LOTERIE.
POTERIE.
meules, en pratiquant dans la meule courante, à sa par-tie inférieure et du côté de l’éch&ncrure qui Tient dansle sens du mouvement, un biseau d’engrenage deg ; onpique en outre cette meule en dessous. L’axe de rotationH, se termine à sa partie inférieure par une partie car-rée qui passe dans un œil carré en fer, placé à la partiesupérieure de la meule courante ; il est guidé par unmanchon M”, fixé par des supports m, m’ et m”, aubâti de la machine ; il se termine à sa partie supérieurepar une partie carrée sur laquelle glisse un manchonqui porte la roue d’angle M, par le moyen de laquelleil reçoit son mouvement de rotation ; une fourchette K,permet, suivant qu’on la soulève ou l’abaisse, de dé-brayer ou d’embrayer à volonté la meule. Neuve,chaque meule courante pèse environ 300 kil. ; recou-verte de 400 kil. de feldspath pulvérisé et de 50 kil.d’eau, elle perd environ 200 kil. de son poids et n’agitplus qu’avec une pression de 400 kil. Selon le docteurUre, il convient de lui donner une vitesse de rotation de4 4 à 4 2 tours par minute ; on broie, dans ce cas, 4 00 k.de feldspath ou 75 kil. dequarz par quarante-huit heureset par meule. D’après M. Brongniart, on n’imprimeraiténéralement aux meules, en France , qu’une vitesse de
tours par minute, avec une charge de 40 à 80 kil. dematière à la fois, et, dans ces circonstances, on nebroierait que 60 kil. de sable siliceux, ou 80 kil. defeldspath, par quarante-huit heures.
Le grand moulin O, fig. 2454 et 2158, est une im-portation anglaise ; la meule courante unique est rem-placée par trois gros blocs de pierres dures, poussés pardes bras ou palettes fixées à un arbre vertical mû parles roues d’angle P, Q, avec une vitesse de 8 tours parminute. Chaque pierre on bloc mobile doit peser aumoins 4 00 kil. ; on peut avec ces moulins broyer 4 0 kil.de matière dure par heure.
Il arrive quelquefois, par suite d’un ralentissementtrop grand, et surtout d’une suspension de mouvementvers la fin du broyage, que les matières broyées s’accu-mulent entre les meules, et les collent l’une avecl’autre avec une telle force qu’il devient extrêmementdifficile de les séparer. Il n’y a que les matières pier-reuses qui plombent ainsi les meules. Les terres et lesargiles non seulement n’ont pas cette propriété, maisencore elles la neutralisent lorsqu’elles se trouvent mê-lées avec les matières pierreuses. On pare en partie àcet inconvénient en mêlant du vinaigre à l’eau de dé-layage. Pour prévenir le bris des engrenages, en cas deplombage des meules, M. Hall modifie le manchond’embrayage, comme l’indiquent les fig. 2159 42462;au lieu d’être d’uneseule pièce, cesmanchons se com-posent de trois par-ties, l’une u fixéeà l’arbre L par uneclef ou une saillie,et les deux autres vet a?, folles sur lapremière, et pou-vant être réuniesensemble au moyende quatre bou-loüs y ; la partie vporte les dentsd’embrayage et a une forme suffisamment indiquée parles élévations, fig. 24 60 et 24 64, et la coupe, fig. 2159 ;la partie ar, fig. 2159 et 2162, est une simple plaque.Entre les trois parties, on interpose des rondelles annu-laires en cuir, z, z, de sorte que l’adhérence des deuxparties v et <r, avec la partie u, est réglée et déterminéepar le serrage des vis y, qui réunissent entre elles lesdeux premières parties. Lorsque l’effort résistant de-vient trop considérable, les faces intérieures des pièces
v et x glissent sur les rondelles de cuir, qui peuventmême être carbonisées et détruites par la chaleur quedégage le frottement ; les pièces v et x ne suivent plusalors le mouvement de la pièce u. On obtient ainsi nuvéritable débrayage, qui consiste à rendre le manchond’embrayage fou sur uue de ses parties, lorsque l’effortrésistant dépasse certaines limites, et par l’effet mêmede cet effort.
