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SOUDE.

SOUDE.

moins importants qu’autrefois : dans la plupart des cas,on préfère employer le sel de soude, ou soude raffinée,dont nous allons parler.

Soude raffinée. Outre ce nom et celui de sel de soude,le produit du raffinage de la soude brute portait encore,il y a quelques années, les noms de soude blanche , pe-tite potasse , potasse factice : celui de sel de soude pré-vaut généralement aujourd’hui.

Le raffinage de la soude est une opération fort sim-ple, puisqu’elle se borne à lessiver la soude brute, rap-procher la solution, dessécher et calciner le produit sa-lin obtenu ; elle présente cependant quelques difficultésen raison de la forme plastique du marc ou matières in-solubles, forme qui s’oppose à la pénétration de l'eau.

On peut opérer le lessivage des soudes brutes partrois procédés différents qui sont le touillage, la filtra-tion et l’appareil de double déplacement.

Le procédé de touillage a été indiqué par Loysel etdécrit exactement dans tous ses détails par ordre du Co-mité de salut public. La soude tamisée est délayée dansenviron quatre fois son poids d’eau, on laisse déposerpendant une heure et demie, et ensuite on décante laliqueur surnageante, qu’on rend plus riche en la délayantavec de la soude non encore lavée, tandis que le marcdu premier touillage est traité par de l’eau pure, etainsi de suite. C’est donc un lavage méthodique qui,pour sa mise à exécution, exige cinq ou six touneaux :ce procédé donne des dissolutions qui marquent 47° àl’aréomètre, et il présente cet inconvénient que l’eaun’agit que lorsque le mélange est mis en mouvement.

Le procédé de filtration, bien connu d'ailleurs, estméthodique, comme le précédent, mais il présente cetavantage que l’eau filtrant à travers nue couche desoude, la solution qui s’écoule est continuellementremplacée par de l’eau moins chargée.

Le procédé de déplacement, analogue au procédé detouillage, en diffère cependant essentiellement en ceque le liquide et la soude marchent tous les deux ensens contraire. La tig. 2363 représente la coupe géné-rale d’un appareil à double déplacement.

A, B, C, D, E, F, sont des vases en tôle ou eu

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2363.

fonte dans lesquels s’opère le lessivage de la soudebrute ; G, dernier vase où on iaisse déposer la dissolu-tion de soude avant de la soutirer dans les chaudièresd’évaporation ; H, panier en tôle, dont le fond seul estpercé de trous nombreux : c’est dans ces paniers qu’onplace la soude qu’on veut lessiver ; I, chariot à poulieservant à transporter les paniers remplis de soude d’unvase inférieur à un vase supérieur ; J, petit chemin de fersuspendu sur lequel se meut le chariot qui doit trans-porter les paniers en tôle ; K, réservoir d’eau alimen-tant le premier vase A au moyen d’un robinet S.

1,2, 3, 4, 5 et 6, tuyaux en fonte faisant communi-quer la partie inférieure d’un vase avec la partie supé-rieure du vase suivant. On remarquera que ces tubessont disposés de manière à pouvoir déverser le liquide

dans les paniers} ce liquide est donc obligé de traver-ser toute la soude brute contenue dans ces derniersavant de sortir des vases. Cette disposition est une vé-ritable amélioration apportée à l’ancien procédé quiconsistait à avoir des paniers percés de trous dans touteleur hauteur, et à faire arriver le liquide dans le vase,au lieu de le faire tomber au-dessus du panier. On ga-gne par cette modification 4 ou 5 degrés de concentra-tion, c’est-à-dire qu’on obtient ainsi des dissolutions a20 et même à 23 degrés, et on diminue sensiblementles frais d’évaporation

La dissolution est décantée dans les chaudières d'éva-poration K, L, M (fig. 2364), en tôle, alimentées par le

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2364.

robinet 7. Ces chaudières en gradins sont chauffées parles produits de la combustion du foyer N. Lorsque ladissolution marque à chaud 28 à 30° dans la chaudièreM, on la fait couler sur la sole d’un four à réverbère, oùla dessiccation et la granulation s’opèrent. Cefonr estchauffé au coke très modérément d’abord, afin d’éviterl’agglomération en masses et en croûtes adhérentes àla sole ; on remue aussi constamment. Lorsque le des-sèchement semble complet, on chauffe plus fortementafin de faire rougir le sel et de brûler quelques matièresorganiques qui le saliraient. L’opération terminée, ondéfoume et on laisse refroidir sur un plateau en tôloavant d’embariller

Pendant le lessivage de la soude brute, tontes les ma-tières solubles qu’elle contient se dissolvent ; ainsi ensupposant que, dans la décomposition dn sulfate desoude par la craie, il se formât seulement du carbonatede soude et du sulfate de chaux, lors de la dissolution ilse reformerait du sulfate desoude et du carbonate dechaux, et il se produiraitune décomposition analoguesi au lieu de sulfate de chauxil n’y avait que du sulfurede calcium ; aussi faut-il quece sulfure se trouve combinéà de la chaux, avec laquelleil forme un oxy-sulfure in-soluble.

Quel que soit le procédéde lavage, il importe de nese servir que d’eau ou de so-lutions froides ou tièdes ; sil’ou faisait usage d’eau oude solutions bouillantes, onfavoriserait la dissolution et la réaction du sulfure decalcium, et on obtiendrait des lessives sulfurées. Ontrouve, dans le commerce, du sel de soude à divers de-grés de richesse, degrés que l’on titre par l’alcalimètre(voir alcalimètre). Le bon sel de soude titre au moins80°. Il vaut aujourd’hui 43 francs les 400 kil. en gros.

Ce serait ici le moment de parler des procédés quiont été proposés depuis‘quelques années pour la fabri-cation du sel ou carbonate de soude ; cependant il noussemble préférable de remettre leur description aprèsl’étude que nous avons à faire des dérivés du carbonatede soude.

Carbonate de soude on cristaux de soude. Le sel desoude qu’on emploie à la fabrication des cristaux doitêtre le plus blanc et le plus riche du commerce: ou