposition présente des différences importantes. Eneffet les culées ne supportent plus, comme à l’ordinaire,une pression, elles ont au contraire à résister à unetraction qui doit être contrebalancée par leur poids.Les piles également, en raison de la hauteur des pointsd’appui qu’elles doivent fournir, ont des dispositionsparticulières. Le plus souvent, les câbles ou chaînesde suspension, passent sur des piliers ou sur desbielles élevées sur les culées, et s’infléchissent en fai-sant un angle égal à celui de la tangente à la courbe :ils prennent alors le nom de câbles ou chaînes de rete-nue. Arrivés au sol ils s’infléchissent de nouveau, s’in-troduisent dans le massif au moyen d’ouvertures ap-pelées cheminées et y sont fixés définitivement dansles puits ou chambres souterraines, dans lesquels sont
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