Les matières broyées sont ensuite soumises au lavagepar décantation, qui s’opère comme pour les matièresplastiques ; seulement le délayage est beaucoup plus fa-cile.
La seconde série des opérations, que comporte la pré-paration des pâtes, a pour but d’obtenir un mélangeaussi homogène que possible des matières premièrespréparées comme il vient d’être dit.
On commence par mélanger les matières premièresdans une grande cuve, on tonne à mélanger analogue àcelles à mélanger le mortier, ou en opérant à brasavec des râbles, si la fabrication est restreinte; danstous les cas, on doit employer les matières à l’état debouillie claire, et opérer le mélange aussi rapidementque possible.
Pour rendre la pâte maniable et empêcher qu’elle nese sépare par dépôt en parties d'inégales densités, il fautla faire ressuer, c’est-à-dire expulser une partie de l’eauqu’elle renferme et l'amener à la consistance pâteuse.L 'aérage seul est généralement insuffisant. L’absorptionde l’eau par des caisses en plâtre à parois épaissesdans lesquelles on verse la pâte, exige un matériel con-sidérable et n’est gnère praticable que pour les petitesfabriques. On emploie très fréquemment l’action du feupour le ressuage des pâtes, mais ce procédé est très coû-teux. Enfin, dans ces derniers temps, MM. Honoré etGrouvelle ont imaginé de raffermir la pâte en la soumettant, dans des sacs de toile forte à tissu très serré,à nne puissante pression par un moyen mécanique quel-conque ; ce procédé est actuellement employé dans pres-que toutes les fabriques de porcelaine; d’après M. John-son, on augmente considérablement la durée des sacsde toile en les plongeant pendant quelque temps, avantde les employer, dans de l’huile bouillante, qui empêchel’eau d’y adhérer et de les pénétrer. M. Alluaud opèrela filtration de l’eau par la pression atmosphérique ; àcet effet, il a un entonnoir ou trémie en fonte munied’une grille hémisphérique convexe qu’il recouvre degalets, par dessus lesquels il place une étoffe de laineserrée perméable à l’eau, quelquefois recouverte d’unegrosse toile d’étoupes, et sur laquelle on verse la pâte àraffermir. On fait le vide dans des cylindres placés au-dessous de l’entonnoir, et la pression atmosphériqueagissant sur la pâte force l’eau à filtrer à travers l’en-tonnoir. Les cylindres ci-dessus sont munis de trois ro-binets : l’un placé à la partie supérieure et communi-quant avec l’air ; un autre également placé à la partiesupérieure, et servant à mettre le cylindre en commu-nication tantôt avec l’entonnoir, tantôt avec un réservoird’eau supérieur; enfin, un autre robinet placé à la partieinférieure, et mû par la même tige que le précédent,communique avec un tuyau vertical de décharge placéau-dessous, ayant au moins de 4 0",50 à 4 4 ■ de long,etqui plonge dans un réservoir d’eau inférieur. On remplitd’abord lecyliodre d’eau venant du réservoir supérieur,en laissant le robinet à air ouvert; lorsque l’eau jaillitpar ce robinet, ou le ferme, on change le sens des deuxautres robinets, et le vide barométrique se produit dansle cylindre; le degré de vide est indiqué par un mano-mètre. Lorsqu’il y a une machine ou une chaudièreà vapeur dans l’établissement, on peut produire le videdans les cylindres, comme l’a faitM. de Caen , dans safabrique de faïence, de la même manière que dans lesappareils à cuire les sirops dans le vide (voyez sucre).
La pâte, après le ressuage, est encore pétrie, soit