Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

POUDRE.

POULIES.

À* l’angle d’écartement du pendule ; b’ le poids de la ;balle et de la bourre ; D le diamètre intérieur du canon Idu fusil ; d le diamètre de la balle ; c le poids de la *charge de poudre ; c’ le poids de la cartouche en com- !prenant celui de l’enveloppe; G l’action de la gravité; jN un facteur constant déterminé par expérience. j

Le fusil du calibre de munitiou, soit 43“" , ,3, reçoitune charge de poudre de 40 grammes. La vitesse in;tiale de la balle doit être, pour la poudre de guerre, de450 mètres par seconde. Pour l’essai des poudres dechasse, on ne met que 5 grammes de poudre, qui dri-vent donner les vitesses initiales suivantes : Pour lapoudre fine,330 mètres;superfine, 350 mètres; royale,375 mètres.

On a aussi disposé un canon -pendule , analogue nufusil-pendule pour essayer les poudres à canon.

Analyse. Nous terminerons cet article par l’analysede la poudre, ou les moyens, étant donné une poudrequelconque, de déterminer les doses de ses élémentsconstitutifs.

Pour déterminer le poids du salpêtre : dans un vase decuivre étamé en forme de cafetière, on fait dissoudre4 00 grammes de poudre bien desséchée avec 200 gram-mes d’eau distillée, et on chauffe jusqu’à l’ébullition.Après un moment de repos on décante sur un filtre dou-ble et égalisé. On répète cette opération quatre fois; àla quatrième on ne décante point, on verse sur le iiltretout ce qui est contenu dans le vase. Le filtre double estégoutté et lavé à plusieurs reprises avec 200 grammesd’eau, que l’on fait chauffer dans le vase.

Dans toutes ces opérations on emploie 1.000 gram-mes d’eau. Après avoir traversé les filtres, cette eautient en dissolution le salpêtre, que l’on retrouve enévaporant à siccité complète.

On fait bien sécher le double filtre, ainsi que le mé-lange, charbon et soufre, et on prend le poids de cemélange en faisant servir le filtre extérieur pour tare decelui sur lequel le mélange est resté. Ce poids sert àcontrôler le résultat trouvé pour le salpêtre, et à évaluerla perte donnée par l’opération.

Pour rechercher le soufre directement, on broie et onmélange dans un mortier 5 grammes de poudre biendesséchée, 5 de sous-carbonate de potasse, 5 denitre,20 de chlorure de sodium.

On expose ce mélange dans une capsule de platine oude verre, sur des charbons ardents; la combinaison desmatières étant terminée, et la masse étant blanche, ondissout cette masse dans l’eau distillée et on sature cettedissolutiou d’acide nitrique.

On sépare ensuite complètement l’acide sulfuriquedu sulfate qui s’est formé par une dissolution de chlorurede barium, dans laquelle on connaît exactement la pro-portion d’eau et de chlorure de barium. D’après la pro-portion atomique, le soufre cherché est à la quantité dechlorure de barium employé, comme 20,14 : 152,44.

On détermine directement la quantité de charbon , enmêlant 4 00 grammes de poudre avec une quantité égalede potasse caustique et un peu d’eau ; on fait bouillir lemélange pendant quelque temps, puis on le verse surun double filtre de papier Joseph. Dès que la liqueur,qui est d’un jaune foncé, est filtrée, on fait des lavagessuccessifs avec l’eau distillée, jusqu’à ce qu’elle sorte del’entonnoir sans saveur, ou mieux jusqu’à ce qu’elle nedonne plus de précipité noir par l'acétate de plomb. Onfait alors sécher le charbon et on le pèse.

Pour vérifier l’exactitude des résultats obtenus, oncompose une poudre avec le dosage que l’analyse aindiqné ; on analyse cette pojidre par les mêmes moyens;les nouveaux résultats indiquent les corrections qu’ilpeut être nécessaire de faire dans les premiers dosages.

POUDRETTE. Voyez engrais.

POULIES (angl. blocks, ail. kloben). Lorsque lespoulies oonl isolées et que leur chape est fixe, elles ser

vent seulement à changer la direction d’une force (fi-gure 2195). Quand au contraire on en ass'emble uncertain nombre dans deux chapes, l’une fixe, l’autremobile, et sur laquelle agit la résistance (fig. 2196),

2196 .

puis qu’on fait passer une même corde successivementsur toutes les gorges de ces poulies et alternativementsur celles de l’une et de l’autre chape, la corde ayantdans toutes ses parties une même tension, cette tensionsera seulement la n“ e partie de la résistance, s’il y ancordons ou parties de la corde allant d’une poulie àl’autre. Dans ce cas, les poulies ou galets sont ordinai-rement mobiles sur les axes communs qui sont fixes.

Nous croyons qu’il sera intéressant de décrire ici lufabrication mécanique, inventée par notre compatriote,M. Brunei , des poulies en bois à l’usage de lu marine,telle qu’elle est montée à Portsmoutli, en Angleterre.

La première opération, qui consiste à débiter les boisen blocs de dimensions convenables, se fuit tantôt avecune scie droite, tantôt avec une scie circulaire. La sciedroite est animée d’un mouvement horizontal de va-et-vient ; elle coupc en travers fil le bois placé au-dessoussur un axe horizontal; elle n’agit que par son poids, etest guidéeaucommencement du sciage par une glissièrequi embrasse le dos de la lame. La scie circulaire diffèredes scies ordinaires, en ce que, tandis que ces dernièressont fixes et que la pièce de bois est continuellementpressée contre leurs dents, celle employée par M. Brunei peut recevoir toutes sortes de positions dans son plan etla pièce de bois est fixe. On achève de donner auxblocs de bois une forme parallélipipédique avec une sciecirculaire ordinaire (voyez pour la descriptipn de cesscies mécaniques l’article scierie).

Les blocs de bois ainsi débités sont portés à la machine à percer , qui y perce les trous des axes des galets,ainsi que ceux nécessaires pour pouvoir ultérieurementpratiquer les mortaises où se logeront les galets, commel’indiquent les fig. 2197, 2198 et 2499, qui représen-tent diverses formes de poulies employées dans la ma-rine. Cette machine est représentée en perspectivefig. 2200 : le bloc de bois est fixé sur la table de la ma-chine au moyen d’une vis de pression verticale B, quipasse dans un écrou en fonte à trois pieds A ; on le main-tient encore par une équerre X (fig. 2201 ), fixée sur lebâti au moyen d’un boulon à écrou a:, et avec trois visde pression horizontales traversant les deux montantsde derrière du bâti en fonte A. L’un des forets D, percele trou pour l’axe des galets; l’autre, E, placé à angledroit du premier, fait les trous qui doivent limiter tesmortaises où se placeront les galets; le foret D est mûpar une courroie passée sur la poulie P, et porté sur uncbâssisG, mobile le long de la glissière 1. On le faitavancer ou reculer en agissant sur la fourchette M. Leforet D est également porté sur un châssis H, mobile lelong de la glissière K, et que l’on fait avancer ou recu-ler au moyen de la fourchette N ; mais tandis que laglissière I est invariablement fixée au bâti de la ma-chine, la glissière K est montée sur un second châssis,qu’on peut fixer dans diverses positions au moyen des' vis L et a.