SOIE.
SON.
])ermetteiit de séparer le guindre si le travail l’exige.La barre E porte les barbins h c, auxquels elle commu-nique le mouvement de va-et-vient, qui se retrouve danstous les dévidages. Le fil, en se rendant de ces barbinsaux écheveaux,passe sur de petites tringles recouvertesde drap, et il en sort complètement nettoyé. A l’extré-mité de l’arbre a du guindre sont fixées les roues d’en-grenage 1 et 2 qui reçoivent le mouvement du moteurpar la poulie E de la roup 2, qui porte également la viset les roues nécessaires à un compteur dont la cameagit sur une sonnette placée à l’extrémité de la tige t,afin d’avertir lorsque l’écheveau est complètementformé. L’impulsion alternative de la tige E lui est im-primée par l’excentrique /*, placé à l’extrémité de l’ar-bre e, fig. 2336. g est la fourchette d’embrayage dumanchon de l'arbre e, et F’ celle de la poulie motrice E,qui reçoit l’impulsion de l’arbre moteur.
Préparations au marabout. Nous avons dit que la tor-sion est ordinairement donnée à la soie avant la tein-ture; on opère en effet de cette manière pour les fils detrame et d’organsin. Mais quelquefois, lorsqu’on veutobtenir de la soie plus torse et plus forte pour certainesétoffes, ou lui fait subir une torsion avant et une aprèsla teinture.
La soie ainsi ouvrée est connue dans le commercesous le nom de marabout. On emploie en général la plusbelle soie blanche pour produire le marabout. On saitqu’on ne peut imprimer une torsion à un fit quelconquesans que sa longueur diminue. Cette diminution pour lemarabout peut être de 4 à 5 p/100 de la longueur, tan-dis que la force du fil devient d’environ une fois et de-mie plus grande qu’avant l’application de la secondetorsion.
Passage à la vapeur. Ce serait une erreur de suppo-ser que la force de l’organsin sera toujours propor-tionnelle à la quantité de torsion ; si on voulait poussercelle-ci trop loin, le fil serait bientôt énervé, commenous l’avons déjà fait remarquer ailleurs. Il ne fautpas perdre de vue, d’un antre côté, qu’on n’obtient cetexcédant de force que par une diminution de longueuret une dépense notable de force motrice, et que la tor-siou ternit les fils brillants. On devra donc moins tor-dre en général ceux qui sont destinés aux étoffesbrillantes, telles que le satin et les peluches, par exem-ple. Les fils pour crêpes, pour rubans, devront, au con-traire, recevoir un apprêt plus fort.
Après le moulinage, les fils ont en général une ten-dance à se brouiller, à se mêler, en vertu de leur élas-ticité qui agit en secs inverse de la torsion. Comme ilest important de neutraliser cet effet, on a soin de lespasser à la vapeur qui pénètre les filaments, fait dis-paraître cette tendance en maintenant cependant la tor-sion.
Déchet de la soie au moulinage. Les opérations dumoulinage ne peuvent se faire sans occasionner un dé-chet assez considérable, provenant, soit des défectuosi-tés dont il faut débarrasser les fils, soit des ruptures etaccidents occasionnés dans les manipulations que néces-site le moulinage ; ces déchets varient nécessairementavec les qualités naturelles delà soie; les soins qu’on aapportés à son tirage, ainsi qu’avec le nombre de pré-parations qu’on lui a fait subir. La perte est donc plusconsidérable pour l’organsin que pour la trame ; on es-time cette perte de 5 à 4 0 p. 100 pour la trame, et cettequantité peut s’élever jusqu’à 20 p. d 00 pour l’organ-sin. Il est cependant curieux de faire remarquer que lecrépage ou torsion nécessaire au marabout n’occasionnepresque pas de déchet; il faut attribuer cette diminu-tion de perte à l’humidité qu’on a soin d’entretenir dansoes moulins. Il serait probablement avantageux d’enfaire autant pour les moulins ordinaires; on a constatéen tout temps qu’une légère humidité était favorableaux manipulations et au dévidage de 1a soie. Aussi les
bonnetiers qui emploient la soie mettent-ils la bobineà dévider dans un pot de grès placé dans un secondvase plus grand ; ils versent de l’eau entre les deux, etl’humidité qui traverse le vase poreux suffit pour faci-liter l’opération.
