POTERIE.
POTERIE.
de silex pyromaque, ou de quarz broyé t»i*s fin, et quel-quefois d’un peu de chaux ; elle est t»es fine et trèsplastique. La glaçure est préalablement frittée, et secompose de silice, de soude, d’oxyde de plomb, et sou-vent d’acide borique. On distingue trois variétés prin-cipales de faïence fine : la faïence fine calcarifère ou terrede pipe ; la faïence fine caillouteuse , essentiellement com-posée d’argile plastique et de silex ; et la faïence fine dureou feldspathique t aussi nommée lithocérame , dans la pâtede laquelle entre une certaine quantité de kaolin, et dontle vernis renferme de l’acide borique. Voici la composi-tion de quelques pâtes et de leurs glaçures, avec le nomdes auteurs qui en ont donné la recette.
1,000
Pâte de faïence fine cailloutée.
1* (Oppenheim et Bastcnaire).Argile plastique de Montereau ou
de Dreux.0,87
'4,00
2° (Oppenheim et St-Amans).Argile plastique d’Angleterre. . 0,83
4,00
Pâte de faïence fine feldspathique.4° (Saint-Amans).
Argile plastique d’Angleterre. . 0,62
Feldspath altéré.0,03
“MÜf
2° Faïence dite creamcolour (St-Amans).
Argile plastique d’Angleterre. . 0,82
Feldspath altéré.0,02
TflO
3°*Pour impressions sur biscuit (Aikin).
Argile plastique d’Angleterre. . 0,64
Feldspath altéré.0,04
1,00
Glaçure pour terre de pipe.
Feldspath calciné.0,07
Minium.0,30
Litharge.■ . 0,27
Borax., . , . 0,03
Verre de cristal.0,02
4,00
2° (Bastenaire d’Audenard).
Sable quarzeux.0,36
Minium.0,45
Carbonate de soude.0,17
Nitre.0 ( 02
Bleu de cobalt. . . . , . 0,00004
1.00
Glaçure pour faïence fine cailloutée.
4° (Aikin). 2° (Bastenaire).
Sable de feldspath altéré.
0,40
0,’42
Minium.
0,23
0,26
Borax.
0,23
0,21
Carbonate de soude. .
0,14
0,11
Bleu de cobalt. . . .
0,00001
0,00001
1,00
1,00
Glaçure pour faïence fine feldspathique.
4° Pour faïence dite cream colour (Aikin).
. . .
0,23
0,13
Oxyde blanc de plomb. . .
0,52
V erre de cristal.
0,10
1,00
2° Pour faïence imprimée (Shaw).
0,28
0,16
Carbonate de chaux.
0,04
Oxyde blanc de plomb. .
0.30
Acide borique. .
0,06
Carbonate de soude.
0,16
«
1,00
Quoique les pâtes des faïences fines cailloutée et feld-spathique n’admettent pas de chaux dans leur composi-tion, il y en a toujours réellement 4 à 2 p. 100, intro-duite soit par les argiles, soit même par le silex.
Les argiles et kaolins sont lavés avec soin. Le silexest étonné, puis broyé très fin ; ce broyage, qui s'effec-tuait autrefois exclusivement à sec entre des meules ho-rizontales, se fait actuellement, en général, à l’eau dansdes moulins à blocs. On fait le mélange des matières àl’état de barbotine ou de bouillie assez épaisse, et on letermine en faisant passer le tout à travers un tamis. Leraffermissement de la pâte se fait par l’action du feu ;on la pétrit ensuite mécaniquement dans des tinnes, eton la laisse pourrir quelques mois dans des caves hu-mides avant de l’employer. Cette pâte est, en général,fine, longue, et se travaille aisément. Le façonnage estsoigné, quoique rapide. Un grand nombre de pièces sontterminées sur le tour avec des calibres; elles sont en gé-néral minces et légères. On les sèche et on les cuit enbiscuit à une température de 30 à 400 degrés pyromé-triques dans des fours cylindriques à alandiers, chauf-fés au bois ou à la houille (fig. 2173 à 2177, p. 3104).Quant àla glaçure, on forme d’abord, en général, avec unepartie de ses éléments, une fritte qui est finement pul-vérisée, à laquelle on ajoute ensuite les autres éléments,parmi lesquels se trouve presque toujours le minium.La faible proportion de bleu de cobalt sert à détruire latéinte jaunâtre du biscuit; on pose sur le biscuit le ver-nis ainsi préparé par immersion, et quelquefois par ar-rosage. La cuisson du vernis se fait séparément dansdes fours à alandiers, à une température de 40 à 30 de-grés pyrométriques. Le biscuit et le vernis de la terre depipe se cubent à 25 à 30 degrés pyrométriques. Lebiscuit de la faïence fine cailloutée se cuit à 60 degrés, etson vernis à 12 degrés pyrométriques. Enfin, la faïencefine feldspathique se cuit en biscuit à 4 00 degrés, et sonbiscuit à 20 ou 30 degrés pyrométriques. L’encastage,tant du biscuit que du vernis, se fait dans des cazettes lutées, en supportant les pièces par des pernettes(fig. 2483, p. 3144), des colifichets, etc., suivant le cas.
On a établi à Creil et à Montereau, en France , d’im-portantes fabriques de faïence fine anglaise, et l’on ytire d’Angleterre le kaolin et le feldspath altéré que l’ony emploie. Les principales fabriques des environs deParis produisent presque exclusivement de la terre depipe et de la faïence fine cailloutée. Quelques fa-