SOIE.
SOIE.
vent que dans les derniers, pendant lesquels la quantitéd’excréments est bien plus grande. Ou pent consulterégalement le tableau que nous avons cité précédemmentsur la manière la plus convenable à adopter pour cetteopération. On compte qu’une éducation de 31 grammesd'œufs, estimée 40.000 vers environ, consomme enmoyenne les quantités suivantes de feuilles non mondéesohaque jour de l’éducation :
1 * r jour.2* jour.3* jour.4 * jour.5* jour.6 e jour.7 e jour.8 r jour.9 e jour.10 e jour,-H* jour1 2* jour.
0 k ,5001S »2 k , »0\5004 k , «
H k ,500
l k ,500
3\500
7 k ,500
20 k , o
45 k , »4 k 500
13'
jour.
U'
jour.
15'
jour.
16'
jour.
17'
jour.
18'
jour.
19'
jour.
20'
jour.
21'
jour.
22'
jour.
23'
jour.
2i*
jour.
20 k , »30 k ,50050 k , »32 k , «2 k ,o0035 k , »75\ »400 k , »170 k , »230 k , «450 k , »50 k , »
Ce qui donne uno consommation totale de \ .013 k ,5.
La variation de l’appétit des vers est remarquable ;il est presque nul au commencement des mues.
Des maladies des vers à soie. Pendant l’éducation, lesinsectes sont exposés à de nombreuses maladies qu’ondésigne sous des noms différents suivant les locali-tés. Le nombre de ces maladies diminue cependantjournellement avec les perfectionnements de l’éduca-tion. Nous ne pouvons aborder la description des diffé-rentes maladies étudiées par Dandolo et plusieurs natu-ralistes et chimistes, et entre autres par Si. Audouin, etM. Bérard qui s’est surtout attaché à étudier la mala-die la plus funeste qu'on désigne sous le nom de mus-cadine. C’est dans les écrits dç ces savants, dans letraité de Pitaro, et dans les mémoires publiés par la So-ciété séricicole qu’on pourra trouver tous les développe-ments que comporte ce sujet.
Nous devons nous borner à répéter que l’on parvientà éviter la plupart des maladies qui ne sont pas dans laconstitution même du ver, en procédant avec les soinsque nous avons indiqués.
Si par malheur quelque magnanerie est affectée demortalité, le meilleur moyen d’y remédier est de puri-fier les parois, le plafond, le plancher, les claies et lesustensiles avec des fumigations de soufre, et de les la-ver avec des lessives caustiques.
De la montée du ver et du boisement. Vers la fin ducinquième âge, lorsque le ver a atteint tout son dé-veloppement, il cesse de manger, perd sa couleur, di-minue de volume et devient transparent ; il manifestealors une agitation, une vivacité qu’on ne lui avait vuequ’à sa naissance. Il cherche de tous côtés un pointd’appui pour commencer son cocon. Il faut alors se hâ-ter de faciliter son travail au moyen de petits bran-chages de bruyère, de genêt, de bouleau ou de colza,disposés en plans inclinés, et de manière que la circu-lation de l’air puisse librement s’établir. A la fermedes Bergeries de Sénart, on emploie de petites tringles enbois, percées de trous, dans lesquels on fixe, au moyende colle forte, des brins de bonleau en les espaçant de8 à 10 millimètres.
On place le boisement entre les claies en allant desrangées supérieures aux inférieures.
Les chenilles d’une éducation ne montent pas toutesen même temps; il faut au moins vingt-quatre heurespour que toutes commencent à filer et se soient débar-rassées des matières étrangères qu’elles contiennentencore. Les dernières au travail sont exposées à rece-voir les déjections des premières; c’est à ce momentqu’il est important de les débarrasser des litières et deles nettoyer avec soin pour éviter un grand déchet. Ce
nettoyage se fait également aujourd’hui avec des filetsen papier imagines par M. Robert. Les accidents sontplus sûrement évités encore par l’emploi des coconièresde M. David. Six à huit jours suffisent pour que tousles cocons d’une éducation soient formés.
Etouffement. Il est indispensable, comme on soit, d'étouffer les chrysalides avant qu’elles ne soient métamorpbosées en papillons. Il est cependant nécessaire que leacocons soient parfaitement formés, sans quoi les versne seraient pas transformés en chrysalides et tacheraientla soie.
Les divers modes d’étouffement employés sont lachaleur du four, celle du soleil, la vapeur, le bain-ma-rie, l’air chaud et enfin certains gaz; il faut exclurede ces moyens ceux qui ne permettent pas d’apprécierexactement le degré de chaleur ; car, une températuretrop faible laisserait aux papillons le temps de se pro-duire, tandis qu’une trop grande pourrait altérer la soie.La vapeur a l’inconvénient de mouiller les cocons, cequi peut également nuire à la matière.
Le bain-marie, s’il pouvait facilement s’appliquer surune grande échelle, serait un excellent moyen, par lafacilité qu’il offre d'avoir toujours une température ré-gulière.
Enfin le mode qui paraît le plus sûr est celui de l’em-ploi de l’air chaud que M. C. Beauvais a le premierpratiqué. Les cocons f^cés sur des claies mobiles dansun appareil spécial, sont rapidement desséchés par uncourant d’air chaud à une température de 75° à 80°. Ceprocédé paraît aussi expéditif que favorable; 800 ki-logrammes de cocons peuvent être étonffés en un jouravec un appareil d’une dimension moyenne. L’emploide la chaleur du soleil n’est pas toujours possible, etcelui de certains gaz présente des difficultés et néces-site une dépense trop élevée.
Déramage. Les cocons étant bien terminés, on lesenlève et on les dispose dans des paniers, on les trie,après avoir étouffé les chrysalides, on sépare ensuiteles cocons blancs des cocons jaunes.
La race blanche présente plusieurs variétés ; la racesina est la plus estimée; viennent ensuite les racesd’Annonay , deNovi, etc.
La race jaune, qui est la plus commune, comprendcelle de Valence , celle des petits Milanais, etc., etc.
Les cocons des différentes races sont triés suivantleurs qualités, et distingués ordinairement par les dé-signations suivantes :
Les corons de première qualité, les cocons pointus , lescocalons, les duppions ou cocons doubles , les soufflons,les cocons perforés, les bonnes chaquettes , les mauvaiseschaquettes, les cocons calcinés.
Les cocons de l r * qualité sont les plus serrés et lesplus sains, mais ne sont pas toujours les plus gros.
Les cocons pointus sont coniques, comme leur noml’indique. Cette forme a l’inconvénient de faire briserplus fréquemment le fil pendant le dévidage, par suitedu mode généralement employé pour tirer le fil.
Les cocalons , bien que plus gros que les autres, nedonnent cependant pas plus de soie. Leur texture étantmoins serrée, on les dévide ordinairement à une tem-pérature moins élevée.
Les duppions ou cocons doubles sont produits par letravail de deux vers. Leurs fils sont tellement entrela-cés que le dévidage continu n’est pas possible.
Les soufflons sont des cocons d’une tissure si lâche,qu'ils sont transparents. Leur dévidage est égalementtrès difficile.
Les cocons perforés sont troués à une de leurs extré-mités ; le fil a par conséquent de nombreuses solutionsde continuité.
Les bonnes chaquettes sont des cocons dans lesquelsles insectes sont morts avant l’achèvement de leurœuvre; la soie en est moins brillante et moins solide-