RÉFRIGÉRANT.
RÉGULATEUR.
2246.
Appareils dans lesquels le refroidissement est obtenupar l'évaporation .
Les appareils qui précèdent offrent le grand avantaged’utiliser la chaleur du liquide à refroidir ; elle sert àéchauffer de l’eau qui se trouve propre à être utiliséepour de nouvelles opérations. Aussi ces appareils sont-ils les plus convenables toutes les fois qu’on dispose dequantités suffisantes d’eau froide, mais il est précisé-ment un cas important où c’est l’insuffisance d’eaufroide qui rend nécessaire de refroidir rapidement l’eauchaude ; c’est le cas des machines à vapeur et deschaudières à cuire dans le vide par la vapeur, quand onne dispose que de quantités insuffisantes d’eau froidepour la condensation.
Les conditions à remplir dans ce cas, pour un refroi-dissement rapide, sont évidemment de rendre l’évaporation un maximum : l u en multipliant les surfaces ; 2° endonnant une grande vitesse au courant d'air qui lècheces surfaces. Nous donnons. 6g. 2217, une disposition
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qui satisfait à ces conditions, et qui est heureusementimitée des bâtiments de graduation employés dans lessalines. L’eau chaude, amenée dans un bassin supé-rieur, descend le long de cordes passées dans des trouspratiqués dans le fond de ce bassin. Un courant d’air,activé par un ventilateur, passe à travers ces cordes etest entraîné dan9 une cheminée, emportant une faiblepartie do l’eau, dont l’évaporation refroidit celle quis’écoule dans le bassin inférieur.
Dans cet appareil la cha-leur de l’eau est perdue, etaussi la quantité d’eau éva-porée. Nous donnons à l’ar-ticle sucre la descriptionde l’appareil de Degr&nd ,dans lequel l’inventeur aeu l’heureuse idée de con-denser la vapeur sortantdes appareils de cuite parle froid produit par l’éva-poration des premiers jus,évaporation qui, dans cecas, est tout bénéfice, puis-qu’elle produit une pre-mière concentration. C.
REGULATEUR. On ap-pel le régulateur en méca-nique tout système quipermet de proportionnertoujours le travail du mo-teur et la résistance utile, de manière à assurer l’u-niformité du mouvement et la permanence de ce mou-vement uniforme.
On donne encore le nom de régulateur dans l’indns-trie à des appareils destinés comme les précédents àmettre en rapport la cause et l’effet de manière à ob-tenir l’uniformité, la régularité convenables.Bien qu’enréalité d’ordre mécanique, ces effets ne le paraissentpas aussi nettement que dans les cas précédents.
Nous avons traité des uns et des autres à divers ar-ticles du Dictionnaire ; néanmoins nous pensons qu’ily a intérêt à compléter ici ce que nous avons ditailleurs :
4® Régulateurs pour machines. Traité en détail àl’article mécanique géométrique, nous n’avons pasà revenir sur la classification des divers systèmes;nous compléterons seulement ce que nous avons déjàdit par la description du régulateur Molinié et surtoutdu modérateur à pendule oscillant qui s’emploie beau-coup aujourd’hui.
2° Régulateurs de pression pour les gaz. Nous avonsdécrit le gazo-compensateur de M. Pauwels (éclairageau gaz). Nous donnerons le régulateur de M. Boquilloupour le gaz comprimé.
3° Régulateurs compensateurs. Nous reviendrons surles systèmes destinés à rendre la marche des appareilsservant à mesurer le temps, indépendante des varia-tions de température, ce qui nous pérmettra de ré-sumer les beaux travaux que M. Lieussou vient de faireparaître à ce sujet. Quant à l’emploi de régulateursde température dans certaines industries spéciales, ilest l'objet du travail qui suit celui-ci.
RÉGULATEURS pour machines. — Régulateur Mo-linié. Nous donnons ici la figure (fig. 1) du régulateurMolinié, dont nous avons parlé à machines a va-peur.
L’inspection de la figure fait facilement reconnaîtreque cet ingénieux appareil est un soufflet cylindriqueà double effet, c’est-à-dire tel que le plateau supérieurs’élève sous l’infiucnce de l’air qui s’accumule dans leréservoir supérieur. Ainsi le plateau J étant mis enmouvement par une bielle K mue par la machine à régler, les deux capacités I et C forment un soufflet à double effet, et l’air sera chassé dans la capacité H à traversla soupape c et la soupape d (placée au bout d’un tuyauélastique h). La face supérieure de cette capacité s’é-lèvera donc, si l’air ne sort pas avec une vitesse suffisanté par l’orifice j. On voit donc qu’en faisant variercet orifice, on obtiendra une position déterminée, pourune vitesse donnée de la machine, du plateau supérieur, et par suite de la tige O qui fait corps avec lui etqui agit sur la valve on la vanne à régler. Par suite,
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