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SOUFRE.

STATISTIQUE.

arrive bientôt près de son point d’ébullition ; H s’en-flamme alors et brûle à la surface, mais l’acide sulfureuxqui se forme et remplit la chambre ne tarde pas à étein-dre la flamme ; les vapeurs de soufre qui se dégagent sedéposent alors sur les parois de la chambre de conden-sation sous la forme d’une poudre fine très ténue,connuesous le nom de fleurs de soufre. On n’allume d’abord lefeu que sous une seule cornue ; la distillation commenceau bout d’une heure ; après trois heures on allume le feusous la seconde cornue. Au bout de six heures la distil-lation est terminée dans la première cornue ; on ôte alorsle feu et on recharge de nouveau la cornue après l’avoirlaissé un peu refroidir. On continue ainsi successive-ment la distillation en rechargeant alternativement unedes cornues toutes les trois heures, pendant six jours etcinq nuits ; dès le troisième jour, les parois de la cham-bre do condensation s’étant suffisamment échauffées, lesoufre en fleur commence à fondre et à couler sur lesol ; à la fin du sixième jour la température de la cham-bre est de HO à 450°; on cesse alors le travail, et lelendemain matin, dès que la température s’est abaisséeà 125° environ, on coule le soufre dan3 des moules enbois que l’on plonge dans l’eau froide pour hâter lasolidification. C’est ainsi qu’on obtient le soufre en canondu commerce.

Lorsqu’on veut obtenir du soufre en /leur, l’opérationdoit être conduite assez lentement pour que la tempé-rature des parois se maintienne au-dessous de 4 05° à408°. Le soufre en fleur ainsi obtenu renferme con-stamment un peu d’acide sulfureux et souvent d’acidesulfurique; pour l’en dépouiller, il faut le laver aveosoin à l’eau chaude, puis le faire sécher à une doucechaleur.

Eu Allemagne on fabrique une certaine quantité desoufre au moyen des pyrites de fer jaunes et blanches ;celles-ci, à l’état de pureté, renferment 54,26 p. 4 00 desoufre, et en abandonnent par la distillation en vase closles 3/7 ou 23,26p. 400, en se transformant en pyrite ma-gnétique; cette dernière, exposée en tas àl’air et suffisam-ment arrosée, se convertit en sulfate de fer ou vitriol vert,qu’on lessive et qu’on fait cristalliser ensuite par éva-poration pour le verser dans le commerce. On introduitla pyrite dans de grands vaisseaux cylindriques ou rec-tangulaires, en foute ou en terre cuite, maçonnés hori-zontalement, dans des fours à réverbère de forme ap-propriée et connus sous le nom de fourneaux à galère ;ces vaisseaux communiquent aveo des récipients quel’on a soin de rafraîchir convenablement. Le soufreainsi obtenu a une couleur verte due à ce qu’il renfermeune certaine quantité de sulfure de fer. On lui fait subirune première purification en le fondant à une très basse

température dan^ une chaudière en fonte de grandesdimensions, et le coulant daus un tonneau en bois d'unfaible diamètre et d’une hauteur au moins triple, danslequel on le laisse refroidir spontanément; quelquesjours après on enlève les cercles du tonneau ; le 6ulfurede fer, ayant une densité plus considérable, a gagné lefond du tonneau avec la plus grande partie des matiè-res étrangères et forme à la partie inférieure du painune couche qui s’en sépare nettement et qui est souventemployée en place de soufre pour la fabrication de l’a-cide sulfurique. Le soufre purifié qui est au-dessus estencore soumis à une nouvelle distillation avant d’êtrelivré au commerce. Comme les pyrites de fer renfer-ment presque toujours une proportion plus ou moinsforte de pyrites arsenicales, le soufre qûe l’on en retireest presque toujours souillé par une faible quantité desulfure d’arsenic qui doit, daus certains cas, en interdirel’emploi.

Les principaux usages du soufre 6ont la fabricationde l’acide sulfurique, de la poudre, des allumettes, d’ungrand nombre de produits chimiques et pharmaceuti-ques, le blanchiment des tissus de laine, de soie, deschapeaux de paille, etc. p. debette.

SOUFROIR. Voyez blanchiment, etc.

SOUPAPE. Voyez machine a vapeur et pompe.

SOUPAPE DE SURETE. Voyez chaudière a va-peur et VAPEUR.

SPATH-CALCAIRE. Voyez carbonate de chaux

SPATH-FLUOR. Voyez fluorure de calcium.

SPATH PESANT. Voyez baryte (sulfate de).

SPIRALE. Voyez horlogerie et mécanique géo-métrique.

STATISTIQUE de la France . La production gé-nérale d’un pays peut se partager en doux grandesbranches :

La production agricole ;

La production industrielle.

On a donné dans le chapitre I er de l’article agri-culture (voir ce mot) les principaux chiffres officielsrelatifs à la première branche de notre richesse natio-nale.

On se propose de reproduire ici les chiffres les plusessentiels des résultats fournis par l’administration surnotre production industrielle.

On devrait y ajouter, pour donner une idée com-plète de l’activité industrielle de la France , quelquesrenseignements relatifs au commerce dont le rôle estd'approvisionner les usines en matières brutes et deplacer les produits élaborés.

Statistique industrielle. Lorsqu’on songe à la va-riété des travaux industriels, on comprend combienest difficile l’exécution d’une statistique tant soit peuexacte, et combien doit encore laisser d’incertitudele travail le plus consciencieux. Toutefois, le soinextrême apporté dans ces derniers temps aux travauxde la statistique de la France , donne aux résultatsqu’elle fournit un haut degré d’intérêt, et fait de cetimmense travail l’un des plus remarquables qui existenten ce genre.

Les premières recherches statistiques sur l’industriefrançaise furent faites sous Louis XIV , pendant l’ad-ministration de Colbert . Les résultats obtenus donnentune triste idée de ce qu’était à cette époque l’état dela société.

Tandis que le tissage des laines n’employait que60,440 ouvriers, et ne fournissait en moyenne qu’unmètre d’étoffe par habitant et par an, la fabrication desdentelles, objet de luxe réservé à quelques hommes decour, occupait 47,300 ouvriers, c’est-à-dire près de30 p. 400 du uombre de bras employés à la fabricationdes lainages.

En 4788, une statistique industrielle entreprise par11. deTolosan. et très remarquable déjà, indique pour