Débouillissage ou dfcreusage. Les déchets dont nousvenons de parler ne sont ni les seuls, ni les plus consi-dérables que la soie éprouve. Le décreusage qu’on estobligé de faire subir à la soie pour lui enlever toute lamatière gommeuse dont les fils naturels sont enduits,afin de rendre à ces fils leur flexibilité, leur douceur,leur éclat, et les prédisposer convenablement pour re-cevoir la matière colorante, lui fait subir un déchetnouveau ; la diminution de poids éprouvée par la^soiedans cette opération est moyennement de 25 à 26
p. 100.
C’est généralement par nne ébullition dans de l’eaude savon que ce dégommage a lieu. On emploie ordi-nairement une partie de savon pour trois de soie, et onprolonge l’ébullition à pleine eau pendant quatre heures.
Cette opération a besoin d'être faite avec soin pourménager les fils; il faut surtout que la soie nage dansle liquide, afin qu’elle ne puisse adhérer aux parois dela chaudière, ce qui occasionnerait des brûlures.
Le décreusage étant une opération chimique du res-sort de la teinture, nous n’avons pas à nous en occu-per davantage ; nous dirons seulement qu’on a essayéplusieurs modes de décreusage, et entre autres l’emploide la vapeur, mais qu’aucun moyen nouveau n’a encorecomplètement réussi. La vapeur ne laisse pas autantd’éclat et de blancheur aux fils, qui deviennent moinsdilatés et moins gonflés qu’ils ne le sont ordinairementaprès le décreusage au savon. Le décreusage à la vapeur offrant, d’un autre côté, les moyens d’extraire lagomme de la soie, sans mélange, et de pouvoir parconséquent l’utiliser sans frais, il est probable qu’onn’a pas complètement renoncé à se servir de la vapeur,et qu’on parviendra sans doute à remédier aux incon-vénients signalés.
Dénomination de la soie ouvrée. La soie moulinée estdésignée dans le commerce sous différents noms, pres-que tous tirés du genre d’apprêts qu’elle a reçus. Outreles noms de grège , de po»Z, de trame et d’organsin quenous avons définis, on distingue l’ooaZe, qui est unesoie faiblement tordue ; elle sert à faire des lacets, desbroderies, la couture des gants.
La soie plate est une soie grège commune, formée parle tirage de 20 à 25 brins ensemble ; elle est spéciale-ment réservée pour broder la tapisserie.
La grenadine est une soie ouvrée à deux bouts trèsserrés ; elle sert à faire des effilés, de grandes dentellesquand elle est commune; la plus fine sert à faire desdentelles noires.
La grenade est nne autre espèce de soie formée pardeux bouts très tordus : on l’emploie surtout pour lapassementerie et la fabrication des boutons.
La fantaisie provient de la bourre et du frison car-dés et filés comme les filaments discontinus ; elle sert àla bonneterie et à la fabrication des châles.
Le fleuret moitié provient des déchets de soie ; on letravaille comme la fantaisie, on lui donne une fortetorsion ; on la désigne également sous le nom de gailet-tes aux environs de Lyon : le fleuret est employé pourla passementerie ; il forme ordinairement la chaîne desgalons d’or et d’argent. m. àlcan.
SON (angl. bran, ail. kleie ). Le son qui provient dela mouture des céréales est employé pour rembourrerdes coussins ou des pelotes, nettoyer les tissus et lesgants, faire des emballages, monter les cuves au pas-tel, etc. Il sert également, surtout délayé dans l’eau,à la nourriture des chevaux, des moutons, des lapins etdes volailles.
SON ( acoustique). Le son est produit par les vibra-