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SUCRE

SULFATES .

plaque fixe p'\ soit un excès du pouvoir do cette pla-que sur celui des lames.

D’ailleurs le sens de la déviation et l’épaisseur duquartz employé pour neutraliser l’effet du liquide sereconnaissent immédiatement au moyen d’une échelleà deux graduations inverses, partant du même zéro, etd’un double vernier. Cette échelle et ce vernier, tracéssur les montures métalliques des lames, éprouvent né-cessairement un déplacement respectif qui suit celui•des lames, et qui indique la position relative de celles-ci, c’est-à-dire l’augmentation ou la diminution de lasomme de leur épaisseur sur le trajet du rayon Lesespaces que marquent les doubles chiff.es 1 et 2 pla-cés, les uns à droite, les autres à gauebe du zéro del’échelle, correspondent chacun a une marche de1 millimètre de quartz; comme ces mêmes espaces dezéro à 1 et de 1 à 2 sont partagés en dix parties, etque chacune de ces parties, au moyen du vernier, sesubdivise elle-même en 10, ee sont, en dernier résultat,des épaisseurs de I centième de millimètre que précisele vernier, et la sensibilité de l’instrument est telle,que l’égalité des teintes qu’il s’agit de rendre sembla-bles peut même être appréciée pour une demi-divisiondu vernier, ou pour un demi centième de millimètrede quartz.

En ayant égard au mode d’action des substances so-lubles qui dévient les plans de polarisation de la lu-mière, mo ’e d’après lequel l’effet est proportionnel autitre des dissolutions de ces substances et à l’étenduedu trajet de rayon polarisé à travers le liquide, il serafacile de se rendre compte de l’emploi de l’instrument.On concevra que, sachant à priori qu'un mélange sou-mis à l’analyse ne contient qu’une substance active,le rapport préalablement connu du pouvoir rotatoirede cette substance à celui du quartz pris comme unitéde mesure pourra servir à déterminer la quantité decette même substance qui est mélangée aux autresprincipes inactif», pourvu que l’observation soit faiteen plaçant les liquides dans des tubes de longueursdéterminées.

Mais, en outre, si parmi différentes substances acti-ves réunies dans la même dissolution, une seule est denature à changer, sous l’intluence des circonstancesdéterminées où l’on placera le mélange, son pouvoird'un sens etd’une intensité connus, contre un pouvoird’un sens inverse et d’intensité égale ou proportion-nelle, il sera encore évident que la différence que l’onremarquera entre les résultats d’une première* obser-vation q£Û précédera la réaction, et une seconde qui lasuivra, exprimera également la quantité de la substanceainsi modifiée.

Or, le sucre crist:illisable proprement dit est géné-ralement dans l’une ou l’autre des deux conditions quiviennent d’êtrè indiquées par rapport aux substancesqui l’accompagnent dans les sucs naturels des végétauxet dans le» produits commerciaux où l’on peut avoirintérêt à rechercher sa présence et à le doser.

Doué à l’état de solution d’un pouvoir rotatoire,toujours de gauche à droite et d’une intensité con-stante, quelle que soit son origine, il se convertit, parune réaction facile et prompte, en sucre incristallisablea pouvoir inverse, tandis qu’aucune des substancesavec lesquelles on le rencontre, notamment celles quiexistent dans le jus de la canne, de la betterave, duinaïs et de l'érable, et dans les sucres bruts et les mé-lasses, ne subit la même réaction.

Telles sont les données fondamentales de la saccha-rimétrie optique ; mais il reste encore à expliquer unperfectionnement d’un très grand intérêt apporté endernier lieu par M Soleil au saccharimètre, et qui ré-sulte de l’addition d’iuie pièce que cet opticien appelleie producteur des teintes sensibles.

Si les liquides soumis à l’observation étaient tous

complètement incolores, et que la lumière employéepour les essais fût constamment de la lumière blanche,les colorations des deux demi-disques de l’image se-raient toujours ramenées à la teinte sensible qui estnécessaire pour les égaliser avec certitude; mais lacouleur des dissolutions, la couleur du ciel ou la cou-leur de la lumière artificielle, si c’est à cette dernièrequ’on a recours, venant à s’ajouter aux couleurs pro-duites par la polarisation, changent la teinte et nui-sent à l’observation.

Pour remédier à cet inconvénient, M. Soleil a eul’heureuse idée d’adopter une disposition qui permet àl'observateur de modifier avec la plus grande facilitéles différentes teintes qui se présentent.

Un tube (placé à gauche sur la figure) contient enn un prisme de Nichol, et en g une lame de quartz tail-lée perpendiculairement à l’axe de cristallisation. Cesystème se place à volonté à la partie antérieure del’instrument dans une chape k , laquelle reçoit un mou-vement de rotation au moyen de l’engrenage h ,correspondant par la tige V à un bouton 6. Leprisme polarisateur p agit comme analyseur, relative-ment à ce système ; d’où il suit que le rayon polarisédans le premier prisme n, et dispersé par la lame dequartz ç, fournit, après son passage par le prisme p,une lumière colorée dont la teinte varie avec la posi-tion du prisme n. En faisant tourner le bouton b, onobtiendra donc une série de teintes parmi lesquelleson trouvera en général une couleur qui neutraliseraavec plus ou moins d’exactitude la teinte du liquideou de la lumière employée, et l’on retombera de cettemanière presque dans les conditions d’uu liquide in-colore et d’une lumière blanche.

Cependant si l’une des couleurs simples, notammentle rouge, domine fortement dans les dissolutions qu’ils’agit d’observer, In mode de compensation dont ilvient d’être question n’est plus suffisant-, et il fautalors, de toute nécessité, décolorer ces mêmes disso-lutions avant de les soumettre à l’instrument. Quantaux détails de la méthode d'analyse, les opérations surlesquelles elle repose sont les suivantes :

1“ Faire des dissolutions tirées des substances sou-mises à l’analyse;

2° Déféquer à froid les dissolutions troubles et lesdécolorer au besoin, sans fausser leur titre, par unmoyen prompt et facile;

3° Observer la position de l’index pour l’égalitéde teintes avant et apres l’inversiou par un acide dupouvoir du sucre cristallisable sur la lumière pola-risée;

4° Enfin apprécier l’influence de la température.

SUIE. La suie qui se dépo>e dans les cheminées etles tuyaux que traverse la fumée des combustibles vé-gétaux, est utilisée pour préparer la couleur brune al’eau connue sous le nom de bistuk. On emploie aussila suie pour effectuer la trempe en paquets de diversobjets en 1er, dont on veut aciérer la surface.

SUIF. Voyez bougie, écarissage et graisse.

SULFATES . On donne le nom de sulfates aux sels

formés par l’acide sulfurique. Les sulfates métalliquessont tous complètement décomposés par une chaleurplus ou moins élevée ; il résulte en général de cettedécomposition un mélange d’acfde sulfarique anhydred’acide sulfureux et d’oxygène, et un oxyde au maxi-mum. Les sulfates alcalins sont indécomposables parla chaleur seule. A la chaleur blanche le charbon trans-forme en sulfures tous les sulfates.qui ne sont pas tropfacilement décomposables par la chaleur seule. Lesacides phosphorique, arséniqne, borique et siliciqueen chassent par voie sèche l’acide sulfurique. Aucunacide ne les décompose par voie humide. Les sulfatesneutres sont pour la plupart solubles dans l’eau, à l’ex-ception du sulfate de plomb qui est insoluble, et les