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SONDAGE.

SONDAGE.

tions des corps solides, liquides et gazeux ; ees vibra-tions sont transmises à nos sens par le secours de l’air;ainsi, en plaçant une sonnerie sous le récipient d’unemachine pneumatique, le bruit de la sonnerie devientde plus an plus faible à mesure que l’on raréfie l’air, etfinit par ne plus être perceptible.

On distingue dans un son trois choses : son intensitéqui dépend de l’étendue des vibratious, son tin\bre quivarie avec la nature même du corps vibrant et la ma-nière dont les vibrations y sont produites, et le ton quiest déterminé par la vitesse des vibrations.

Quelle que soit la manière dont les vibrations soientproduites, la cause ayant cessé d’exister, elles se con-tinueront avec une amplitude ou intensité décroissantejusqu’à ce qu’elles s’éteignent, mais en conservanttoujours le même ton. Un morceau de musique se fai-sant entendre à des distances variables sans autres al-térations que dans l’intensité des sons, il s’ensuit que,dans un même milieu la vitesse de propagation est lamême pour tous les sons quel que soit leur ton. Cettevitesse de propagation est d’environ 333“ dans l’aircalme et non agité par les vents. D’après cela, parexemple, lorsqu’il tonne, la distance à laquelle l’orageéclate est égale à autant de tiers de kilomètre qu’il s’é-coule de secondes entre l’instant où l’on aperçoit l’éclairet celui où l’on entend le roulement du tonnerre.

Les sons sont d’autant plus graves que le corps vi-brant fait un moindre nombre de vibrations par se-conde. Au-dessous de 32 et au-dessus de 8912 vibra-tions par seconde ou ne peut plus apprécier les sons ;un homme ne peut guère rendre des sons plus gravesou plus aigus que ceux qui correspondent à 192 et633 vibrations par seconde ; pour la femme ces limitessont ordinairement de 576 et de 1720 vibrations parseconde. Sans entrer dans le détail du rapport des sons,nous dirons seulement que deux sons sont à' l’octavel’un de l'autre quand le nombre des vibrations corres-pondantes sont entre eux comme 1 l 2. Cet intervallese trouve divisé en 12 demi-tons qui sont éganx dansles instruments dits à tempérament ou à sons fixes.

SONDAGE, SONDE. La sonde est un instrumentservant à forer, dans des terrains quelconques, des trousd’un faible diamètre, servant le plus souvent à la re-cherche des nappes d’eaux souterraines ascendantes(voyez puits artésiens), ou à celle de couches per-méables absorbantes, permettant de se débarrasser deseaux superficielles dont on veut se défaire. C’est aumoyen de trous de sonde, dans lesquels on installe despompes élévatoires, qu’ou exploite souvent, par disso-lution, les bancs de sel gemme ou de terrains salifères.On emploie aussi la sonde, soit pour l’exploitation desterrains stratifiés et surtout des terrains hotiillers, soitpour forer des cheminées servant à l’écoulement deseaux ou à l’aérage d’une mine, soit enfin pour recon-naître le gîte en arrière des fronts de tailles ou de gale-ries, lorsqu’on craint de rencontrer des eaux remplis-sant d’anciens travaux ou des cavités naturelles. Enfin,on se sert fréquemment de petites sondes, dans les tra-vaux publics, etc., pour reconnaître jusqu’à une cer-taine profondeur la nature du sol sur lequel on doitasseoir ces travaux.

lie sondage à de grandes profondeurs s’opère en cemoment par trois procédés distincts : 1 ° le sondage avecune sonde à tige rigide, dans lequel on est obligé deremonter fréquemment la sonde pour curer le trou aumoyen d'outils particuliers ; c’est le procédé le pluslong et le plus coûteux, mais il est cependant encorepresque exclusivement employé en France ; 2° le son-dage à la corde ou sondage chinois ; 3° le sondage avecuue sonde à tige rigide, tubulaire, et dans laquelle lecurage du trou est supprimé, par le procédé que M. Fau-velle, de Perpignan , a fait connaître dans la séance du31 août 1846 de l’Académie des Sciences . Après avoir

décrit ces trois procédés, nous dirons quelques mots snrdes sondes particulières, et d’une application toute spé-ciale, que I on rencontre quelquefois dans les arts.

I. SONDAGE AVEC 80NDB ORDINAIRE A TIGERIGIDE

Composition d’une sonde. — Une sonde ordinaire secompose de la tête, qui sert à suspendre la sonde ; desoutils, qui attaquent la roche au fond du trou ou sur sesparois, et des’f/ç««, qui réunissent la tête aux outils.

Tête . — La tête de la sonde (fig. 2338) se composod’un anneau tournant A, par lequel la sonde est suspen-due, et d’un ou deux œils B, C, destinés à recevoir desleviers pour faire tourner la sonde.

Tiges. — Les tiges sont ordinairement en fer carréde 0",025 de côté pour un trou de 0 W ,06 à 0 œ ,07 dediamètre et 20“ au plus de profondeur; de 0“,030 decôté pour un trou de 0 m ,08 à 0“,10 de diamètre et 20* à50" de profondeur ; de 0",035 de côté pour un trou de50 à 150“ de profondeur, etc. Chaque bout de tige a or-dinairement au plus 5 à 6“ de longueur. Ces bouts sontassemblés entre eux avec la tête et avec les outils, soità enfourchement (fig. 2339), soit à vis et à douille (fi-gure 2340). Ce dernier mode d’assemblage est le plushabituellement usité ; il n’a d’autre inconvénientque dene pouvoir se prêter au mouvement de rotation quedans un seul sens. La tête de sonde est toujours termi-née par une douille, et les tiges portent toutes une viset une douille, de sorte que toutes les douilles tournentleur ouverture vers le bas ; cette disposition a pour butde maintenir les assemblages aussi propres que pos-sible.

A

2338.

K/

n

O

O

/\

p

/

2339.

/

2340.

Outits. — Les outils servent, soit à entailler la ro-che, soit à extraire les débris des roches broyées, soitenfin à retirer du fond du trou les parties brisées de lasonde.

Les outils qui servent à entailler la roche se divisentégalement en plusieurs classes, suivant qu’ils attaquentla roche par son extrémité ou latéralement, et surtoutsuivant qu’ils agissent par rotation ou par percussion.

Les outils agissant par percussion sont exclusivementemployés dans les roches qui offrent une certaine dureté ; on leur donne le nom de trépans ou de ciseaua;. Letranchant du trépan simple est droit (fig. 2341 ), courbeou à pointe et à double biseau ; ce biseau doit être d’au-tant plus obtus que les roches à attaquer sont plus du-res. Dans le sondage d’un grand diamètre, on se sertsouvent du trépan à téton (fig. 2342), qui porte en son