SUCRE
on les superpose. Les variations de teintes'sont les plussensibles pour une certaine teinte violacée de l’imageextraordinaire, parce que, pour peu que l’on détournel’alidale vers la droite ou vers la gauche, l’image passesoudainement du bleu au rouge, ou du rouge au bien.Cette teinte particulière a été adoptée par tous les ex-périmentateurs, et on l’appelle généralement teinte depassage ou teinte sensible .
Deux parties tubulaires TT* et T”T'”, constituentle corps principal de l’appareil représenté fig. 3 et 4.
au moyen de son pointé, la vision distincte, quel quesoit le foyer de la vue de l’observateur. Il est, du reste,à remarquer que le prisme a est placé de telle sorte,relativement à un diaphragme de la lunette L, quo lepassage de l’une des deux images qu’il produit est in-tercepté, comme cela a lieu pour le prisme polarisa-teur p, et qu’il ne reste dans le champ de l’instrumentque l’image, soit ordinaire, soit extraordinaire, sui-vant que la plaque à double rotation est d’une épais-seur de 3 mm ,7o ou de 7 mm ,50.
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La lumière employée pour l’observation, et qui peutêtre indifféremment la lumière naturelle du ciel oucelle d’une lampe, entre par une ouverture circulaired’environ 8 millimètres de diamètre ; elle traverse dansla partie TT’ d’abord un prisme polarisateur sensible-ment achromatisé, placé en p, puis en p’ une plaquede quartz, dite à double rotation, composée de deuxdemi-disquesd’égale épaisseur, de 3 mm ,75 soit du dou-ble 7 mra ,50, donnant la teinte sensible t taillées per-pendiculairement à l’axe de cristallisation. Les demi-disques ont entre eux des pouvoirs rotatoires inverses,c’est-à dire qu’ils dévient le plan de polarisation, l’unde droite à gauche, l’autre de gauche à droite.
Parvenue à la partie X”T”’, la lumière rencontre enp” une plaque de quartz à rotation simple, soit à gau-che, soit à droite, ce qui est indifférent, et d’uneépaisseur arbitraire
Après avoir franchi cette plaque, elle traverse enIl deux lames prismatiques, aussi en quartz, douéestoutes deux d’un même pouvoir rotatoire, mais de si-gne contraire à celui de la plaque p” qui les précède.Ces deux lames sont ajustées dans une coulisse, demanière à pouvoir glisser l’une devant l’autre, de gau-che à dioite et de droite à gauche, en conservant leparallélisme de leurs faces homologues, qui sont per-pendiculaires à l’axe de cristallisation, de telle sortequ’à raison de leur forme et de leur opposition de baseà sommet, on fait varier à volonté la somme.de leur*épaisseur sur le trajet du rayon de lumière polarisé.Ce mouvement des lames s’opère au moyen d’une dou-ble crémaillère taillée sur les montures en cuivre dontelles sont garnies, et d’un pignon correspondant aubouton B. Enfin, lo rayon traverse en a, un prismebiréfringent, dit analyseur , et l’instrument se terminepar une lunette de Galilée L, qui est destinée à rendre,
Il résulte de cette construction qu’en plaçant l’oei 1près de l’oculaire de la lunette, l’ouverture présent*l’apparence d’un disque lumineux traversé par une Bgne médiane et verticale produite par la jonction jfdes deux quartz placés en p’, et qui composent la pla-que à double rotation. D’ailleurs, dans cet état nor-mal de l’instrument, la somme de l’épaisseur des deuxlames prismatiques IV est égale à l’épaisseur de la pla-que à rotation simple p”, et le poiivoir de ces lamesneutralise exactement celui de sens contraire de cettemême plaque ; l’influence des deux quartz de la plaqueà double rotation est alors seule sensible. Or les pou-voirs rotatoires de ces quartz, bien que de sens inver-ses entre eux, étant de valeurs égales, ils déterminentune coloration uniforme des deux moitiés du disque, etcette coloration, en raison de la position donnée auprisme analyseur, est le violet.
Cependant, si l’on vient à interposer en V, (fig* 4),un tube contenant un liquide doué aussi d’un pouvoirrotatoire sur la lumière polarisée, l’uniformité de co-loration entre les deux moitiés du disque lumineux est dé-truite , et il arrive, par exemple, qu’une moitié devientbleue, et que l’autre se colore en rouge pur. Cet effetest dû à ce que le pouvoir du liquide vient s’ajouterà celui du même sens de l’un des deux quartz de laplaque à double rotation p’, et affaiblit d’autant celiïîde sens opposé du second quartz. Mais pour rendre denouveau aux deux moitiés du disque leur teinte pre-mière et uniforme, il suffit de tourner le bouton Bsoit de gauche à droite, soit de droite à gauche, sui-vant le sens du pouvoir du liquide, puisque, par ce mou-vement, on augmente ou l’on diminue sur le trajet darayon la somme de l’épaisseur des deux lames prisma-tiques ll\ et l’on oppose ainsi à l’influence du liquide,soit un excès du pouvoir de ces lames sur celui de la