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POTERIE.

POTERIE

guline, ùc marne argileuse et de sable; les argilessont lavées. La proportion de sable est d’environ 4/4.Suivant M. Bastenaire d’Audenard, le mélange doit êtrefait de telle sorte que la nâte renferme à peu près ;

Faïeoce :

blancne.

fcr'une.

Silice.

. 0,35

0,38

Alumine ferrugineuse.

. 0,58

0,57

Carbonate de chaux.

. 0,07

0,05

1,00

1,00

Le façonnage se fait, soit par moulage, soit sur le tour,et alors il comprend ordinairement un ébaucbage et untournassage. On cuit à deux feux, d’abord en biscuità une température qui varie du rouge cerise au rougeblanc, puis en émail à une température un peu supé-rieure. Cette cuisson se fait dans le même four, le bis-cuit émaillé étant placé à la partie inférieure du four etla poterie crue dans la partie supérieure ; le cru est en-fourné partie en charge, partie en échappade. Pour lebiscuit émaillé, on emploie l’encastage en échappade oucelui en cazettes à pernettes. La fig. 2182 représente

Yenfournement en échappade : des tuiles en terre réfrac-taire o, a, reposant sur des piliers b, b, forment desplanchers sur lesquels on place les pièces à plat, ou enles plaçant sur des colifichets, sorte de trépieds termi-nés par des arêtes aiguës. La fig. 2183 représente une

casette à pernettes ia, dans laquelle on >oit la manièred’encaster des assiettes d f d } ou autres vases sem-blables, en les soutenant sur les pernettes b, b. Le fourle plus généralement employé est celui représenté fi-gures 2170 et2474, page 3404.

L’émail brun de la faïence brune est composé de :

Minium.0,52 à 0,53

Peroxyde de manganèse. . . 0,07 à 0,05

Brique commune pulvérisée. . 0,44 à 0,42

4,00 4,00

L’émail blanc de la faïence blanche est an silicatealcalino-terreux et plombo-stannifère. On y introduit lesoxydes métalliques à l’état de calcine ou potée d’étain,dont nous distinguons :

Calcinen° J. Calcine n® 2 .Oxyde de plomb. . . . 0,77 0,82

Oxyde d’étain. . 0,23 0,48

4,00 4,00

Il y a deux sortes d’émail, composées comme il suit :

Émail dur. Émailtendrc.

Calcine n # 4.

. 0,45

U

Calcine n° 2. .

. M

0,45

Minium. .

. 0,02

U

Sable quarzeux lavé. .

. 0,45

0,45

Sel marin.

. 0,05

0,07

Soude d’Alicante. . .

. 0,03

0,03

1,00

1,00

On le colore en jaune par le jaune de Naples, en bleupar l’azur, en vert par les batritures de cuivre et en violet par le manganèse. Souvent on recouvre les pièces defaïence d'émail coloré à l’extérieur, par immersion, etd’émail blanc à l’iutérieur, par arrosement. On enlèveensuite avec une brosse, avant la cuisson, l’émail sousle pied des pièces qui doivent être encastées en échap-pade.

La faïence commune est actuellement surtout en;ployée pour la fabrication de carreaux émaillés, pourpoêles et pUoues de cheminées. Généralement ces pla-ques se gercent et tressaillent très facilement par l’effetde la chaleur. On les rend ingerçables en donnant plus defusibilité à U pâte par l’addition d’une certaine quantitéde matières calcaires ou alcalines; mais l’introductioudu carbonate de chaux dans la pâte, en quantité un peuconsidérable, a l’inconvénient de la rendre très sujetteà se fendre par de brusques variations de température,lorsqu’elle est exposée à l’action directe du feu. Nousrenverrons du reste, pour plus de détails à cet égard, àl’article faïence où la question a été traitée, fuitpar M. Barrai, auteur de Recherches fort intérossantessur les faïences ingerçables.

II. POTERIE A PATE DURE, OPAQUÉ.

5 # Faïence fine .

On a certainement fabriqué en France de la faïencefine dans le milieu du seizième siècle, et il reste en-core de cette époque des vases d’une beauté remar-quable ; mais on ignore le lieu de cette fabrication, quine dura du reste que quelques années, et fut complète-ment étouffée par le développement que prit, à peuprès vers le même temps, entre les mains de Ber-nard de Palissy , celle de la faïence émaillée. Ce ne futqu’au commencement du dix-huitième siècle que l’oncommença à faire de la faïence fine en Angleterre, etc’est de 4 760 à 1770 que cette fabrication reçut les plusimportants perfectionnements entre les mains de Jo-siah Wedgwood, né à Burslem, dans le Staffordshire ,en 4730. C’est encore en Angleterre que se fait la plusbelle faïence fine ; aussi, nous nous occuperons d’abordde cette fabrication, telle qu’elle se pratique en Angle-terre, et nous dirons ensuite quelques mots sur lesprincipales fabriques françaises :

La faïence fine ou faïence anglaise est caractérisée parune pâte blanche opaque, à texture fine, dense et so-nore, recouverte d’un vernis vitro-plombifere. La pâteest essentiellement composée d’argile plastique lavée et